CRANBERRY, Pennsylvanie – Sidney Crosby s’est entraîné comme à l’habitude vendredi.
Le joueur de centre des Penguins de Pittsburgh a fait quelques tours de patinoire en s’entretenant avec les entraîneurs et ses coéquipiers. Après plusieurs exercices, le capitaine a pris des répétitions sur la première vague du jeu de puissance. Une journée ordinaire.
Mais pour Crosby, tout était différent. Les Penguins (29-27-9) ont cinq points de retard sur les Islanders de New York et les Red Wings de Detroit, qui sont à égalité en deuxième place de quatrième as donnant accès aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley dans l’Association de l’Est.
Il a martelé qu’à partir de maintenant, les Penguins n’ont plus le droit à l’erreur pour revenir dans le portrait des séries. Ça commence samedi contre les Rangers de New York au PPG Paints Arena (15 h HE; TVAS, SN1, ESPN+, ABC).
« Ces matchs sont motivants, surtout à ce moment-ci de l’année, a dit Crosby. Les points sont tellement importants. Chaque match devient de plus en plus important. Le sentiment d’urgence grimpe d’un cran. Ce sont les matchs que tu aimes jouer. Comme joueur et équipe, tu dois élever ton jeu d’un cran. »
Crosby est celui qui devra faire la différence pour les Penguins. Il mène l’équipe avec 32 buts et il pourrait inscrire 40 filets pour la première fois depuis ses 44 buts en 2016-17. Cette année-là, il avait remporté la Coupe Stanley pour la troisième fois de sa carrière.
Mais le joueur de 36 ans a récolté seulement cinq passes au cours d’une séquence de 10 rencontres sans but.
Sans surprise, les Penguins montrent une fiche de 3-6-1 durant cette période. Ils ont vaincu les Sharks de San Jose 6-3 à domicile jeudi, mais auparavant, ils avaient été dominés 17-2 sur la feuille de pointage dans quatre revers de suite (0-3-1). Ils avaient aussi perdu sept de leurs huit parties (1-6-1) avant le duel contre les Sharks, en plus d’être limités à un but ou moins à six reprises.
« Sid sait très bien dans quelle situation nous sommes », a souligné l’entraîneur Mike Sullivan. « Ses intentions sont bonnes et il fait ce qu’il peut pour aider l’équipe à gagner.
« Les dernières semaines ont été émotives pour des raisons évidentes, mais personne ne le vit plus difficilement que Sid. Il a tellement cette équipe et cette organisation à cœur, donc il continue à se battre. »
Quand Sullivan parle d’émotions, il fait référence au départ de Jake Guentzel, le compagnon de trio de longue date de Crosby, dans un échange avec les Hurricanes de la Caroline le 7 mars. Michael Bunting, acquis dans la transaction, a inscrit un but en quatre matchs à la place de Guentzel sur le flanc gauche du premier trio.
Guentzel a subi une blessure au haut du corps le 14 février, à son dernier match avec Pittsburgh.
Crosby, qui est à 18 buts du plateau des 600 dans la LNH, a inscrit trois buts lors des deux premières rencontres après la blessure de Guentzel. Il a seulement un but en 13 parties depuis.
Même sans produire offensivement, Crosby dicte le rythme du jeu, a assuré Sullivan.
« Évidemment, quand Sid marque, ça nous aide, a expliqué Sullivan. Mais il fait plein d’autres choses. Il est bon dans les deux sens de la patinoire. Nous comptons sur lui défensivement. Il excelle au cercle des mises en jeu. Il crée des occasions pour ses coéquipiers.
« C’est la même chose sur le jeu de puissance. Il a un impact dans tellement d’aspects différents. Qu’il marque ou non, il fait de nous une meilleure équipe. »
Crosby cumule 65 points (32 buts, 33 passes) en 65 matchs cette saison, sa 19e dans la LNH. Il a maintenu une moyenne égale ou supérieure à un point par match à ses 18 premières saisons dans la LNH et il pourrait égaler Wayne Gretzky pour le plus de saisons consécutives avec une telle moyenne (19) à partir du début d’une carrière.
Si cette séquence se termine, ça pourrait avoir un impact direct sur les 17 derniers matchs des Penguins.
« Il comprend où nous sommes, a ajouté Sullivan. Il comprend son rôle pour essayer de nous aider à rivaliser et à participer aux séries. Il reconnait que nous sommes en mauvaise posture actuellement. Mais ce n’est pas insurmontable. Pour moi, le plus important est que nous comprenions que nous ne sommes pas éliminés tant que nous ne sommes pas éliminés. »
Et la porte est encore entrouverte. Jeudi, les Islanders ont perdu 4-0 contre les Sabres de Buffalo et les Red Wings se sont inclinés 4-1 contre les Coyotes de l’Arizona.
Aux Penguins de se faufiler, a conclu Crosby.
« Il faut qu’il y ait une étincelle et un regain d’énergie dû au fait que nous sommes un peu plus près (des séries), a dit Crosby. C’est à nous de tirer le maximum de cette opportunité. »





















