Jim Nill Q and A Stars

DALLAS - Pour l'instant, Jim Nill est satisfait de la manière dont les Stars de Dallas ont atteint la finale de l'Association de l'Ouest pour la deuxième fois depuis 2020.

« Nous avons maintenu notre identité de la saison régulière », a souligné le directeur général des Stars, mercredi.

« Quand nous connaissons une mauvaise séquence, nous trouvons le moyen de passer au travers, c'est bon de voir ça. Dans les séries, vous vous retrouverez parfois dans un match crucial. Nous en avons joué deux ou trois où les gars ont relevé le défi d'une manière positive qui nous a aidés à surmonter les obstacles. Nous l'avons fait pendant toute la saison, alors c'est génial de nous voir continuer à le faire pendant les séries. »

Nill a discuté avec LNH.com des Stars en tant qu'équipe et à propos de plusieurs joueurs individuels, avant que son équipe affronte les Golden Knights de Vegas en finale de l'Ouest, qui commencera au T-Mobile Arena de Las Vegas vendredi (20 h 30 HE; TVAS, CBC, SN, ESPN).

Il y a eu plusieurs candidats au poste d'entraîneur-chef des Stars à la suite de la démission de Rick Bowness la saison dernière. Qu'est-ce qui a fait de Peter DeBoer une option qui convenait bien aux Stars?

« Je suis Pete depuis le début de sa carrière d'entraîneur. Il a dirigé Kitchener et Plymouth [dans la Ligue de hockey de l'Ontario], alors je l'ai vu gravir les échelons. Je l'ai vu faire le saut des rangs juniors à la LNH -- un grand saut, en effet -- avec [les Panthers de] la Floride. C'était un parcours plutôt cahoteux, mais ça arrive à tout le monde. Et puis on l'a vu aller au New Jersey et avoir du succès [avec les Devils]. Alors j'ai observé sa carrière, et puis j'étais le directeur général d'Équipe Canada quand nous sommes allés à Prague [pour le Championnat du monde 2015 de la FIHG], et Pete était l'un de nos entraîneurs adjoints. Alors j'ai appris à bien le connaître, surtout parce que je le voyais chaque jour dans le vestiaire et pendant les matchs. J'étais impressionné par la manière dont il gère les situations et dont il dirige ses joueurs. Il est un homme intelligent, mais il sait également s'identifier aux joueurs de nos jours.

« C'était un peu bizarre l'année dernière, quand on a vu tant d'excellents entraîneurs être congédiés. Alors nous avons eu beaucoup d'options, mais je dirais que les succès qu'il a connus et ma familiarité avec lui et avec la manière dont il dirige ses équipes ont attiré notre intérêt. »

Comment Wyatt Johnston s'est-il adapté au jeu aussi facilement et rapidement?

« Certains joueurs ont le talent. C'est une histoire incroyable. Voilà un joueur qui, en raison de la COVID-19, a vu toute sa saison (dans la OHL) être annulée, sauf sept matchs avec l'équipe des moins de 18 ans du Canada. Nous l'avons regardé jouer, et même dans cette équipe-là, il occupait un rôle au sein du troisième trio, ce qui n'était pas une rétrogradation pour lui, car il s'agissait d'une bonne équipe.

SEA@DAL, #7: Johnston porte un coup dur au Kraken

« Mais c'est là où tu dois donner du crédit à Joe McDonnell, notre directeur du dépistage. Il connaissait très bien Wyatt après l'avoir vu jouer avec les équipes des moins de 18 ans, il a fait ses devoirs et il a parlé en sa faveur. Wyatt est un joueur unique. Certains gars sont simplement doués. Il a un bon QI de hockey, une bonne approche du jeu. Pete et moi en avons discuté pendant la saison, nous l'avons inséré dans l'équipe et nous nous sommes dit en l'observant : "Comment va-t-il se comporter après 10 ou 20 matchs? Quelle est la prochaine étape? Quand va-t-il se heurter à un mur?" Il s'est amélioré tous les 15 à 20 matchs, durant chaque segment de la saison. Nous sommes allés à Boston, et parce que tu ne profites pas des confrontations souhaitées à l'étranger, il a affronté Patrice Bergeron et (David) Krejci, mais cela ne l'a pas dérangé. Il a simplement continué de s'améliorer au cours de la saison. Nous croyions qu'il allait ralentir à environ 50 ou 60 matchs, mais il a fait le contraire. Il a continué de s'améliorer. Alors il a le talent, l'attitude et l'intelligence. C'est un joueur doué qui a profité de ses habiletés. »

Est-ce que Roope Hintz se fait enfin remarquer avec les séries éliminatoires qu'il connait?

« Je l'espère. Il est un bon joueur pour nous depuis longtemps. Je me souviens de ses années de développement ici à Austin (avec les Stars du Texas dans la Ligue américaine de hockey). Lors des séries éliminatoires où nous avons atteint la finale (de la Coupe Calder en 2018), il avait été exceptionnel. Ç'a été la première étape qui lui avait permis de se tailler une place dans la LNH l'année suivante. Il a continué à grandir. Il est un joueur spécial non seulement grâce à sa vitesse, mais aussi grâce à son gabarit qui s'ajoute à cette vitesse. Il s'agit d'une combinaison difficile à arrêter. »

Tyler Seguin et Jamie Benn se sont adaptés à de nouveaux rôles. Que penses-tu de la manière dont Seguin a rebondi durant les séries?

« Je suis heureux pour Tyler. Il a travaillé sans relâche. Il a vécu plusieurs choses difficiles, et Jamie Benn aussi. Il a subi des opérations à un genou notamment. C'est difficile. Tyler a subi sa blessure dans la bulle. C'est l'année où nous avons dû recommencer à jouer en janvier, donc il n'a pas eu le temps de se rétablir de tout, et il faut du temps. Je pense qu'on commence à revoir le Tyler d'il y a cinq ou six ans.

SEA@DAL, #2: Seguin fait dévier le tir de la pointe

« Certains joueurs atteignent un point de leur carrière où ils ont connu du succès et où ils sont de gros noms du hockey, mais il devient plus important pour eux de gagner et de faire ce qui est bon pour l'équipe. C'est là que tu sais qu'ils sont à la bonne place, et je pense que c'est là où ces deux joueurs en sont. Ils veulent gagner. Ils ont connu leurs succès individuels, mais maintenant, ils veulent gagner. Ils veulent gagner la Coupe Stanley, et ça paraît dans leur jeu. »

À quel point es-tu agréablement surpris de tes acquisitions avant la date limite des transactions, Evgenii Dadonov et Max Domi?

« Ils sont débarqués ici et ils ont joué comme s'ils avaient été ici toute la saison, ce qui n'est parfois pas facile à faire. Tu ne sais jamais si ça va fonctionner. Dans le cas de Dadonov, il faut attribuer du mérite au personnel d'entraîneurs. Pete et Steve Spott (l'entraîneur adjoint des Stars) l'ont eu à Vegas. Quand son nom est ressorti parmi les cibles potentielles, ils l'ont louangé. Nous avons discuté de certaines choses relatives à notre système de jeu. Nous pratiquons un système similaire à celui qu'il a connu à Vegas. Les entraîneurs avaient donc bon espoir qu'il pourrait nous aider. Est-ce que nous pensions qu'il allait aussi bien s'intégrer? Probablement pas, mais c'est surprenant à quel point les joueurs s'acclimatent rapidement parfois. Nous l'avons placé avec Wyatt et Jamie, et ils ont connu du succès dès le départ.

« Même chose pour Max. Il a connu une bonne saison à Chicago et il a vraiment été la pièce manquante que nous recherchions pour compléter Tyler et [Mason] Marchment. Ce qui est emballant pour lui, c'est qu'il n'a pas joué au sein d'une équipe qui a fait un aussi long parcours en séries éliminatoires, et je pense que ça l'a rajeuni. Il s'est bien intégré ici lui aussi. »