Le défenseur des Mooseheads d'Halifax est toutefois bien conscient d'une chose : son efficacité en défensive et son style de jeu robuste pourraient faire l'envie de plusieurs équipes, surtout à une époque où les arrières misent de plus en plus sur leurs habiletés offensives.
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« C'est difficile de trouver des comparatifs pour Dylan parce qu'il n'y en a plus beaucoup des gars comme lui, a souligné son entraîneur Sylvain Favreau. Des durs qui se spécialisent dans leur territoire… S'il continue à jouer comme il le fait, je suis persuadé que sa valeur va continuer de grimper. »
Le Néo-Brunswickois de 18 ans a eu la preuve que ses qualités plutôt uniques pouvaient l'aider à se démarquer quand il s'est taillé un poste avec la formation canadienne qui a décroché l'or à la Coupe Hlinka-Gretzky l'été dernier.
« J'étais juste content d'être invité au camp, s'est-il souvenu. Je savais qu'il y aurait beaucoup de bons défenseurs là-bas et j'ai tout donné. Il y avait plusieurs défenseurs offensifs dans le lot, mais il n'y en avait pas beaucoup comme moi; des gars qui sont robustes, physiques et qui bloquent des tirs.
« En regardant ça, j'ai commencé à croire en mes chances. J'ai finalement fait l'équipe et j'ai ensuite gravi les échelons au sein de la formation. »
Cette infusion de confiance lui a permis d'entamer sa deuxième saison avec les Mooseheads avec une énergie renouvelée et la conviction qu'il pouvait tirer son épingle du jeu en jouant à sa manière. Ça ne s'est toutefois pas passé exactement comme prévu.
Le droitier de 6 pieds 2 pouces et 188 livres admet lui-même avoir cherché à trop en faire en raison de la pression et de l'attention qu'il recevait en raison de son année de repêchage.
« Il a réussi à faire l'équipe canadienne parce qu'il était difficile à affronter, qu'il avait un bâton actif et qu'il gérait bien l'espace qu'il accordait à ses adversaires, a commenté Favreau en février. En début de saison, il a dérogé un peu de sa manière de jouer et ç'allait moins bien.
« Depuis Noël, tout est revenu à la normale. Quand il joue son rôle, c'est là qu'il est à son mieux. »
Ce n'est donc pas par hasard qu'il a été invité au Match des meilleurs espoirs de la LCH/LNH à la fin du mois de janvier, comme remplaçant de dernière minute.
Classé au 61e échelon sur la liste finale des espoirs nord-américains du Bureau central de dépistage, il a eu la confirmation que les équipes de la grande ligue voulaient le voir à l'œuvre avec les meilleurs de son groupe d'âge. Un autre bon signe que ses efforts portent fruit.
« Ce n'est pas un gars qui va marquer 30 buts dans la LNH, mais il peut faire un peu de tout sur la glace, a fait valoir son coéquipier Zachary L'Heureux. Il est physique et solide défensivement, il a une bonne vision et un bon tir. Il a vraiment fait des pas de géant depuis sa première saison avec nous. »
Progression
Une affirmation avec laquelle MacKinnon est probablement bien d'accord. Après avoir amassé un but, une aide et maintenu un différentiel de moins-14 en 52 matchs à sa première campagne, voilà qu'il a conclu la saison 2022-23 avec une récolte de six buts et 17 aides et un différentiel de plus-31 en 61 rencontres.
Le rendement général de l'équipe - les Mooseheads ont atteint la finale des séries éliminatoires de la LHJMQ contre les Remparts de Québec - y était assurément pour quelque chose, mais il a aussi fait beaucoup de progrès dans son jeu.
« L'an dernier, je me faisais déborder à gauche, à droite et au centre, a rigolé le principal intéressé. Je ratais des mises en échec… Je suis bien meilleur cette année. Je suis beaucoup plus à l'aise, je frappe plus fort, je patine plus vite et je fais des lectures plus rapides.
« Je sais que ça sonne cliché, mais on s'améliore tous les jours en jouant dans cette ligue. »
Photo: Trevor MacMillan/LHJMQ