Leo Carlsson a reçu une offre de contrat de la part des Flyers de Philadelphie à laquelle il ne pouvait pas dire non. Mais il avait également le désir de demeurer avec les Ducks d’Anaheim.
L’attaquant de 21 ans ultimement obtenu tout ce qu’il voulait jeudi, quand les Ducks ont égalé l’offre de cinq ans et 90 millions $ (moyenne annuelle de 18 M$) que Carlsson avait signée avec les Flyers six jours plus tôt.
« J’ai toujours, toujours voulu être un Duck, a lancé Carlsson. C’est mon domicile ici. Je suis fébrile à l’idée d’être de retour. »
Le jeune homme a insisté plusieurs fois sur le fait que demeurer à Anaheim était son premier choix. Mais le contrat qui allait changer sa vie présenté par Philadelphie – celui qui fait de lui le joueur le mieux payé de la LNH sur une base annuelle – était tout simplement impossible à ignorer.
« C’était une offre que 99 pour cent des gens auraient également signée, a-t-il dit. Ça changeait la vie de ma famille et tout ça, également. Alors c’est une réponse assez simple. Mais je voulais vraiment rester ici. Je souhaitais vraiment qu’ils égalent l’offre. »
La décision des Ducks a mis fin à ce que Carlsson a qualifié de « semaine la plus bizarre de sa vie », alors qu’il attendait de savoir quelle serait la suite des événements pour sa carrière.
« J’essayais de ne pas trop y penser. Je m’entraînais, je voyais des amis, je jouais au golf, des trucs du genre, a dit Carlsson depuis son domicile en Suède. J’ai vraiment essayé de ne pas trop y penser. »
Carlsson a dit qu’il avait parlé avec quelques-uns de ses coéquipiers des Ducks et que la réponse était unanimement positive.
Ces derniers espéraient simplement qu’il profiterait de ce contrat avec eux.
« Je ne pense pas avoir reçu une seule réaction négative, a dit Carlsson. Ils étaient tous très contents pour moi. Ils m’ont dit que je le méritais et ils étaient contents pour moi. Ils espéraient que je reste (à Anaheim). »
Il n’a su que peu de temps avant l’annonce officielle, jeudi, qu’il demeurerait un membre des Ducks.
« Je suis vraiment soulagé, a dit l’attaquant. Ma mère est également soulagée. Elle a été angoissée tout au long de la semaine, alors c’est super que ce soit réglé. Je suis vraiment content. »
De son côté, le directeur général des Ducks Pat Verbeek est heureux que la saga entourant le contrat de Carlsson soit terminée.
Il a soutenu que c’est le point culminant de discussions qui se sont entamées en septembre 2025 et qui se sont poursuivies jusqu’à la fin de la dernière saison. Mais quand le 1er juillet est arrivé et que Carlsson est devenu joueur autonome avec compensation, Verbeek sentait, en fonction des conversations qu’il avait eues avec l’agent de Carlsson, qu’une offre hostile allait être soumise.
Cette fameuse offre est arrivée vendredi, créant une onde de choc dans le monde du hockey.
« Nous étions prêts à accepter des offres hostiles avec tout l’espace salarial que nous avions, a expliqué Verbeek. Alors, à compter de ce moment précis, nous allions devoir composer avec ce qui allait se passer. Est-ce que nous nous attendions à une offre hostile aussi élevée? Non, nous n’avions pas vu cela venir. »
Avant même le début de la saga, Verbeek avait mentionné publiquement que les Ducks égaleraient toute offre hostile qui serait soumise. Mais cette décision a impliqué de longues conversations à différents niveaux au sein de l’organisation.
« Nous avons fait nos devoirs, a dit Verbeek. Nous avons eu plusieurs discussions à l’interne et avec les propriétaires. On a fait des appels à travers la Ligue, on a exploré les possibilités. La compensation impliquait quatre choix de premier tour, alors nous avons analysé cela de près. […] Plus les discussions avançaient, plus la décision est devenue facile. Il devenait clair que nous devions égaler cette offre hostile. »
Carlsson, deuxième choix au total du repêchage 2023, est la pièce maîtresse d’une équipe des Ducks qui atteint les séries éliminatoires la saison dernière pour la première fois depuis 2018. Il a terminé au deuxième rang de l’équipe avec 67 points (29 buts, 38 passes) en 70 matchs, puis à égalité au deuxième rang en séries avec 11 points (quatre buts, sept passes) en 12 rencontres.


















