GREENBURGH, New York - Que ce soit sur la glace ou dans les rues de sa ville natale de Saint-Eustache, au Québec, lorsque c'était le moment de prétendre qu'il disputait un match no 7, Alexis Lafrenière s'imaginait toujours en train de porter le bleu, blanc et rouge des Canadiens de Montréal au Centre Bell devant plus de 20 000 personnes.
Penguins et Rangers s'attendent à un match no 7 à l'image de la série
« Tu dois être en mesure de te ressaisir et de recommencer à batailler », dit Sullivan au sujet du duel qui attend son équipe

Et bien, Lafrenière prendra véritablement part à un match no 7 dimanche dans un uniforme bleu, blanc et rouge, sauf que ce sera celui des Rangers de New York. Et il sautera sur la glace devant 18 000 partisans en délire au Madison Square Garden pour le match ultime de la série de première ronde contre les Penguins de Pittsburgh (19 h HE; TVAS, CBC, SN, TBS, MSG, ATTSN-PT).
À LIRE AUSSI : Crosby et Jarry pourraient être du match no 7 | La même recette sert encore les Rangers
Le gagnant passe au deuxième tour, tandis que le perdant s'en va en vacances.
Il s'agit d'un premier match no 7 au Garden depuis le 29 mai 2015, le neuvième dans l'histoire. New York a conservé un dossier de 7-1 dans les huit précédents.
« Juste de jouer dans un match no 7, c'est difficile à croire », a lancé Lafrenière, qui en est à sa deuxième année chez les Rangers. « C'est vraiment spécial. »
Les Rangers et les Penguins en sont arrivés à ce point après deux rencontres fortes en émotions.
Pittsburgh s'est présenté au Garden pour le match no 5 gonflé à bloc après avoir remporté les matchs no 3 et 4 à la maison par un score combiné de 14-6 et pris une avance de 3-1 dans la série. Les Penguins se sont forgé une avance de 2-0 en première période et étaient en contrôle de la partie jusqu'à la deuxième moitié du deuxième engagement.
Mais Sidney Crosby a quitté le match en raison d'une blessure au haut du corps avec moins de six minutes à jouer au deuxième tiers, et les Rangers ont marqué trois buts sans réplique pour éventuellement l'emporter 5-3.
Les Penguins sont retournés à la maison toujours en avance dans la série et avec une autre occasion d'en finir, cette fois sans Crosby. Ça n'a pas semblé les déranger tôt dans la rencontre, puisqu'ils ont encore une fois pris les devants 2-0.
Mais les Rangers sont venus de l'arrière de nouveau, inscrivant les trois filets suivants pour finalement gagner 5-3 et devenir la troisième équipe dans l'histoire de la LNH à éviter l'élimination avec deux victoires consécutives par des remontées de plus d'un but, rejoignant les Flyers de Philadelphie de 1987 et les Red Wings de Detroit de 1950.
C'est la quatrième fois que les Rangers forcent la tenue d'un match ultime après avoir tiré de l'arrière 3-1 dans une série quatre de sept. Ils montrent une fiche de 3-0 dans ces trois matchs no 7, ayant notamment vaincu ces mêmes Penguins dans cette situation en deuxième ronde en 2014.
« C'est une bonne chose, mais nous devrons commencer à jouer en première période », a souligné l'attaquant Artemi Panarin.
Ce sera l'élément le plus important pour les Rangers dans le match no 7.
Panarin a affirmé qu'il aimerait voir ses coéquipiers reproduire le départ qu'ils avaient connu dans le premier affrontement. Ils étaient sortis avec énergie, et leur échec-avant agressif avait forcé les Penguins à commettre des revirements, ce qui leur avait permis de passer beaucoup de temps en territoire offensif.
New York menait 2-0 moins de 24 minutes après le début du match no 1, mais cette fois-là, ce sont les Penguins qui étaient venus de l'arrière pour gagner 4-3 en troisième prolongation.
« C'est l'exemple parfait, a dit Panarin. Si nous pouvions amorcer chaque rencontre comme ça, ce serait génial. Je ne sais pas pourquoi nous n'y arrivons pas. »
Ils n'y arrivent pas parce que les Penguins ne se laissent pas faire. D'ailleurs, ceux-ci pourraient miser sur des renforts dimanche, avec le retour possible de Crosby et du gardien Tristan Jarry, qui n'a pas encore joué en séries en raison d'une blessure au bas du corps subie le 14 avril.
Crosby et Jarry ont pris part à un entraînement facultatif samedi et ils pourraient être disponibles pour le match no 7. Même son de cloche pour l'attaquant Rickard Rakell, qui n'a pas joué depuis qu'il a subi une blessure au haut du corps tôt dans la première partie de la série.
« Nous prenons les choses une journée à la fois », a dit l'entraîneur Mike Sullivan. « Je ne vais pas faire de spéculations en ce moment. Ils sont sur la glace, donc en ce moment, c'est encourageant. Ils font des progrès. »
L'expérience joue également en faveur des Penguins.
Onze des 20 joueurs qui pourraient potentiellement être en uniforme ont disputé un total combiné de 40 matchs no 7. Ce nombre inclut Crosby et Rakell, mais pas l'attaquant Brian Boyle (sept matchs no 7), qui a subi une blessure au haut du corps dans le match no 6 et qui n'a pas patiné samedi.
Crosby et le joueur de centre des Penguins Evgeni Malkin montrent tous les deux un dossier de 5-2 dans des matchs ultimes.
Les Rangers ont huit joueurs qui comptent un total de 20 matchs no 7 parmi les 20 qui devraient jouer, à commencer par l'attaquant Chris Kreider, qui en a joué six avec les Rangers. Il a gagné cinq d'entre eux.
« Nous approchons chaque rencontre depuis que nous tirons de l'arrière comme un match no 7, a affirmé Kreider. Ça passe ou ça casse pour nous, donc rien ne change. »
Sullivan a remporté les trois matchs no 7 qu'il a vécus derrière le banc des Penguins. Il en a également perdu un en tant qu'entraîneur des Bruins de Boston en 2004. Chez les Rangers, Gerard Gallant a perdu le seul match no 7 qu'il a dirigé, soit avec les Golden Knights de Vegas en 2019.
« Il y a beaucoup de fébrilité, puis il y a des déceptions, donc tu dois être en mesure de te ressaisir et de recommencer à batailler, a mentionné Sullivan. Nous sommes évidemment déçus du résultat de vendredi. Mais une belle occasion se présente à nous. C'est de cette manière que nous voyons les choses. Notre groupe est en mesure d'y arriver. Nous sommes emballés. »
\Avec la contribution du correspondant indépendant NHL.com Wes Crosby.*

















