Maple Leafs elimination 2026

Les Maple Leafs de Toronto rateront les séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour une première fois depuis 2016. 

Les Maple Leafs (32-31-13) ont été officiellement éliminés de la course lorsqu’ils se sont inclinés 4-1 contre les Sharks de San Jose au SAP Center jeudi. La défaite est survenue trois jours après le congédiement du directeur général Brad Treliving, qui était en poste depuis presque trois saisons complètes. 

L’élimination de Toronto a mis fin à une série de neuf participations consécutives au tournoi printanier dans la Ville Reine. La saison dernière, les Maple Leafs ont atteint le deuxième tour des séries, où ils ont été battus en sept matchs par les éventuels champions de la Coupe Stanley, les Panthers de la Floride. 

Voici un survol de ce qui s'est passé en 2025-26 pour expliquer l’élimination des Maple Leafs, et pourquoi la prochaine saison pourrait mieux se dérouler pour Toronto.

Ce qu’il faut savoir

Potentiels joueurs autonomes sans compensation : Calle Jarnkrok, A; Troy Stecher, D; Matt Benning, D
Potentiels joueurs autonomes avec compensation : Mattias Maccelli, A; Nicholas Robertson, A; Jacob Quillan, A; Henry Thrun, D.
Nombre de choix au repêchage 2026 : 6

Ce qui leur a fait mal

L’absence de Mitch : Les Maple Leafs ont envoyé l’attaquant Mitch Marner aux Golden Knights de Vegas le 1er juillet, et ils ne s’en sont jamais remis. D’abord, ils n’ont jamais remplacé les 102 points qu’il avait obtenus en 2024-25. Les 10,9 millions $ libérés sur la masse salariale ont servi à amener les attaquants Matias Maccelli, Dakota Joshua et Nicolas Roy, mais les trois ont combiné 74 points. Qui plus est, l’absence de Marner s’est aussi fait sentir pour son ancien compagnon de trio Auston Matthews, qui a semblé quelque peu perdu sans celui qui l’alimentait plus souvent qu’autrement. Résultat? Matthews n’avait marqué que 27 buts, son plus faible total en carrière, avant de se blesser en mars. L’avantage numérique de Toronto a également souffert du départ de Marner. Les Leafs occupent le 18e rang à égalité dans la LNH (20,1%), alors qu’ils avaient terminé au huitième rang (24,8%), la saison dernière. 

Des questions sur le système et la culture : À sa première saison comme entraîneur en 2024-25, Craig Berube préconisait un style nord-sud qui a permis aux Maple Leafs de terminer au sommet de la section Atlantique et de s’approcher à une victoire d’une présence en finale d’association. L’échec avant et les présences soutenues en territoire offensif étaient les clés du succès. L’histoire est différente cette année. À sa deuxième saison à la barre de l’équipe, Berube a été frustré par une équipe qui se tournait trop souvent vers des jeux est-ouest conduisant à des revirements en zone neutre. Les blessures subies par Joshua et Roy ont aussi rendu l’équipe moins efficace dans le style que veut préconiser Berube. Au final, ces difficultés ont conduit Treliving à perdre son emploi, et il est permis de se demander si le même sort n’attend pas Berube. Il y a également un problème au niveau de la culture, ce qui est devenu un sujet chaud lorsque les joueurs n’ont pas réagi à la suite du coup de genou du défenseur Radko Gudas à l’endroit de Matthews, qui a vu sa saison prendre fin à ce moment. Ce n'est guère la démonstration d'unité d'équipe qu'attendaient la direction et les partisans.

La défensive : La saison dernière, les Maple Leafs ont accordé 229 buts, à égalité au huitième rang de la LNH. Cette saison, ils en ont concédé 264, et il reste encore six matchs à jouer. Seuls les Canucks de Vancouver font pire à ce chapitre (286). Plusieurs raisons expliquent cette chute. Les gardiens Joseph Woll (moyenne de buts alloués de 3,22) et Anthony Stolarz (3,29) sont loin d’être aussi efficaces qu’ils l’étaient la saison dernière. À la ligne bleue, l’équipe manque de défenseurs capables de sortir la rondelle rapidement de leur territoire. Les Maple Leafs sont donc trop souvent embourbés dans leur zone, ce qui n’aide pas à limiter les chances de marquer de l’adversaire.

Raisons d’être optimiste

Willy : Dans une équipe où trop de joueurs ont connu une saison difficile, William Nylander est l’exception à la règle. L’attaquant de 29 ans mène les siens avec 72 points (26 buts, 46 passes) en 59 matchs, un rythme bien supérieur à un point par match. Malgré l’incertitude concernant l’avenir de l’équipe, il a exprimé son désir de demeurer à Toronto si l’équipe n’emprunte pas le chemin d’une reconstruction complète. Quand il est motivé, Nylander est l’un des joueurs les plus créatifs de la Ligue. 

L’appel du cowboy : Oui, le jeune homme de 20 ans, Easton Cowan, a connu des hauts et des bas. Une partie du blâme revient à la direction et au personnel d’entraîneurs. Trop souvent, le meilleur espoir en attaque des Leafs a été laissé de côté ou employé dans un rôle de soutien. Ce n’est que tard dans la saison qu’on l’a jumelé avec des joueurs de talent comme Nylander et Matthews, et on a aussitôt pu voir sa confiance et ses statistiques gonfler. Il a d’ailleurs inscrit cinq points (un but, quatre passes) à ses six derniers matchs, et il devient plus à l’aise dans les situations importantes.  

Un Matthews plus mature : Selon ses propres standards, Matthews n’a pas connu la saison espérée avec une récolte de 53 points (27 buts, 26 passes) en 60 matchs. D’un autre côté, il a bien fait aux Jeux olympiques à titre de capitaine des États-Unis, menant les siens à la conquête de la médaille d’or avec sept points (trois buts, quatre passes) en six rencontres. Cette performance a prouvé qu’il a encore la capacité d’être un joueur élite dans son sport. Son leadership durant le tournoi a également fait taire ceux qui disaient qu’il n’avait jamais rien gagné dans sa carrière. Les Maple Leafs font maintenant face à un dilemme : avec deux saisons à écouler à son contrat, l’attaquant de 28 ans voudra-t-il demeurer à Toronto si l’état-major décide d’opter pour une reconstruction?

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