Au pied de la scène, André et Marlène ne peuvent s’empêcher de se remémorer l’enfance de William. Les deux parents se souviennent évidemment de ces autocollants au plafond, mais également des notes de « We are the Champions », qui résonnaient dans les haut-parleurs de l’aréna de Pierrefonds lorsqu’il gagnait un tournoi. Ils ont réentendu le célèbre hymne de Queen au T-Mobile Arena de Las Vegas le mois dernier.
« On avait compris qu’on avait une possibilité de se rendre jusque-là cette année, mais il fallait prendre ça une marche à la fois, a rappelé André. On a profité de chacun des moments, de chacun des matchs. À un moment donné, on voyait que ça s’en allait dans la bonne direction. On était bien contents. »
André et Marlène se souviennent également du départ de William du nid familial pour le Cap-Breton à 15 ans, pour y évoluer avec les Screaming Eagles dans la LHJMQ.
« Pour nous, il n’était encore qu’un jeune de 15 ans. Mais pour lui, c’était clair : il s’en allait là-bas, a raconté Marlène. On a été là pour l’accompagner et l’encourager à travers les hauts et les bas. On l’a toujours soutenu. »
« Il était convaincu que c’était l’avenue qui allait lui permettre d’accéder à la LNH le plus rapidement, a ajouté André. Deux conquêtes de la Coupe Stanley plus tard, on peut dire qu’il a fait le bon choix! »
Comme André le souligne, il s’agit pour William d’une deuxième conquête de la Coupe Stanley depuis le début de sa carrière. Il avait également triomphé lorsqu’il évoluait avec les Golden Knights de Vegas en 2023. Cet été-là, il amenait la Coupe Stanley à L’Île-Perrot une première fois.
La scène s’est répétée samedi, mais Carrier assure que le moment est tout aussi spécial.
« Même que je profite encore plus du moment! », a-t-il dit. « La première fois, tu ne sais pas à quoi t’attendre, la journée passe en un claquement de doigts. Cette année, j’en profite plus. J’ai moins d’activités à l’horaire. Je vais aller à la maison et en profiter avec ma famille et mes amis. »