MONTRÉAL – Zachary Bolduc n’a pas profité d’une grande stabilité à sa première saison avec les Canadiens, se promenant d’un trio à l’autre. À ses quatre dernières rencontres, Bolduc a joué du bon hockey à l’aile gauche du troisième trio aux côtés de Jake Evans et d’Alexandre Texier.
S’il n’a pas inscrit son nom sur la feuille de pointage, Bolduc a décoché dix tirs à ses quatre derniers matchs, en plus d’avoir une présence physique avec neuf mises en échec. Le numéro 76 a profité d’une autre blessure à Kirby Dach pour regagner une place dans l’échiquier de l’équipe. Une place qu’il entend conserver.
« Je me sens bien sur la glace, a dit Bolduc à sa sortie d’un entraînement optionnel mercredi sur la glace du Centre Bell. Je développe une bonne cohésion avec mes partenaires au sein de mon trio. Je trouve que nous faisons tout de bien sauf marquer des buts. Nous gardons les buts pour les plus grands moments. J’ai du plaisir avec Jake et Tex (Texier). »
Bolduc n’a pas touché la cible depuis une éternité. Il faut remonter au 23 décembre pour répertorier son dernier but. Depuis ce temps, le Québécois est au cœur d’une sécheresse de 31 matchs.
Malgré cette disette offensive, l’ancien des Blues de St. Louis garde le moral.
« Je n’ai pas d’enjeu avec ma propre confiance, a-t-il répliqué. Je sais que je peux marquer des buts. Je le fais encore lors de nos entraînements. Pour ma part, je construis ma confiance lors des entraînements.
« J’ai des chances de marquer. À mes derniers matchs, j’ai redirigé des rondelles qui ont passé proche des poteaux ou qui ont frappé le gardien sans qu’il voie trop la rondelle. Je ne suis pas inquiet. Je peux encore marquer des buts. Ça reste une question de temps. »
Samedi dernier contre les Islanders de New York, Bolduc croyait avoir obtenu le huitième but des siens. Mais Patrick Roy a gagné sa contestation pour un hors-jeu. Son ancien entraîneur en chef avec les Remparts de Québec n’a donc rien fait pour l’aider à se relancer.
« Je ne m’attendais pas à le voir y aller d’une contestation, avait dit Bolduc lundi. Je n’avais pas réalisé sur le coup qu’il y avait un possible hors-jeu. Je l’ai découvert à mon retour sur le banc. J’ai croisé Patrick du regard et il m’a fait un petit sourire. À ce moment, je savais que le but n’était pas bon. Il savait ce qu’il faisait. Je trouvais ça fâchant, mais ça fait partie du jeu. C’était la deuxième fois en peu de matchs que je me faisais refuser un but. L’autre fois, c’était contre les Sénateurs à Ottawa (11 mars). »


















