BobrovskyLaflammeLNH052223

SUNRISE, Floride - Les Hurricanes de la Caroline se sont heurtés au mur Sergei Bobrovsky au FLA Live Arena, lundi. Ils devront vite résoudre l'énigme que le vétéran gardien représente parce qu'ils y auront le dos bien adossé dans deux jours, après la victoire des Panthers de la Floride 1-0 dans le troisième match de la finale de l'Association de l'Est.

Bobrovsky a repoussé un à un les 32 lancers des Hurricanes afin de signer son premier jeu blanc en séries cette année - un premier en 64 matchs des séries dans la LNH.

« Je me sens bien. Je savoure l'occasion qui s'offre à moi et je remercie Dieu de me retrouver dans cette position », a psalmodié Bobrovsky, comme il le fait tout le temps quand on le questionne sur son rendement.

Sam Reinhart a été l'unique buteur de la soirée en deuxième période, en supériorité numérique.

Avec 16 arrêts, Frederik Andersen a accompli du bon boulot à son retour devant le filet des Hurricanes, après avoir été remplacé par Antti Raanta dans la deuxième rencontre.

« La victoire est à notre portée », a tenté de se montrer optimiste l'entraîneur des Hurricanes Rod Brind'Amour. « Nous devons trouver une façon de loger la rondelle dans le but. Il faut débloquer à l'attaque afin de nous donner une chance de peut-être revenir dans le coup. C'est dur à avaler parce que nous jouons très bien. »

La défaite pourrait toutefois s'avérer coûteuse pour les Panthers, qui ont dû se tirer d'affaire sans leur capitaine Aleksander Barkov à partir d'environ la 13e minute de la première période.

« Ça change évidemment la donne, il est le meilleur joueur au monde », a déclaré le défenseur Radko Gudas.

Les Panthers tenteront donc de mériter leur premier laissez-passer pour la finale de la Coupe Stanley depuis 1996 devant leurs partisans, mercredi (20h TVAS, CBC, SN, TNT).

Méli-mélo

L'entraîneur des Panthers Paul Maurice avait affiché ses couleurs d'entrée de jeu, en mettant fin au jumelage des trios que son homologue Rod Brind'Amour lui avait imposé en Caroline.

Peu importe, Brind'Amour avait décidé de retoucher trois trios. Ainsi, Jesperi Kotkaniemi a été relégué au quatrième trio, avec Teuvo Teravainen et Mackenzie MacEachern. Le vétéran Paul Stastny l'a remplacé entre Jordan Martinook et Jesper Fast. L'ailier Jack Drury est monté en grade, aux côtés de Jordan Staal.

L'intrigue des jumelages a de toute façon pris le bord à la suite de la blessure de Barkov. L'effet domino de sa perte a été qu'Eetu Luostarinen a été inséré entre Carter Verhaeghe et Anthony Duclair, à la place de Barkov, et que Ryan Lomberg a remplacé Luostarinen, avec Anton Lundell et Reinhart.

« C'est plus compliqué de perdre les services d'un joueur de ce calibre tôt dans un match que s'il n'avait pas pu jouer du tout, a énoncé Maurice. Au moins, nous aurions pu avoir 12 attaquants pour commencer la partie.

« Plusieurs attaquants, les Matthew Tkachuk, Sam Bennett et Sam Reinhart, ont dû prendre les bouchées doubles. »

Intransigeant « Bob »

Bobrovsky était la vedette incontestée après 40 minutes de jeu. Débordant de confiance, le vétéran gardien a même fait paraître facile des arrêts peu commodes. Comme quand il a frustré de la mitaine Stefan Noesen en échappée à la 14e minute du premier vingt. Aho a été sa principale victime, le Finlandais faisant notamment les frais du plus bel arrêt de la soirée de Bobrovsky, qui a étiré le bouclier en début de deuxième période.

« Il est incroyable depuis le début des séries. C'est formidable à voir », l'a encensé l'attaquant Sam Bennett. « Il insuffle au groupe tellement de confiance et de croyance en ses moyens. Même que nos adversaires tentent de grands coups, nous savons que nous pouvons compter sur lui. C'est très agréable de jouer avec un gardien au sommet de son art comme ça. »

Les Panthers auraient pu faire très mal aux Hurricanes avec leur attaque massive en deuxième période. Ils ont tout de même ouvert le score avec l'avantage d'un patineur à 10:05. Reinhart a fait mouche dans le haut des cordages en se retournant dans l'enclave, après avoir reçu la courte passe de Matthew Tkachuk.

Les hôtes n'ont par la suite pas profité de deux autres occasions successives en supériorité numérique, qui se sont chevauchées pendant 20 secondes.

En troisième, les visiteurs ont augmenté la pression sur Bobrosky dans l'espoir de créer l'égalité.

Brind'Amour a décidé d'attaquer à six joueurs avec 3:22 à écouler. Ç'a été 202 longues secondes...

Mais comme c'est maintenant devenu leur seconde nature, les Panthers ont plié, mais ils n'ont pas cassé.

« Vous réussissez à vous en sortir uniquement si le travail au pic et à la pelle devient votre marque de commerce, a noté Maurice. Nous avons tellement été en mode survie depuis la mi-janvier que nous avons dû intégrer la notion.

« Les Hurricanes ont eu l'avantage territorial et dans les lancers, a-t-il poursuivi. Nous avons été les meilleurs pour déblayer la façade de notre but et bloquer des tirs. »