L'entraîneur des Jets Paul Maurice a affirmé que le jeu de Byfuglien a été sous-estimé cette saison: l'Américain a récolté 45 points (huit buts) en 69 parties.
« Il a très bien joué pour nous. Il n'a pas marqué beaucoup de buts, et cela a attiré beaucoup d'attention, mais son jeu était excellent », a souligné Maurice.
Le joueur de centre Paul Stastny a fait remarquer que l'intelligence de Byfuglien est souvent ignorée.
« Si tu dois aller batailler contre lui dans le coin, tu veux qu'il y aille en premier, mais il est beaucoup plus intelligent que tu l'imagines, a expliqué Stastny. Il connaît ses forces, alors il te laisse aller dans le coin en premier afin qu'il puisse te plaquer.
Je sais qu'il est massif, mais il joue de manière très allumée et il utilise son physique de la bonne façon, donc c'est difficile de mettre de la pression sur lui. Il n'y a pas beaucoup de joueurs physiques comme lui. Il est unique. Parfois, il va être à l'origine d'une chance de marquer pour l'adversaire, mais il en crée plus en offensive qu'il n'en permet. Pour un attaquant, c'est très plaisant de jouer avec lui. »
Son intelligence et ses aptitudes représentent de bons atouts pour Byfuglien, mais c'est souvent les collisions violentes qui font tourner les têtes.
Maurice, qui a servi comme entraîneur adjoint avec Équipe Europe pendant la Coupe du monde de hockey 2016, a mentionné que plusieurs de ses joueurs ont poussé un soupir de soulagement en apprenant que Byfuglien n'allait pas être de l'alignement d'Équipe États-Unis dans leur affrontement de la ronde préliminaire.
« J'ai entendu environ sept joueurs, comme Tomas Tatar, me dire "Dieu soit loué", a raconté Maurice. Ils m'ont ensuite parlé des moments où Dustin les avait écrasés. Ils étaient si heureux d'apprendre qu'il n'était pas de l'alignement. »
Maurice a également mentionné qu'il croit que Byfuglien lève le pied sur la grande majorité de ses mises en échec.
« Il l'a fait de temps en temps pendant la deuxième moitié de la saison, et avec beaucoup de succès, a noté Maurice. Des coups légaux. Il faut mentionner qu'il se retient un peu sur presque chaque coup.
« Il y en a eu une ou deux occasions par la passé où il a plaqué quelqu'un, peut-être (Jay) Bouwmeester à St. Louis il y a quelques annés, où presque tout le monde y a réagi en disant, "C'est un coup légal, mais ça devrait être une pénalité", parce que c'était si violent. Il modifie la manière dont tu abordes le match. »
Les mises en échec ne sont qu'un seul élément de son travail, selon Byfuglien.
« Ça me fait sourire, a-t-il dit. C'est un élément du hockey. J'aime le faire. Mais ça ne me fait pas particulièrement plaisir. »
Une victoire dans le match no 2 lui a toutefois fait plaisir.
« Nous avons un plan de match, le jeu physique est une de nos forces, a dit Byfuglien. Nous voulons jouer avec vitesse et les priver d'espace. Si les mises en échec s'offrent à toi, profite-en, mais ne les pourchasse pas. Nous avons affiché un bel effort collectif pendant 60 minutes. »