Auston-Matthews-Treliving

TORONTO - Mettre sous contrat à long terme le centre Auston Matthews représente la priorité pour les Maple Leafs de Toronto, a affirmé le nouveau directeur général Brad Treliving jeudi.

Officiellement présenté à la presse, le 18e directeur général de l'histoire des Maple Leafs en remplacement de Kyle Dubas n'a pas voulu dévoiler dans quel ordre il allait s'attaquer aux éléments qui se trouvent sur sa liste imposante de choses à faire. Il a toutefois reconnu que celui de l'avenir à long terme de Matthews, auteur d'au moins 40 buts à chacune de ses quatre dernières saisons, avec les Maple Leafs allait être primordial.

« Auston fait partie de l'élite mondiale, a souligné Treliving jeudi. Nous ne parlons pas seulement d'un bon joueur de cette ligue. Nous parlons de l'un des meilleurs joueurs au monde. Discuter avec Auston est une priorité. Mais avant même de discuter de contrat avec lui, je veux d'abord bâtir une relation avec lui. Je ne vais pas me présenter à lui et tenter de le forcer à accepter une entente, je veux surtout avoir la chance de rencontrer Auston, lui permettre de me connaître et de savoir ce que nous tentons de faire. »

Matthews, dont les 299 buts le placent loin devant tous les autres joueurs des Maple Leafs depuis son arrivée dans le circuit (l'attaquant William Nylander se trouve au deuxième rang avec 171), sera admissible à une prolongation de contrat à partir du 1er juillet. C'est aussi à cette date que sa clause de non-mouvement complète va entrer en vigueur pour la dernière année de son contrat de cinq ans d'une valeur de 58,195 millions $ paraphé le 5 février 2019.

L'attaquant de 25 ans qui a été le meilleur buteur de la LNH à deux reprises, avec notamment un sommet en carrière de 60 buts en 2021-22 pourrait devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet 2024, mais il a déclaré le 15 maiqu'il « avait l'intention de demeurer » avec les Maple Leafs.

« J'ai déjà écrit un message à Auston, a mentionné Treliving. Je connais (l'agent de Matthews) Judd (Moldaver). Je possède une bonne relation avec Judd. Nous avons de bons liens personnels, Judd est excellent dans ce qu'il fait. Nous n'allons pas discuter publiquement des contrats. Nous savons quand ces contrats arrivent à échéance. »

Parmi les autres dossiers chauds qui attendent Treliving, on retrouve celui de l'entraîneur Sheldon Keefe, qui a compilé un dossier de 166-71-30 en quatre saisons à la barre de l'équipe, mais qui a franchi le premier tour des séries une seule fois - contre le Lightning de Tampa Bay en six matchs au premier tour de l'Association de l'Est cette saison, avant d'être éliminés en cinq parties par les Panthers de la Floride en deuxième ronde - une première victoire en séries depuis 2004.

Treliving a expliqué qu'il n'avait pas de relation avec Keefe, mais qu'il lui avait parlé au téléphone depuis qu'il avait accepté le poste de directeur général.

« Comme je lui ai dit, il s'agit d'une situation quand même unique, ou peu importe comment vous voulez l'appeler, nous savons tous de quoi il en retourne, a noté Treliving. Un changement a été apporté, et il se trouve dans une situation unique, mais ça fait partie de notre réalité. D'un point de vue extérieur, quand je regarde le travail de Sheldon, je vois une équipe qui a récolté 115 points et 111 points au cours des deux dernières années complètes où il a été derrière le banc, et je crois qu'il est un très bon entraîneur. Pour que je puisse déterminer si quelqu'un est une bonne personne, une mauvaise personne ou si elle me laisse indifférent, je dois travailler avec elle et apprendre à la connaître. Je me présente ici sans idée préconçue.

« Je pense que Sheldon a fait de très, très bonnes choses pour cette équipe. Je regarde la manière dont un groupe de joueurs très talentueux sont devenus meilleurs en échec avant et en défensive, en plus de faire ces petites choses qu'il faut faire pour gagner. Nous allons nous asseoir ensemble et établir un processus que nous allons tenter de mener le plus rapidement possible pour en arriver à une conclusion. »

Treliving, qui a été le directeur général des Flames de Calgary entre 2014 et 2023, a noté que l'histoire et l'aura des Maple Leafs rendaient cet emploi encore plus alléchant à ses yeux.

« On ressent un sentiment spécial quand on entre dans cet amphithéâtre, que ce soit tant que membre de l'équipe visiteuse, pour effectuer des tâches de dépisteur, ou encore quand vous êtes un jeune partisan. Ce sont les Leafs, ça veut dire quelque chose », a raconté Treliving.

Mais au-delà de ça, c'est la qualité des joueurs présents dans la formation et la chance de pouvoir aspirer à la Coupe Stanley à court terme qui l'ont vraiment attiré.

« L'objectif que nous visons, c'est ma responsabilité d'aider le groupe qui est ici à passer au prochain niveau afin de l'atteindre, a souligné Treliving. Ce qui a fait la différence, bien plus que cet endroit où il est très spécial de jouer, c'est la composition de l'équipe. Nous sommes des gens de hockey, et au bout du compte, il s'agit d'une très bonne équipe, menée par des joueurs de classe mondiale. Il est difficile d'obtenir du talent, et cette équipe en regorge.

« Cette équipe cogne à la porte, et nous allons tenter de faire en sorte qu'elle continue à cogner à la porte jusqu'à ce qu'elle s'ouvre. »

Treliving a prévenu qu'il allait évaluer toutes les facettes de la formation des Maple Leafs, mais qu'il n'était pas fervent d'apporter des changements pour le simple fait d'apporter des changements, surtout en ce qui concerne le noyau formé de Matthews, Mitchell Marner, William Nylander et John Tavares.

« Ça m'enthousiasme de miser sur ces joueurs, qui sont des joueurs de classe mondiale, a affirmé Treliving. Nous allons tout évaluer. Je veux toutefois assurer dans des termes clairs que je ne veux pas débarquer ici et y aller de déclarations chocs. Il est toujours possible de sacrifier un joueur et ça peut être bon pour les grands titres, mais est-ce que ça rend l'équipe meilleure? Tout ce qui compte, c'est de rendre l'équipe meilleure, et rendre l'équipe différente ne la rendra pas nécessairement meilleure. »

Treliving est parfaitement au courant des déceptions qui ont été vécues au cours des dernières années et de la pression qui repose sur le noyau de l'équipe, mais il a souligné que la responsabilité ne peut reposer uniquement sur quatre joueurs si les Maple Leafs veulent un jour remporter la Coupe Stanley à nouveau.

« Nous parlons des Maple Leafs de Toronto, et non pas de quatre joueurs, de deux joueurs ou encore d'un seul. Il s'agit des 23 joueurs que nous allons avoir dans l'organisation, a déclaré Treliving. Le succès de cette équipe et les défis qu'elle va relever ne reposent pas sur les épaules de quatre joueurs, de deux joueurs ou d'un seul. Ce sera sur celles du groupe en entier, et pour un DG qui arrive ici, je me sens très chanceux de pouvoir compter sur le talent de ces quatre joueurs, ainsi que de tous les autres joueurs de l'équipe. »