Fred Gaudreau badge Chaumont

En quatre ans d’existence, le Kraken de Seattle a participé aux séries une seule fois. La 32e équipe de la LNH avait atteint le deuxième tour au printemps 2023 à sa deuxième saison dans la grande ligue. 

Trois ans après cette expérience, le Kraken s’accroche toujours à la possibilité d’y retourner. Mais l’équipe aura besoin de s’agripper fort afin de rester dans la course pour la dernière carte de formation repêchée dans l’Association de l’Ouest. 

Il y aura techniquement une seule place de disponible pour six équipes, soit les Sharks de San Jose (79 points, 74 matchs), les Predators de Nashville et les Kings de Los Angeles (79 points, 75 matchs), les Jets de Winnipeg (76 points, 75 matchs), le Kraken (75 points, 74 matchs) et les Blues de St. Louis (74 points, 74 matchs). 

« Les séries restent l’objectif à 100%, a dit l’attaquant Frédérick Gaudreau lors d’une entrevue téléphonique avec LNH.com mercredi après-midi. Nous y croyons encore. Les défaites font plus mal que jamais dernièrement puisque le classement est très serré. Mais quand tu gagnes, tu peux grimper d’un rang ou deux. 

« Ça ne vaut pas la peine de nous projeter trop loin, nous gardons une mentalité d’un match à la fois. Nous devons rester dans un bon état d’esprit. Nous gardons la tête au même endroit que nos pieds afin de s’ancrer dans le présent. »

S’il connaît parfaitement la réalité de son équipe, Gaudreau garde une approche zen par rapport à cette course pour gagner une place en séries. Le centre de 32 ans ne passe pas ses soirées à régénérer la page des résultats. 

« Non, je ne regarde pas le classement tous les matins, a-t-il répliqué bien calmement. Je trouve que ce n’est pas une bonne chose de commencer à stresser avec ça. Je sais que c’est notre réalité, les résultats feront en sorte que nous passerons ou que nous casserons. »

« J’ai un travail à accomplir et c’est de bien jouer à ma prochaine présence sur la glace, a-t-il poursuivi. Je crois fort en cette approche. Je canalise mon énergie sur le travail devant moi. Nous sommes chanceux de pouvoir vivre une course pour les séries. Sur un côté personnel, j’atteins mes plus belles énergies et mes plus belles fréquences dans un tel contexte. À la fin de la saison, je saurai de quel bord l’équipe tombera. Mais d’ici là, je dois conserver la bonne attitude. »

SEA@NSH: Gaudreau redirige et crée l'égalité

Dans une association plus faible que celle de l’Est, le Kraken respire encore malgré un rendement de 1-4-2 en sept matchs pour conclure le mois de mars. Quand on lui rappelle cette mauvaise fiche, le numéro 89 choisit d’analyser cette fiche d’un autre angle. 

« J’ai une autre façon de voir ça. Si on recule de quatre matchs, nous avons une fiche de 1-1-2. Nous avons battu le Lightning à Tampa et nous avons perdu en prolongation sur la route contre les Sabres et les Panthers. Nous continuons à nous battre. 

« Nous aurons besoin de regagner notre identité. Je décrirais l’identité du Kraken de la façon suivante. Nous sommes une équipe qui joue bien défensivement et qui n’est pas agréable à affronter. Nous générons nos chances de marquer grâce à notre jeu défensif. »

Un autre chapitre à Seattle

Après quatre saisons avec le Wild du Minnesota, Gaudreau a fait ses valises pour Seattle au cours de l’été. Le Kraken l’a acquis le 26 juin dernier contre un choix de 4e tour. Il n’avait pas anticipé ce changement de décor. 

« J’étais heureux au Minnesota, je jouais pour le Wild depuis assez longtemps, a-t-il rappelé. En plus, ma femme (Kjersten) est originaire de là-bas. J’aimais mes coéquipiers et je croyais en l’équipe. J’ai vécu un choc avec l’annonce de la transaction. Mais après ça, tu dois jongler avec ta nouvelle réalité.  

« J’ai changé mon état d’esprit, en passant du choc à l’excitation pour un autre chapitre. Je me suis établi en banlieue de Seattle avec ma conjointe, mon garçon (Félix) de bientôt deux ans et mon chien. J’aime ma vie à Seattle. Dans l’État de Washington, la nature est vraiment présente avec les montagnes et l’eau. C’est très beau. Je retrouve un environnement semblable à celui de Bromont, ma ville natale. »

Sur la glace, Gaudreau a également décroché un rôle qui fait son bonheur sous la gouverne de Lane Lambert. 

« J’ai un rôle un peu différent avec le Kraken, je reçois des mandats plus défensifs. Mais j’ai encore un bon temps de jeu. Je connais mon rôle et je retire une fierté au fait que je peux me promener d’un endroit à l’autre. J’ai joué au centre du quatrième trio, comme j’ai joué à l’aile droite du deuxième trio. J’aime me lancer des défis personnels afin de devenir le plus malléable possible pour le bien de l’équipe. 

« Je n’ai pas des chiffres offensifs aussi bons que l’an dernier avec le Wild (18 buts et 37 points en 82 matchs), mais ça ne me dérange pas. J’apporte d’autres dynamiques à l’équipe. » 

En 60 matchs, le vétéran de 32 ans a amassé 22 points (5 buts, 17 passes). Il présente un différentiel nul et il joue un peu plus de 16 minutes en moyenne.