ÉCJ : Le mode solution est enclenché
Les joueurs présents au camp de sélection ont déjà mis la main à la pâte pour établir un plan d'action pour la durée de leur quarantaine

Depuis l'annonce des deux cas de COVID-19 au sein du groupe de 46 joueurs au camp de sélection de la formation nationale, mercredi, toute l'organisation est en mode solution. À un mois du début du Championnat mondial junior, pas question de gaspiller les 14 jours de quarantaine auxquels ils doivent tous se soumettre.
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« Quand on leur a annoncé la nouvelle, ç'a pincé un peu, a expliqué l'entraîneur-chef André Tourigny, jeudi. Les joueurs se sont tout de suite mis en mode solution. On a mis sur pied des comités pour organiser des activités en très peu de temps. Les gars sont très proactifs et leur réaction est phénoménale.
« C'est impressionnant de voir à quel point l'être humain est capable de s'adapter à n'importe quelle situation. C'est évident qu'il n'y a rien comme être sur la glace, mais au lieu de voir ça comme une défaite, ils ont pris ça comme un défi. Je suis convaincu qu'on ne gaspillera pas ces 14 jours. »
Jusqu'au 7 décembre, donc, tout ce beau monde est confiné individuellement dans sa chambre d'hôtel de Red Deer, en Alberta. Cela signifie évidemment que la longue période d'évaluation initialement prévue par Hockey Canada vient d'être réduite de moitié.
Impossible de savoir, pour l'instant, à quel moment Tourigny et sa bande procéderont à des retranchements. On ignore même s'ils auront de nouveau l'occasion d'évaluer les joueurs sur la patinoire avant de déménager dans la bulle d'Edmonton, où se déroulera le tournoi à compter du 25 décembre.
« Dans les 24 dernières heures, on s'est concentrés à organiser les deux prochaines semaines, a répondu Tourigny. Quelle sera la suite des choses? Est-ce qu'on va jouer des matchs? Combien de joueurs va-t-on garder? Ça reste à déterminer. On ne sait pas les cartes qu'on a, alors c'est difficile de jouer notre main. »
Tout ce qu'on sait, c'est que les 25 joueurs qui enfileront l'uniforme unifolié doivent être ensemble à compter du 6 décembre et subir trois tests négatifs avant d'accéder à l'environnement protégé, dès le 13 décembre.
L'équipe pourra retrancher des joueurs après le 6 décembre, mais ne pourra pas en ajouter. Le vice-président des équipes nationales, Scott Salmond, a d'ailleurs indiqué que la possibilité de voir Alexis Lafrenière, le premier choix du dernier encan de la LNH, se joindre au groupe était encore sur la table.
D'ici à ce qu'ils aient la permission de quitter leur chambre et de refouler la glace, les joueurs participeront à des entraînements sur Zoom, des réunions d'équipe et des conférences avec certains invités. Ils ont aussi des activités de prévues, comme un pool de la NFL, des parties de poker et une soirée quiz. Sans oublier les consoles de jeux vidéo qu'ils ont eu l'autorisation de mettre dans leur valise.
Sans pouvoir évaluer le rendement des candidats sur la patinoire, Tourigny pourra quand même prendre quelques notes au cours des prochains jours.
« On connaîtra de l'adversité pendant cette quarantaine, et on en aura aussi au niveau hockey avec les blessures ou des matchs qui n'iront pas comme on le souhaite, a dit Tourigny. Si des joueurs ont de la difficulté à surmonter cette adversité, ce sera inquiétant.
« À l'inverse, des gars qui démontrent du leadership pendant cette période, ce sont des gars sur lesquels on sait qu'on pourra compter quand les choses vont se corser. »
Du soutien au besoin
Même si tout est mis de l'avant pour s'assurer que les joueurs demeurent stimulés et engagés, des ressources au chapitre de la santé mentale sont déjà en place pour surveiller l'évolution du comportement de tous ceux qui se retrouvent confinés à l'hôtel.
Les joueurs doivent régulièrement remplir un questionnaire sur une application et les résultats seront accessibles à Salmond et à Tourigny.
« Nous allons suivre ça attentivement pour être en mesure de réagir si nous voyons que quelque chose cloche, a expliqué Salmond. Sur l'application, les joueurs peuvent aussi recevoir de manière confidentielle des conseils de professionnels qui ne font pas partie de notre groupe. C'est très important pour nous et nous en sommes fiers. »
En faisant le maximum au point de vue physique et en suivant étroitement l'état de santé mental de tout un chacun, Hockey Canada est persuadé que la formation qui affrontera l'Allemagne lors de son premier match du tournoi, le 26 décembre, sera à la hauteur des attentes.
« Si on avait pu rester sur la glace, j'aurais eu la certitude que l'équipe aurait été prête pour le début du tournoi, a conclu Tourigny. Maintenant, je suis très confiant d'y arriver. Nous avons des joueurs qui sont dévoués et qui sont confiants de l'ampleur du défi.
« On va tout mettre en œuvre pour que nos gars soient au sommet de leur forme quand le tournoi va commencer. »

















