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Les Rangers de New York ont été incapables de se qualifier pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour une deuxième saison de suite après avoir atteint la finale de l’Association de l’Est en 2024.

Les Rangers (28-35-9) ont été officiellement éliminés de la course lorsqu’ils ont subi une défaite de 4-3 contre les Maple Leafs de Toronto au Scotiabank Arena mercredi.

New York avait participé au tournoi printanier dans 15 des 20 dernières saisons, incluant une participation à la finale de la Coupe Stanley en 2014, et des participations à la finale d’association en 2012, 2015, 2022 et 2024. Il s’agira toutefois d’un deuxième printemps consécutif sans hockey des séries au Madison Square Garden.

Voici un survol de ce qui s'est passé en 2025-26 pour expliquer l’élimination des Rangers, et pourquoi la prochaine saison pourrait mieux se dérouler pour New York.

Ce qu’il faut savoir

Potentiels joueurs autonomes sans compensation : Jonny Brodzinski, A; Conor Sheary, A; Connor Mackey, D; Jonathan Quick, G

Potentiels joueurs autonomes avec compensation : Braden Schneider, D; Vincent Iorio, D; Dylan Garand, G

Choix au repêchage de 2026 : 11

Ce qui leur a fait mal

Désavantage de la glace: Les Rangers ont connu un pénible début de saison à domicile et n’ont jamais vraiment repris le dessus. Ils montrent une fiche de 9-18-7 au Madison Square Garden et leurs sept prochains matchs seront présentés à domicile. Leurs neuf victoires devant leurs partisans leur valent l’avant-dernier rang dans la ligue devant les Canucks de Vancouver (huit). Leurs ennuis à la maison leur ont causé bien des maux de tête et ont fait les manchettes dans le premier mois de la saison. Ils ont été blanchis dans leurs trois premiers matchs à domicile et dans cinq de leurs sept premières parties au Garden, compilant un dossier de 0-6-1 avant de finalement mettre fin à cette séquence avec un gain de 6-3 contre les Predators de Nashville le 10 novembre. Ils ont remporté seulement cinq de leurs 17 parties suivantes à domicile (5-9-3) avant la pause olympique. Ils ont depuis remporté trois de leurs neuf dernières rencontres à domicile (3-3-3), une légère amélioration, mais qui survient trop tard.

Blessures: La saison des Rangers n’était pas totalement perdue jusqu’à ce qu’ils perdent Adam Fox et Igor Shesterkin au même moment. Fox, le meilleur défenseur de New York, et Shesterkin, le gardien numéro un, ont raté 13 parties entre le 8 janvier et le 5 février, période au cours de laquelle les Rangers ont conservé un dossier de 2-11-0, accordant 4,62 buts par rencontre. Fox a également raté 14 parties entre le 2 et le 29 décembre. Si les Rangers ont survécu à cette absence, avec une fiche de 6-5-3, leur jeu de puissance affichait un rendement de seulement 15,4 pour cent sans lui. L’attaquant et capitaine J.T. Miller a lui aussi raté 14 matchs en raison de blessures, dont sept de suite entre le 21 décembre et le 5 janvier, une séquence où les Rangers ont présenté un dossier de 2-3-2.

La lettre: Le 16 janvier, deux jours après une cinglante défaite de 8-4 aux mains des Sénateurs d’Ottawa, une huitième en neuf matchs pour les Rangers (1-6-2), le président et directeur général Chris Drury a publié une lettre pour les partisans dans laquelle il annonçait que l’équipe allait amorcer un processus de réinitialisation et que certains joueurs populaires de l’équipe allaient devoir quitter la formation. Il est en même temps devenu public que Drury avait confié à l’attaquant Artemi Panarin, le meilleur pointeur des Rangers, que l’équipe n’allait pas lui offrir de nouveau contrat à la fin de la saison, et qu’il allait plutôt chercher à lui trouver une nouvelle équipe par le biais d’une transaction. Les Rangers montraient un dossier de 20-22-6 à ce moment, ce qui leur valait le dernier rang de l’Association de l’Est, à 10 points d’une place en séries. Ils ont perdu sept de leur neuf matchs (2-7-0) après la publication de la lettre avant que la ligue fasse relâche pour les Jeux olympiques. Panarin a été laissé de côté à partir du 28 janvier et a été échangé aux Kings de Los Angeles le 4 février.

Raisons d’être optimiste

Un gardien étoile: Shesterkin est au sommet de son art et écoule la première année d’un contrat de huit ans (valeur annuelle moyenne de 11,5 millions $). Pour une équipe à la recherche d’une lueur d’espoir, en voici une. Shesterkin, qui n’a pas bénéficié d’un grand soutien, a tout de même maintenu une moyenne de buts alloués de 2,59 et un pourcentage d’arrêts de ,911 en 45 parties. Parmi les 39 gardiens qui ont disputé au moins 30 parties, il se trouve à égalité au 12e rang pour la moyenne et à égalité au septième rang pour le taux d’efficacité. Il continue d’être le meilleur joueur des Rangers, et il est toujours sous contrat avec eux pour sept autres saisons.

L’éclosion de Perreault: Gabriel Perreault a connu un excellent mois de mars, ce qui permet à la recrue de pouvoir bâtir sur du solide en vue de la prochaine saison. Perreault a obtenu au moins un point dans sept de ses 10 derniers matchs (deux buts, huit passes) ainsi que 13 points (quatre buts, neuf passes) en 13 parties depuis le début du mois, lui qui mène tous les joueurs de première année pour les passes et se trouve à égalité avec l’attaquant des Blues de St. Louis Jimmy Snuggerud pour les points chez les recrues en mars. Perreault a joué de manière régulière sur le premier trio en compagnie de Mika Zibanejad et Alexis Lafrenière, et il semblait de plus en plus à l’aise à chacune des rencontres. Il avait amassé seulement huit points (trois buts, cinq passes) en 26 matchs avant le mois de mars cette saison.

Lafrenière termine en beauté: Lafrenière a finalement commencé à voir du temps de glace régulier en avantage numérique après la transaction de Panarin et, quelle surprise, le Québécois a commencé à produire davantage à partir de ce moment. Si c’est aussi simple que ça, les Rangers devraient être optimistes avec l’attaquant de 24 ans qui écoule la première année d’un contrat de sept saisons (moyenne annuelle de 7,45 millions $). Lafrenière est le meneur des Rangers avec 21 points (11 buts, 10 passes) en 19 rencontres depuis le 28 janvier, soit à partir du moment où Panarin a été laissé de côté en vue d’une transaction. Il avait amassé 29 points (10 buts, 19 passes) en 53 parties avec Panarin dans la formation. Les 11 buts de Lafrenière depuis le 28 janvier le placent à égalité au premier rang de l’équipe avec Zibanejad. Il a inscrit cinq de ces buts en avantage numérique au cours de cette séquence, pour porter son total à sept cette saison, ce qui égale son total des trois dernières campagnes combinées. Il a aussi connu quatre matchs de trois points depuis le début de sa lancée.

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