Bergeron Cup badge Chaumont

MONTRÉAL – Auteur de 1040 points (427 buts, 613 passes) en 1294 matchs, tous disputés avec les Bruins de Boston, Patrice Bergeron n’a pas jonglé trop longtemps pour répertorier les trois plus grands moments de sa carrière. 

Sans surprise, il s’agit de trois moments collectifs.

« Évidemment, la conquête de la Coupe Stanley en 2011, a lancé Bergeron. C’est au sommet et ça le restera toujours.

« En deuxième, je placerais les deux médailles d’or aux Jeux olympiques à Vancouver (2010) et Sotchi (2014). À Vancouver, j’avais partagé notre conquête avec toute ma famille, mais aussi un pays au complet. C’était incroyable. Je ressentais tout l’engouement pour l’équipe canadienne.

« En Russie, c’était un peu différent. Nous restions encore plus en équipe puisque nous nous retrouvions loin de la maison. C’était une expérience différente, mais tout aussi enrichissante.

« Pour le troisième truc, je dirais notre match no 7 au premier tour contre les Maple Leafs en 2013. Nous perdions 4-1 en troisième période et nous avions réalisé une remontée pour l’emporter 5-4 en prolongation. »

Bergeron avait marqué le but égalisateur avec 51 secondes à jouer en troisième période et celui de la victoire en prolongation pour éliminer les Leafs. Avec sa modestie habituelle, il a oublié d’inclure ses deux buts dans sa propre description.

Au printemps 2013, Bergeron et les Bruins avaient perdu en six matchs en finale de la Coupe Stanley contre les Blackhawks de Chicago. Le numéro 37 avait participé à cette grande danse malgré une multitude de blessures : une côte cassée qui s’était transformée en un poumon perforé, une déchirure du cartilage des côtes et une séparation d’une épaule.

Il avait passé trois jours dans un hôpital de Boston après cette finale. 

« J’avais joué les quatre derniers matchs de la finale même si j’étais vraiment amoché, a-t-il rappelé. Est-ce que je le regrette? Je reçois souvent cette question. Je le referais probablement. Mais je ne sais pas si ma mère l’accepterait! Je lui avais fait peur. Elle trouvait ça difficile de me voir dans cet état.

« Elle n’avait rien dit, mais elle gardait ses émotions à l’intérieur. Je le voyais dans ses yeux. Avec mon poumon perforé, c’était la goutte qui faisait déborder le vase. »

Contenu associé