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NOTRE-DAME-DE-L’ÎLE-PERROT, Qc – Lorsque William Carrier avait 6 ans, il avait demandé à ses parents d’apposer au plafond de sa chambre des autocollants à l’effigie des 30 équipes de la LNH, espérant qu’un jour, l’une d’elles le repêche.

Il allait donc de soi qu’environ 25 ans plus tard, l’attaquant québécois des Hurricanes de la Caroline amorce sa journée de célébrations avec la Coupe Stanley en compagnie de jeunes rêveurs.

Des dizaines d’enfants ont fait la file au parc des Éperviers de L’Île-Perrot samedi pour y rencontrer Carrier et, évidemment, voir le gros trophée argenté de leurs propres yeux.

« Je voulais partager ça avec les kids, a souligné Carrier au terme d’une séance de photos et autographes de plus d’une heure. J’ai eu la chance de voir la Coupe quand j’étais plus jeune, et ça m’a motivé à la gagner. Si j’ai pu en motiver quelques-uns aujourd’hui, je suis heureux.

« Je voulais montrer aux enfants que c’est atteignable et que n’importe qui peut la gagner. »

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Au pied de la scène, André et Marlène ne peuvent s’empêcher de se remémorer l’enfance de William. Les deux parents se souviennent évidemment de ces autocollants au plafond, mais également des notes de « We are the Champions », qui résonnaient dans les haut-parleurs de l’aréna de Pierrefonds lorsqu’il gagnait un tournoi. Ils ont réentendu le célèbre hymne de Queen au T-Mobile Arena de Las Vegas le mois dernier.

« On avait compris qu’on avait une possibilité de se rendre jusque-là cette année, mais il fallait prendre ça une marche à la fois, a rappelé André. On a profité de chacun des moments, de chacun des matchs. À un moment donné, on voyait que ça s’en allait dans la bonne direction. On était bien contents. »

André et Marlène se souviennent également du départ de William du nid familial pour le Cap-Breton à 15 ans, pour y évoluer avec les Screaming Eagles dans la LHJMQ.

« Pour nous, il n’était encore qu’un jeune de 15 ans. Mais pour lui, c’était clair : il s’en allait là-bas, a raconté Marlène. On a été là pour l’accompagner et l’encourager à travers les hauts et les bas. On l’a toujours soutenu. »

« Il était convaincu que c’était l’avenue qui allait lui permettre d’accéder à la LNH le plus rapidement, a ajouté André. Deux conquêtes de la Coupe Stanley plus tard, on peut dire qu’il a fait le bon choix! »

Comme André le souligne, il s’agit pour William d’une deuxième conquête de la Coupe Stanley depuis le début de sa carrière. Il avait également triomphé lorsqu’il évoluait avec les Golden Knights de Vegas en 2023. Cet été-là, il amenait la Coupe Stanley à L’Île-Perrot une première fois.

La scène s’est répétée samedi, mais Carrier assure que le moment est tout aussi spécial.

« Même que je profite encore plus du moment! », a-t-il dit. « La première fois, tu ne sais pas à quoi t’attendre, la journée passe en un claquement de doigts. Cette année, j’en profite plus. J’ai moins d’activités à l’horaire. Je vais aller à la maison et en profiter avec ma famille et mes amis. »

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Cet arrêt dans la région métropolitaine montréalaise est le tout premier de la Coupe Stanley cet été.

Les Hurricanes ont triomphé le 14 juin au terme d’une série de six matchs face aux Golden Knights, et d’un parcours éliminatoire presque parfait de 16 victoires et seulement 3 défaites.

Carrier assumait un rôle clair au sein de cette équipe, au sein du quatrième trio aux côtés d’Eric Robinson et de Mark Jankowski. Il a terminé les séries avec quatre mentions d’aide et surtout, 91 mises en échec (3e rang LNH) en 19 matchs.

« Nous nous sommes démarqués par notre éthique de travail, a-t-il analysé. L’équipe a bâti une identité et les dirigeants sont allés chercher les gars pour bâtir autour de cette identité. Tous les gars dans cette équipe ont une bonne éthique de travail. Ils sont probablement déjà dans le gymnase comme moi, et sont prêts pour la prochaine saison. »

Les Hurricanes ont gardé leur effectif intact cet été, hormis les départs du gardien Frederik Andersen et du défenseur Mike Reilly. Carrier et ses coéquipiers devraient donc à nouveau aspirer à de grandes choses en 2026-27.

« Je suis heureux d’avoir ma journée avec la Coupe Stanley tôt dans l’été. Demain, je vais mettre ça derrière moi et me concentrer sur la prochaine saison », a conclu Carrier avant de rentrer chez lui aux abords d’une Mustang, la Coupe sous le bras.