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Au cours d'une saison, certains joueurs voient leur situation être modifiée, que ce soit en raison d'un changement de rôle, d'une transaction ou d'une blessure à un coéquipier. Chaque jeudi, LNH.com propose aux poolers quelques joueurs dont la valeur est en hausse et quelques autres dont la valeur est en baisse, et avec lesquels les poolers devraient faire preuve de prudence.

EN HAUSSE

Nikolaj Ehlers, Hurricanes de la Caroline (A) – Quand le meilleur attaquant disponible sur le marché des joueurs autonomes l’été dernier s’est joint à une offensive déjà très potable en Caroline, plusieurs poolers ont cru que le Danois allait facilement éclipser son sommet en carrière de 64 points en une saison dès sa première campagne en Caroline. Utilisé en alternance avec le duo composé de Seth Jarvis et Sebastian Aho, puis celui composé de Jackson Blake et Logan Stankoven, Ehlers se tirait bien d’affaire à la mi-janvier avec 34 points en 47 matchs, mais ce rythme le destinait à une saison de tout juste 60 points. Plusieurs poolers ont ensuite ressenti un moment de panique lorsque l’entraîneur Rod Brind’Amour a décidé de placer Ehlers sur un trio complété par Jordan Staal et Jordan Martinook, qui ne sont pas nécessairement reconnus pour leurs prouesses offensives. Ces inquiétudes n’étaient finalement pas fondées, car Ehlers a maintenu depuis une moyenne supérieure à un point par match (25 points en 24 parties), dont 16 points en 14 matchs depuis le retour de la pause olympique. Utilisé dès le jour 1 sur la première vague du jeu de puissance, Ehlers a profité du réveil de l’équipe en supériorité numérique pour gonfler ses statistiques. En date du 13 janvier, la Caroline se trouvait en milieu de peloton avec un rendement de 19,6 %. Depuis, c’est une monstrueuse efficacité de 30,6 % que les Hurricanes affichent, ce qui a permis à Ehlers d’engranger 10 points dans cette facette du jeu à ses 24 dernières parties.

CAR@PIT: Ehlers sur réception en A.N. fait 2-0

Erik Karlsson, Penguins de Pittsburgh (D) – Alors que les Penguins se battent pour une place en séries éliminatoires, Karlsson a choisi le bon moment pour connaître la meilleure séquence de sa saison. Limité à seulement deux mentions d’aide à ses neuf derniers matchs avant la pause olympique, l’arrière suédois est le meilleur pointeur à sa position, à égalité avec Evan Bouchard des Oilers d’Edmonton, depuis son retour d’Italie, où il a représenté son pays à Milan. Ce sont 19 points (sept buts, 12 passes) en 14 matchs qu’il a amassés depuis le 25 février. Le jeu de puissance des Penguins traverse une période plus creuse au cours de la séquence fructueuse de Karlsson avec un rendement de 19,6 %, comparativement à 25,9 % avant le tournoi olympique, mais cette tendance est fort probablement liée à l’absence de Sidney Crosby et Evgeni Malkin pendant plusieurs matchs. Paradoxalement, Karlsson n’a absolument pas ralenti à ce chapitre avec sept points en 14 matchs en supériorité numérique. Avec le retour dans la formation de Crosby et Malkin, ne soyez pas surpris si Karlsson poursuit sur sa lancée d’ici la fin de la campagne.

PIT@CAR: Karlsson nivelle la marque avec son 2e but

Jet Greaves, Blue Jackets de Columbus (G) – Les Blue Jackets sont inarrêtables depuis l’arrivée de Rick Bowness derrière le banc le 12 janvier, et les statistiques de Greaves reflètent bien l’état de grâce dans lequel se trouve son équipe. Depuis le 11 janvier, Greaves a encaissé un seul revers en temps réglementaire (12-1-2) en plus d’afficher une moyenne de buts alloués de 2,24, un taux d’efficacité de ,915 et deux blanchissages. Columbus a resserré son jeu défensif avec Bowness à la barre de l’équipe. Au moment de son arrivée derrière le banc, les Blue Jackets occupaient le 31e rang de la LNH avec 31 tirs accordés par match, alors que ce nombre a chuté à 25,9 tirs par match à leurs 27 dernières sorties (septième rang). Un meilleur soutien défensif aide évidemment les gardiens de l’équipe, mais Greaves continue de supplanter Elvis Merzlikins et de prouver qu’il est le véritable gardien no 1 de l’équipe. Depuis l’arrivée de Bowness à Columbus, Merzlikins gagne lui aussi sa part de matchs (8-2-2), mais sa moyenne de 2,50 et son taux d’efficacité sont inférieurs aux statistiques de Greaves.

EN BAISSE

Andre Burakovsky, Blackhawks de Chicago (A) – Burakovsky représentait l’une des belles surprises de la saison en première moitié de saison, lui qui avait amassé 29 points en 38 matchs, ce qui lui valait le troisième rang de l’équipe en date du 7 janvier. Il avait créé une certaine chimie avec Connor Bedard à égalité numérique, et il évoluait sur la première vague du jeu de puissance, ce qui lui avait permis de récolter 10 points dans cette facette du jeu. Les choses se sont terriblement gâtées depuis, alors que le vétéran de 31 ans a récolté seulement un but et une passe en 27 matchs. Il a progressivement perdu du galon en supériorité numérique, mais continuait néanmoins à patiner sur le même trio que Bedard et Ryan Greene à égalité numérique, ce qui donnait une lueur d’espoir aux poolers que les choses finissent miraculeusement par débloquer. L’arrivée d’Anton Frondell en Amérique du Nord a toutefois relégué Burakovsky sur le troisième trio en compagnie de Ryan Donato et Ilya Mikheyev. Mardi, il a été utilisé pendant seulement 13:09 face aux Islanders de New York, son plus faible total depuis le début du mois de février.

Noah Hanifin, Golden Knights de Vegas (D) – Après avoir récupéré d’une blessure au bas du corps qui lui a fait rater 10 matchs en début de saison, Hanifin se dirigeait tout droit vers une cinquième saison de suite d’au moins 38 points, alors qu’il avait récolté 16 points en 31 matchs en date du 6 janvier. Les Golden Knights n’employaient pas de défenseur sur leur première vague du jeu de puissance, mais Hanifin participait à la deuxième vague et avait obtenu six points dans cette phase du jeu. Peu de temps après, Vegas a fait l’acquisition de Rasmus Andersson. Si Hanifin et Andersson ont pris les bouchées doubles dans les confrontations défensives, ça n’a pas aidé les statistiques du défenseur américain. De plus, Andersson a pris la place de Hanifin en avantage numérique, ce qui fait que ce dernier n’a pas obtenu un seul point sur le jeu de puissance en 30 parties, et qu’il a été limité à sept points, dont un seul but, au cours de cette séquence. 

Brandon Bussi, Hurricanes de la Caroline (G) – À sa première saison dans la LNH à l’âge de 27 ans, Bussi a connu des débuts éclatants. Il a battu le record de la LNH pour le plus grand nombre de victoires à ses 25 premiers départs en carrière (21) et il est devenu le deuxième gardien de l’histoire à connaître deux séquences d’au moins neuf victoires de suite au cours de la même saison. En date du 24 janvier, son nom commençait même à être avancé dans la course pour le trophée Vézina en vertu de sa fiche de 19-3-1, sa moyenne de buts alloués de 2,11, son taux d’efficacité de ,915 et un blanchissage. S’il a continué de gagner dans les semaines qui ont suivi (6-0-0), ce n’était pas grâce à ses propres performances, mais bien grâce au soutien de ses coéquipiers. Outre un jeu blanc de 16 arrêts, il n’a pas affiché un taux d’efficacité supérieur à ,900 au cours de cette séquence. Ses statistiques ont continué de battre de l’aile dans les quatre derniers matchs, mais cette fois, les victoires n’ont pas suivi (1-3-0, moyenne de 3,80, taux d’efficacité de ,845). Depuis le 25 janvier, Bussi affiche l’avant-dernière efficacité de la LNH (minimum cinq matchs) à ,860, et Frederik Andersen est en voie de lui ravir le poste de gardien no 1, lui qui a obtenu trois des quatre derniers départs devant le filet de la Caroline.