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Josh Anderson a la vague impression de jouer dans le même film qu'il y a deux ans, alors que les Blue Jackets de Columbus se préparaient à affronter la puissante machine du Lightning de Tampa Bay.

Il doit répondre aux mêmes questions sur le talent de ses adversaires, sur le rôle de négligé de son équipe et sur la manière de s'y prendre pour parvenir à causer la surprise. Et il n'a aucun problème à le faire; il aime bien voir la pression se retrouver d'un seul et même côté.
« J'adore ça et j'ai hâte au premier match », a lancé l'imposant attaquant des Canadiens, lundi, à trois jours du début de la série de premier tour face aux Maple Leafs de Toronto.
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La formation torontoise ne vient pas de connaître une saison aussi spectaculaire que celle qui avait permis au Lightning (62-16-4) d'entrer dans les livres d'histoire de la LNH en 2018-19, mais elle a tout de même trôné sans trop d'ennuis au sommet de la section Nord pour la majeure partie de la campagne.
On le sait, le Tricolore aura fort à faire pour se débarrasser de son éternel rival. Mais pas autant que les Jackets qui devaient, à l'époque, se mesurer à une équipe qui avait récolté 30 points de plus qu'elle. Anderson et ses coéquipiers avaient éventuellement ébranlé la planète hockey en balayant la série.
Dans cette optique, il peut facilement remettre en perspective l'ampleur de la tâche qui attend la troupe de Dominique Ducharme.
« J'ai appris de cette expérience, a-t-il fait valoir. On devait affronter l'équipe championne de la saison régulière, et plusieurs personnes pensaient qu'on ne ferait que passer. Surtout quand on perdait 3-0 après la première période de la série. Tout le monde pensait que ce serait facile pour eux.
« On avait un plan de match, et on l'a bien exécuté. La situation est un peu similaire, mais ce sont deux marchés de hockey complètement différents. Il y a beaucoup de pression dans les deux villes, et ils en ont beaucoup plus que nous. »
Anderson n'a pas tort sur ce point. Les attentes étaient élevées à Montréal en début de saison, mais la longue et pénible fin de campagne a ramené un peu tout le monde sur le plancher des vaches. Dans la ville reine, les constants succès de l'équipe n'ont fait qu'alimenter une bête assoiffée de victoires en séries.

MTL@EDM: Anderson marque son 2e but du match

C'est à ce moment qu'on doit rappeler que les Maple Leafs n'ont pas franchi la première ronde des séries depuis 2003-04. Un autre échec - contre le Tricolore de surcroît - mettrait la ville sens dessus dessous.
Comme il a grandi à Burlington, en banlieue de Toronto, Anderson est bien au courant et il s'en servira sans doute comme élément de motivation.
« Je ne pense pas qu'il y ait une équipe que j'aimerais affronter davantage qu'elle, a-t-il laissé tomber. On va aborder les choses un match à la fois, et la meilleure équipe va l'emporter. »
Le puissant patineur n'est cependant pas le seul joueur qui va participer à cette série qui pourra se servir de cette expérience face au Lightning tenter d'accéder à la deuxième ronde. Et la mauvaise nouvelle, c'est que l'autre était le capitaine des Jackets et qu'il porte désormais la feuille d'érable.
Comme s'ils ne comptaient pas sur assez de joueurs d'expérience avec Joe Thornton, Jason Spezza et Wayne Simmonds, les Maple Leafs ont fait l'acquisition de Nick Foligno à la date limite des transactions.
« Ils ont de bons leaders, et on sait ce que Foligno peut apporter chaque soir avec sa présence physique, a vanté Anderson. Ils ont aussi d'autres joueurs d'expérience. Je ne m'attends pas du tout à des matchs faciles, mais ce sera plaisant de les jouer et de les regarder pour les partisans à la maison. »