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Cinq questions avec... Mike Ricci

L'ancien choix de premier tour en 1990 et joueur des Nordiques s'occupe de la relève des Sharks depuis plusieurs années

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

SAN JOSE - Choix de premier tour, quatrième au total, des Flyers de Philadelphie en 1990 et impliqué dans le désormais célèbre échange d'Eric Lindros avec les Nordiques de Québec en 1991, Mike Ricci a disputé 16 saisons et plus dans la LNH au sein de quatre équipes - les Flyers, les Nordiques/l'Avalanche du Colorado, les Sharks de San Jose et les Coyotes de Phoenix.

En 1099 matchs en carrière, le joueur de centre a réussi 243 buts et amassé 362 passes pour 605 points. L'Ontarien natif de Scarborough a ajouté 66 points en séries éliminatoires, incluant 23 buts, en 110 matchs. Il a gagné la Coupe Stanley avec l'Avalanche en 1996. Il a pris sa retraite au début de la saison 2006-07 comme porte-couleurs des Coyotes, avant de revenir s'établir à San Jose. Maintenant âgé de 47 ans, il agit comme recruteur et entraîneur du développement chez les Sharks. 

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Rencontré à San Jose dans le cadre de la finale de l'Association de l'Ouest entre les Blues de St. Louis et les Sharks, il a accepté de se prêter au jeu des cinq questions avec LNH.com.

 

Bonjour Mike, tout d'abord depuis quand vois-tu à la relève chez les Sharks?

À la fin de ma carrière, je suis revenu à San Jose et au cours de la première année, j'ai touché à tout dans l'organisation. J'ai entre autres participé à des événements corporatifs comme ancien joueur et j'ai pu suivre le directeur général Doug Wilson au quotidien. Dès la saison suivante, j'ai commencé à travailler avec les espoirs de l'équipe, ce que je n'ai pas cessé de faire depuis ce temps. Je collabore étroitement avec l'équipe-école qui évolue également à San Jose, je n'ai plus besoin de voyager.

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Je m'occupe principalement des espoirs à l'attaque. Bryan Marchment s'occupe des défenseurs et Evgeni Nabokov des gardiens. J'aime ce que je fais parce que je n'ai plus à m'en faire à gagner des matchs de hockey. J'essaie simplement d'aider des jeunes à faire le saut dans la LNH. Je le faisais quand j'étais joueur. À mes débuts, j'ai reçu l'aide de plusieurs vétérans. La liste serait trop longue à dresser. Je ne voudrais pas oublier personne.

 

Plusieurs anciens joueurs des Sharks reviennent à San Jose après leur carrière, ce n'est pas qu'une impression, n'est-ce pas? Il y a une même filière des défunts Nordiques là-bas.

Oui, c'est vrai. Owen Nolan est ici. Jamie Baker travaille comme analyste aux matchs de l'équipe. C'est un endroit agréable où vivre, il y a beaucoup de choses à faire. Je pratiquais la chasse et la pêche au début de ma retraite, mais maintenant ma famille (il est père de trois enfants, deux filles et un garçon, dont l'aînée est âgée de 19 ans) et mon emploi accaparent beaucoup de mon temps.

 

Comment c'est de travailler avec la nouvelle génération de joueurs?

Cette génération n'est pas différente des précédentes en ce sens qu'elle a besoin qu'on l'aide. Je me souviens à mon époque, on nous disait quoi faire et nous le faisions. Tout le monde a besoin d'aide. Les jeunes d'aujourd'hui veulent qu'on les aide. Ils veulent apprendre et savoir pourquoi il faut faire les choses qu'on leur demande de faire. C'est très bien comme ça. Vous devriez toujours savoir pour quelles raisons vous devez faire les choses.

Nous avions cette saison plusieurs joueurs du Québec dans l'équipe-école, le gardien Antoine Bibeau, les attaquants Jeffrey Viel et Francis Perron ainsi que les défenseurs Thomas Grégoire et Jérémy Roy. Ils se sont tous bien tirés d'affaire. La relève est prometteuse chez les Sharks. Il n'y a pas de grandes vedettes en devenir, mais plusieurs jeunes vont éventuellement cogner à la porte de la LNH. 

 

Tu as gagné la Coupe Stanley avec l'Avalanche en 1996. Il doit s'agir du fait marquant de ta carrière? Quel héritage souhaites-tu avoir laissé comme joueur?

Gagner la Coupe Stanley est le fait marquant, aucun doute. Mais je ne me suis jamais arrêté à penser au souvenir qu'on puisse garder de moi comme joueur. J'espère qu'on dit que je jouais avec intensité, que je voulais gagner et que j'étais un bon coéquipier. C'est comme ça que j'aimerais qu'on se souvienne de moi.

 

On se souviendra de toi également pour ta longue chevelure. Owen Nolan disait à la blague en entrevue lors du Match des étoiles à San Jose en janvier que Brent Burns n'avait rien inventé avec sa longue chevelure et sa barbe bien fournie, que tu as été le précurseur en matière de pilosité chez les Sharks. Jaromir Jagr a rendu la « coupe Longueil » populaire, mais as-tu été un des premiers qui a lancé la mode des chevelures très garnies?

Il fallait bien que je me laisse pousser les cheveux pour que les gens regardent autre chose que mon nez que j'ai dû m'être fracturé à quelques reprises pendant ma carrière (éclats de rire). Je ne sais pas si j'ai été un des premiers. Je me laissais pousser les cheveux parce que j'aimais avoir les cheveux longs et que ça m'emmerdait d'aller les faire couper tous les deux mois. Il fallait prendre un rendez-vous chez le coiffeur, je ne voulais rien savoir. Également, je n'aimais jamais les coupes qu'on me faisait, c'était de la torture. En vieillissant, vous comprenez que vous pouvez avoir votre propre personnalité. Je voulais simplement me lever le matin et me rendre à l'aréna pour jouer au hockey. C'est tout ce que je voulais.

Hahaha! Merci Mike.

De rien, ç'a été un Plaisir. Salut !

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