1-10 Letang PIT

PITTSBURGH -Sur la route depuis le 31 décembre, les Penguins de Pittsburgh devaient rentrer à la maison lundi.

Les plans ont changé. Sur le chemin du retour après la victoire de 4-1 contre les Coyotes en Arizona dimanche, les Penguins ont fait un détour par Montréal pour assister aux funérailles du père de Kris Letang, Claude Fouquet.
« Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a beaucoup de choses qui sont entrées en ligne de compte, a mentionné l'entraîneur Mike Sullivan. Pendant que nous étions à l'étranger, il y a eu des discussions avec notre groupe de leadership et nos joueurs à propos de la possibilité d'offrir notre soutien à 'Tanger' pendant cette période difficile. Ça vient vraiment de là. »
Les Penguins étaient censés tenir une séance d'entraînement complète mardi, comme c'est normalement le cas à la suite d'une journée de congé. Ils ont plutôt opté pour un entraînement optionnel qui a même été repoussé de 15 minutes.
Les modifications à l'horaire ont été faites pour tenir compte du voyage à Montréal, a expliqué Sullivan. Le Fenway Sports Group, propriétaire des Penguins, était prêt à les accommoder pour tout changement nécessaire avant le match contre les Canucks de Vancouver au PPG Paints Arena mardi (19 h HE; SNE, SNO, SNP, ATTSN-PT, ESPN+, SN NOW).
« Nous sommes très reconnaissants envers le Fenway Sports Group, qui a soutenu les joueurs à 100 pour cent, a dit Sullivan. Nous avons été en mesure de composer avec les quelques défis que cela posait. Il y en avait plusieurs, mais nous ressentions tous l'importance de soutenir 'Tanger' dans ces moments difficiles. »
Letang est toujours à Montréal et il n'a pas joué depuis le 28 décembre en raison d'une blessure au bas du corps. Il ne s'est pas retrouvé avec ses coéquipiers depuis l'entraînement du 1er janvier au Fenway Park de Boston en vue de la Classique hivernale 2023. Il n'a pas pris part au match en plein air, le lendemain, et a quitté Boston après avoir appris le décès de son père.
« Il est un élément tellement important de cette équipe et de cette organisation, a soutenu l'attaquant Bryan Rust. Ça montre qu'il y a des choses plus importantes que le hockey. La famille vient en tête de liste. Nous considérons tous l'aspect familial.
« C'est un gars qui est ici depuis longtemps. Plusieurs d'entre nous le côtoient depuis longtemps. Je pense qu'il était important de montrer notre soutien dans ces moments très difficiles. »
Letang a récolté 16 points (deux buts, 14 passes) en 29 matchs cette saison. Il a raté cinq parties après avoir été victime d'un accident vasculaire cérébral, son deuxième depuis qu'il est dans la LNH, le 28 novembre. Le défenseur de 35 ans avait inscrit quatre points (un but, trois aides) en huit matchs depuis son retour au jeu le 10 décembre.
Les Penguins (20-13-6) avaient encaissé six défaites consécutives (0-4-2) avant de vaincre les Coyotes dimanche.
Marcus Pettersson, qui a récemment évolué avec Letang sur la première paire défensive, a soutenu que rendre visite à son coéquipier endeuillé avait été bon pour le moral des troupes.
« Je pense que c'était très important pour nous et pour lui, a dit Pettersson. Nous savons tous à quel point son père nous aimait. Nous lui avons parlé hier. Il nous a texté en disant que ç'avait eu une grande signification pour lui et toute sa famille. C'était important pour nous de lui montrer que nous le soutenons et que nous nous soucions de lui.
« Aller là-bas et offrir notre soutien, ça nous a vraiment rassemblés. C'est une période difficile pour lui et sa famille. […] Nous sommes une famille. Je pense que nous voulions le démontrer. Ce sont des moments difficiles pour lui dernièrement. Il sait que nous sommes derrière lui. »
Letang a remporté la Coupe Stanley avec Pittsburgh à trois reprises (2009, 2016, 2017). Il occupe le premier rang de l'histoire des Penguins pour les buts (146), les passes (520), les points (666) et les matchs joués (970).
« Il est un des vétérans, un grand frère et un mentor pour plusieurs des jeunes (de l'équipe), a souligné le défenseur québécois Pierre-Olivier Joseph. Il fait partie de cette organisation depuis longtemps. Je pense que [nous rendre à Montréal] était le moins que nous puissions faire pour lui rendre la pareille pour tout ce qu'il a fait pour nous et ce qu'il fait encore. C'était une décision à laquelle nous n'avions pas besoin de réfléchir. »