Berube TOR

TORONTO – Il n’y aura pas de solutions magiques en provenance de l’extérieur, sous la forme de transactions ou d’autres mouvements de personnel, qui vont permettre aux Maple Leafs de Toronto de se sortir de leur glissade de début de saison, a prévenu le directeur général Brad Treliving mardi.

Il a aussi noté que les récents déboires de l’équipe, qui ont fait en sorte que les Maple Leafs ont chuté à égalité avec les Sabres de Buffalo en dernière place de la section Atlantique, n’ont pas affecté la confiance qu’il éprouve envers l’entraîneur Craig Berube, qui en est à une deuxième saison derrière le banc.

« J’ai entièrement confiance en Craig et dans son message, a affirmé Treliving. Craig n’est pas devenu un mauvais entraîneur du jour au lendemain. Lorsque vous traversez un moment difficile, la chose la plus facile est de s’en prendre à l’entraîneur… le plus important c’est de ne pas se pointer du doigt les uns les autres, et de puiser dans nos réserves ensemble. J’ai toute la confiance du monde en lui. »

Treliving a ajouté que les réponses allaient devoir venir du vestiaire de Toronto, et, dans une certaine mesure, des bureaux de la direction.

Et tout commence par le travail sur la glace, qui n’a pas été à la hauteur jusqu’ici.

« Je pense que c’est la constance de l’effort dans certains cas, a avancé Treliving. Il y a plusieurs soirs où je ne remets pas en cause l’effort, mais il y a tout de même eu de l’inconstance de ce côté.

« Il y a aussi l’enthousiasme du groupe. Je pense que quand vous traversez des moments difficiles, c’est facile pour tout le monde de ressentir un peu de pression. Nous devons retrouver cet enthousiasme. »

Il y a tout de même plusieurs raisons qui expliquent pourquoi les Maple Leafs et leurs partisans peuvent avoir perdu de leur enthousiasme cette saison. L’équipe montre un dossier de 8-9-2 et n’a pas savouré la victoire à ses cinq derniers matchs (0-4-1) avant d’affronter les Blues de St. Louis au Scotiabank Arena mardi (19 h HE; TVAS, TSN4, FDSNMW).

Treliving a qualifié l’humeur moribonde de l’équipe ces derniers temps de « vanille ». Il a toutefois rapidement ajouté que les changements nécessaires ne proviendraient pas nécessairement de modifications à la formation.

« Nous sommes toujours à la recherche de moyens pour rendre l’équipe meilleure, peu importe la place que l’équipe occupe au classement, mais il n’y a pas un point où nous nous disons que nous devons nous débarrasser de cinq joueurs d’un coup, a-t-il dit. La réalité est que nous n’allons pas échanger nos problèmes. »

Ça ne signifie pas que l’état-major n’est pas à la recherche de pistes de solutions.

« La majorité de nos problèmes doivent cependant être réglés à l’intérieur de ce groupe, a-t-il mentionné. Nous n’allons pas faire apparaître 15 nouveaux joueurs ce soir.

« C’est le groupe que nous avons sous la main. Notre travail à tous est de tirer le maximum des gens que nous avons avec nous et de leur permettre de jouer au plus haut niveau. »

Parmi les problèmes que Treliving a recensés, on retrouve une déconnexion entre le style des joueurs sur la glace, alors que le style nord-sud préconisé par Berube n’est pas appliqué. Le DG a noté qu’il s’agit de la responsabilité des joueurs d’appliquer les consignes du pilote, qu’il assure soutenir à 100 pour cent.

Il a été demandé à Berube si « l’inconstance de l’effort » telle que décrite par Treliving, représentait l’une des principales frustrations de l’équipe jusqu’ici.

« C’est évident que oui, a répondu l’entraîneur. Nous voulons tous de l’effort, n’est-ce pas? C’est très important. Et il y a des moments où ça a fait défaut.

« Cela dit, je n’ai pas vraiment vu ça récemment, alors nous allons dans la bonne direction, à mon avis. »

L’attaquant Max Domi croit que la confiance est un problème généralisé au sein de l’équipe.

« Je ne pense pas que ce soit une question d’effort, a-t-il indiqué. Je pense que tout le monde ici travaille fort et fait de son mieux. C’est surtout une question d’exécution. Nous en sommes assurément conscients, et nous devons faire mieux de ce côté.

« Si vous avez déjà joué, vous comprenez que la confiance fait partie du jeu. Si vous n’avez pas joué, vous ne pouvez pas comprendre. Retrouver cette confiance, ça passe par se concentrer sur le processus, travailler plus fort à l’entraînement, regarder plus de vidéos, des choses comme ça. »

Les Maple Leafs ont aussi eu à composer avec leur lot de blessures, y compris aux attaquants Auston Matthews (bas du corps), Nicolas Roy (haut du corps) et Scott Laughton (haut du corps), au gardien Anthony Stolarz (haut du corps), et aux défenseurs Brandon Carlo (bas du corps) et Chris Tanev (haut du corps).

Matthews, qui est à l’écart du jeu depuis le 11 novembre, a patiné mardi, mais il n’est pas encore prêt à revenir au jeu.

« Nous n’avons pas d’excuses, a noté Treliving. Tout le monde compose avec des blessures. C’est ma responsabilité et celle du persnnel de faire en sorte que l’on redresse la barre. »