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Le parcours vers les séries a toutefois été semé d'embûches. L'Avalanche affichait un dossier de 22-23-11 le 12 février, ce qui laissait l'équipe à quatre points du Wild du Minnesota et de la deuxième place de quatrième as donnant accès aux séries dans l'Ouest, après être passée par une séquence de 3-13-5 qui a notamment été ponctuée de séries de six (0-4-2) et huit (0-5-3) défaites consécutives. Une victoire de 4-1 à Winnipeg aux dépens des Jets, deux jours plus tard, a toutefois lancé une séquence de 16-6-3 qui a mené la formation de Denver au seuil des séries. Le Colorado montre une fiche de 8-0-2 depuis le 17 mars, la meilleure dans la LNH depuis cette date.
Une telle poussée de fin de saison n'est rien de nouveau chez l'Avalanche, qui avait décroché sa place dans les séries du printemps 2018 lors de la dernière journée du calendrier à l'aide d'un gain de 5-2 contre les Blues de St. Louis.
« Nous voulons juste nous donner une chance de remporter la Coupe, a déclaré le joueur de centre Nathan MacKinnon, jeudi. C'est ça, les séries, dans le fond… L'an dernier, nous avions davantage le sentiment du devoir accompli et nous étions juste contents de participer aux séries. Mais je pense que la mentalité est différente cette année. Nous voulons remporter la Coupe, pas seulement se donner une tape dans le dos parce que nous avons pris part aux séries. »
Voici cinq raisons qui permettent d'expliquer la présence de l'Avalanche dans les séries:
1. Résilience
La poussée de fin de saison de l'Avalanche s'est faite sans deux de ses trois meilleurs marqueurs: l'attaquant Mikko Rantanen a raté les sept derniers matchs en raison d'une blessure au haut du corps et l'attaquant Gabriel Landeskog est revenu au jeu le 29 mars après s'être absenté le temps de neuf rencontres en raison d'une blessure au haut du corps.
Étant donné que ces deux joueurs ont amassé 65 des 256 buts du Colorado cette saison, le défi était de taille. L'Avalanche a présenté une fiche de 2-0-1 en trois matchs quand les deux étaient à l'écart du jeu, et Landeskog a amassé cinq points (un but, quatre passes) en quatre matchs depuis qu'il est de retour dans l'alignement.
Le reproche qu'on faisait à l'Avalanche, c'est que c'était une équipe qui se fiait à un seul trio, l'attaque reposant entièrement sur les épaules de Rantanen, Landeskog et MacKinnon. Mais le Colorado a marqué 24 buts dans les neuf matchs sans Landeskog, le défenseur Tyson Barrie inscrivant alors 10 points (cinq buts, cinq aides). Le joueur de centre Alexander Kerfoot a amassé huit points (quatre buts, quatre passes) au cours d'une série de six matchs avec au moins un point - la plus longue de sa carrière dans la LNH - qui a pris fin jeudi. Et le joueur de centre Carl Soderberg a marqué 23 buts cette saison, un sommet personnel.
« Nous faisons différentes choses d'un soir à l'autre pour remporter des matchs de hockey, a noté l'entraîneur Jared Bednar après une victoire de 3-2 en fusillade signée le 29 mars contre les Coyotes. Tout le monde contribue dans la formation. Surtout avec les blessures, les gars répondent à l'appel alors qu'ils jouent des rôles plus importants, ils excellent dans ces rôles-là. C'est un sport collectif et c'est l'approche que nous avons en ce moment. Il n'y a pas d'égoïsme dans notre vestiaire, c'est l'équipe d'abord. »
2. Trio du tonnerre
MacKinnon (98 points; 40 buts, 58 passes), Rantanen (87 points; 31 buts, 56 passes) et Landeskog (74 points; 34 buts, 40 aides) ont récolté 259 points à eux trois tout en marquant 105 des 256 buts du Colorado (41 pour cent), L'Avalanche compte trois marqueurs de 30 buts pour la première fois depuis 1995-96, quand l'équipe en avait aligné quatre (Joe Sakic, 51; Claude Lemieux, 39; Valeri Kamensky, 38; Peter Forsberg, 30) et avait remporté la Coupe Stanley pour la première fois.