Frondell_Blackhawks_shoots

MUNICH, Allemagne – Lorsqu’il analyse le potentiel de croissance des Blackhawks de Chicago pour la saison à venir et le rôle qu’il pourrait occuper, Anton Frondell ne peut faire autrement que d’être emballé. 

Après avoir vécu son baptême de feu de la LNH en inscrivant neuf points (trois buts, six passes) en 12 matchs à la fin de la saison dernière, le centre de 19 ans est prêt à en faire davantage à sa première saison complète dans le circuit, et il est persuadé que ça peut également s’appliquer aux Blackhawks. 

« Mon objectif pour cette saison est d’aider l’équipe à accéder aux séries, a lancé Frondell pendant la tournée médiatique des joueurs européens de la LNH, le mois dernier. C’est peut-être la première étape de notre plan de développement, car nous avons raté les séries dans les quelques dernières années. Ensuite, jusqu’où nous rendrons-nous? C’est à nous d’y voir. »

Chicago n’a pas participé aux séries éliminatoires depuis 2020, mais l’avenir semble radieux avec le jeune noyau qui inclut Frondell, Connor Bedard, Frank Nazar, Bowen Byram, Alex Vlasic et Artyom Levshunov. L’ajout de Byram, qui a été acquis dans une transaction avec les Sabres de Buffalo le 23 juin, et le retour de Patrick Kane, qui a signé un contrat de deux ans le 23 juillet, insufflent un vent d’espoir à Chicago. 

Malheureusement, Bedard, la pierre angulaire de la reconstruction des Blackhawks depuis sa sélection au premier rang du repêchage 2023, s’est blessé à une épaule en juillet et ne sera probablement pas de retour avant novembre. Frondell est assurément l’un des candidats pour prendre la place de Bedard au centre du premier trio pendant son absence, mais il espère néanmoins que son coéquipier sera de retour plus tôt que tard. 

« Il est l’élément le plus important au sein de l’équipe, et le voilà blessé. Ce n’est pas plaisant, a déploré Frondell. Tout le monde veut le voir être de retour le plus vite possible. Les partisans vont également s’ennuyer de lui. Alors jamais je n’ai vu la situation en me disant, “Oh, c’est bon pour moi”. 

« Je ne sais pas comment les entraîneurs pensent. S’ils veulent que je prenne cette position, je vais le faire, c’est certain. Mais les joueurs comme les partisans ont déjà hâte à son retour. En espérant que ce soit bientôt. » 

Quoi qu’il en soit, Frondell sait qu’il y a encore beaucoup de pain sur la planche pour lui et pour les Blackhawks. Le Suédois a discuté de son passage de la Ligue élite suédoise (SHL) à la LNH, de sa mutation au centre, de ce qu’il peut apprendre de Bedard et de Kane, et de bien d’autres sujets dans un exercice de questions-réponses avec LNH.com.

Comment s’est passé ton été alors que tu te prépares pour ta première saison complète dans la LNH?

« La dernière saison a été longue puisque j’ai fait le saut dans la LNH après ma saison avec Djurgardens à Stockholm, avant de participer au Championnat du monde. Alors, quand je suis revenu à la maison, j’avais l’impression que la moitié de l’été était déjà passée. J’ai pris une petite pause, puis j’ai fait mon retour sur la glace. L’entraînement, le patin… tu as besoin d’un peu de tout. Tu dois patiner, t’entraîner au gym, pratiquer ton lancer, etc. Comme toujours, on fait tout ce qu’on peut pour être prêt et encore meilleur la saison suivante. » 

Qu’as-tu appris de ces 12 matchs dans la LNH à la fin de la saison?

« La plus grande différence, la chose que tu ressens dès que tu sautes sur une patinoire nord-américaine, c’est l’espace restreint comparativement aux glaces de dimensions européennes, sur lesquelles tu as beaucoup plus d’espace et de temps. On a moins de temps avec la rondelle. L’échec avant arrive vite et tu te dois de prendre des décisions rapidement, en plus d’avoir constamment de la vitesse. C’est vraiment ce que j’ai dénoté comme différence. »

Tu as joué à l’aile pendant la majorité de la saison à Djurgardens la saison dernière et un peu à Chicago avant d’être muté au centre. Es-tu à l’aise de jouer au centre si les Blackhawks te veulent à cette position cette saison?

« Tout au long de ma carrière, j’ai joué des matchs au centre et des matchs à l’aile. Je suis à l’aise dans les deux positions. J’ai l’habitude de faire les deux. Ils m’ont fait jouer à l’aile pour les trois premiers matchs; c’était cool de jouer avec Connor Bedard pour mon premier match. Par la suite, ils m’ont essayé au centre pour les neuf matchs suivants, et j’ai eu l’impression que ça fonctionnait plutôt bien. J’avais de bons ailiers à mes côtés, mais j’ai vraiment aimé jouer au centre de la glace et aider les défenseurs dans notre zone. »

WPG@CHI: Frondell ouvre la marque avec son premier but

Les responsabilités défensives représentent-elles la plus grande différence entre un poste à l’aile ou au centre?

« D’abord, au centre, tu dois prendre des mises en jeu. C’est un aspect important du jeu, qui dicte si tu amorces la séquence avec la rondelle, ou en tentant de la récupérer. Mais le reste du temps, il est vrai qu’au centre, tu dois avoir une plus grande conscience défensive qu’à l’aile. »

Tu n’as remporté que 30,2 % de tes mises en jeu la saison dernière. Est-ce un aspect du jeu sur lequel tu as travaillé cet été?

« J’essaie toujours de travailler là-dessus à l’entraînement. Lorsque j’ai joué mes 12 premiers matchs dans la LNH, j’ai compris à quel point mes adversaires aux cercles de mises en jeu étaient meilleurs que ce à quoi j’étais habitué. »

Qu’as-tu appris de Bedard la saison dernière?

« J’ai retenu à quel point il avait confiance, et à quel point rien ne l’effraie. Il se met au défi, il essaie de choses et souvent, il réussit car il croit vraiment en lui. Il réussit des manœuvres avec la rondelle que je serais incapable de faire. C’est très cool d’avoir un bon gars comme lui dans l’équipe. Je serais très emballé de jouer avec lui à nouveau. »

L’équipe peut-elle tenir le fort en son absence en début de saison?

« Nous semblons avoir une très bonne équipe dans l’ensemble. Nous avons complété quelques échanges, mis des joueurs sous contrat, et certains espoirs tenteront de se tailler une place avec l’équipe au camp. Notre niveau de jeu s’élève d’année en année, car nous sommes la plus jeune équipe de la ligue. Nous allons apprendre, nous développer, nous améliorer. Tout le monde fera des pas en avant dans les prochaines années. Cela dit, Connor est un joueur très important pour notre équipe. »

Ressens-tu le désir de Bedard d’aider les Blackhawks à redevenir une équipe de séries?

« J’ai été dans ce vestiaire le temps de quelques matchs seulement, mais j’ai senti que Connor était l’un des leaders de cette équipe. Même s’il est jeune, il ne craint pas de parler lorsqu’il a quelque chose à dire. Et je sais que les autres joueurs l’écoutent, car il est très bon, il met les autres à l’aise, puis les fait sentir compris et bienvenus. C’est la première impression que j’ai eue lorsque je suis arrivée ici. Connor m’a écrit après le repêchage l’an dernier pour me féliciter, et quelques jours avant mon arrivée à Chicago la saison dernière, il m’a renvoyé un message pour me dire de l’appeler ou de lui écrire s’il y avait quoi que ce soit. Il m’a fait sentir à l’aise et le bienvenu. »

Quelle a été ta réaction lorsque tu as appris que Kane avait signé un contrat avec les Blackhawks?

« J’utilise souvent le mot cool, mais encore une fois, ce sera cool d’avoir la chance de m’entraîner avec lui, jouer un match avec lui et peut-être jouer sur le même trio que lui, qui sait? Ce serait un rêve. Il est un héros d’enfance, en quelque sorte, et un héros dans l’histoire des Blackhawks. Il a connu du succès ici et sait ce que ça prend pour gagner. C’est très important d’avoir quelqu’un comme lui dans une équipe. »

Penses-tu pouvoir apprendre de lui?

« Évidemment! Je crois que tout le monde dans l’équipe pourra apprendre quelque chose de lui. Ces deux dernières années, j’ai côtoyé (le double champion de la Coupe Stanley avec les Blackhawks) Marcus Kruger à Djugardens. Marcus est un gagnant, quelqu’un qui a déjà vécu des parcours vers des championnats. C’est d’une grande aide d’avoir des gars comme Patrick ou Marcus dans un vestiaire. »