DETROIT – La frustration s’est fait sentir chez les Red Wings de Detroit, mercredi.
« Nous avons dû interrompre une altercation (entre deux joueurs) en plein milieu de l’entraînement parce qu’il y avait de l’intensité, a commenté l’entraîneur Derek Lalonde. Je pense que c’est très productif. »
Les Red Wings devront certes faire preuve d’intensité après avoir perdu leurs six derniers matchs – par un score combiné de 32-11 – une séquence qui a ébranlé leurs chances de se qualifier pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley.
« Je pense que c’est une bonne chose d’être frustré, a réagi le défenseur Moritz Seider. Ce n’est plus acceptable de perdre dorénavant. »
Avant ce creux de vague, les Red Wings surfaient sur une série de six victoires et détenaient la première place de quatrième as dans l’Association de l’Est.
Le 28 février, ils montraient une fiche de 33-20-6 et se trouvaient trois points devant le Lightning de Tampa Bay, qui était détenteur de la deuxième place de quatrième as, et huit points devant les Devils du New Jersey, les plus proches poursuivants dans la course aux séries.
Aujourd’hui?
Ils affichent un dossier de 33-26-6, à égalité avec les Islanders de New York au chapitre des points, mais ces derniers détiennent pour le moment la dernière place donnant accès aux séries parce qu’ils ont un match en main sur Detroit.
Les Red Wings ont désespérément besoin d’offrir une bonne performance à domicile contre les Coyotes de l’Arizona, jeudi (19 h HE; SCRIPPS, BSDET).
« Je serais préoccupé si nous étions là tout souriants et heureux, comme si tout allait bien, a dit l’attaquant Patrick Kane. Je pense que c’est bien de sentir un peu de frustration, à condition que tu l’exploites de la bonne manière. »
Qu’est-ce qui ne va pas avec les Red Wings?
Le 28 février, ils étaient quatrièmes dans la LNH pour les buts marqués par match (3,58), huitièmes en avantage numérique (23,5%) et neuvièmes en infériorité numérique (81,7%), mais 20e pour les buts contre par partie (3,15). Ils occupaient le 29e rang pour les tentatives de tirs à 5-contre-5 (46,1%), mais leur quatrième place pour le pourcentage combiné de tirs combiné au pourcentage d’arrêts à 5-contre-5 (102,0) les sauvait.
En d’autres mots, ils s’en remettaient à d’excellents rendements pour les tirs, les gardiens et les unités spéciales, mais la loi de la moyenne allait fort probablement finir par les rattraper.
Même entre le 1er janvier et le 28 février, quand ils ont maintenu une fiche de 16-4-2 et pris le deuxième rang de la LNH au chapitre du pourcentage de points (,773), il y avait des failles dans la fondation.
Durant cette période, ils étaient quatrièmes pour les buts par match (3,64) et septièmes pour les buts concédés par partie (2,64). Ils avaient le septième meilleur jeu de puissance (28,1%), à égalité avec les Capitals de Washington, et la quatrième meilleure unité d’infériorité numérique (84,6%), mais ils prenaient le 26e rang pour les tentatives de tirs à 5-contre-5 (46,1 pour cent). Ils réussissaient toutefois à s'en sortir parce qu’ils montraient le deuxième meilleur pourcentage de tirs combiné au pourcentage d’arrêts (102,9%).
« À certains moments dans la dernière séquence de six victoires, nous ne jouions pas si bien que ça, a soutenu l’attaquant québécois David Perron. Tout le monde nous louangeait, et j’ai eu des conversations avec certaines personnes – entraîneurs, joueurs et autres.
« J’ai l’impression que tous les buts qu’on marquait masquaient nos problèmes, et à un certain point, ça allait se retourner contre nous. C’est ce qui est arrivé. On fait face à l’autre côté de la médaille présentement. »
Lalonde est d’accord avec ces propos.
« Nous avons joué du très bon hockey pendant cette séquence. Tu ne te retrouves pas 13 matchs au-dessus de la barre des ,500 par accident. Mais ceci étant dit, il y a eu plusieurs moments où notre attaque et nos gardiens ont fait la différence pendant longtemps. »
Depuis le 29 février, les Red Wings sont 31e pour les buts par match (1,83), 32e pour les buts contre (5,33), 19e pour l’avantage numérique (17,7%) et 23e, à égalité avec le Wild du Minnesota, pour l’infériorité numérique (72,7%). Ils occupent le 26e rang pour les tentatives de tirs (45,8%) et le 32e rang pour le pourcentage de tirs combiné au pourcentage d’arrêts (90,9%).





















