Après une saison complète passée à ses côtés, ses anciens coéquipiers montréalais devraient pourtant savoir qu'il est légèrement risqué de le laisser rôder à sa guise autour de leur filet. Surtout que c'est la recette qui lui a permis de mettre un terme à sa disette aux côtés de Maroon et de Pierre-Édouard Bellemare.
« Il n'a jamais montré de signes de frustration, a expliqué Maroon, auteur du premier but du match. Comme trio, nous avons tellement obtenu de chances dont nous ne profitions pas. C'en était presque risible. On savait bien que ç'allait débloquer un jour ou l'autre.
« Corey a presque 400 buts dans cette Ligue. Il est créatif et il sait comment générer de l'attaque, il n'y a aucun doute là-dessus. Il a fait du bon travail et on a tous vu sa confiance s'accroître avec le temps. Je suis heureux de le voir connaître du succès et j'espère que ça se poursuivra. Pour lui et pour nous. »
Un leader
C'est en entendant ses nouveaux coéquipiers parler de lui avec beaucoup de respect et une certaine admiration que l'on comprend un peu mieux ce que les Canadiens ont perdu quand ce dernier a choisi de signer un contrat de deux ans avec Tampa Bay au cours de la saison morte.
« C'est mon meilleur ami, a révélé Maroon, qui a aussi été son coéquipier avec les Ducks d'Anaheim. Je l'ai affronté en finale lors des deux dernières années et nous savons tous ce dont il est capable. […] Nous avons perdu beaucoup de gars cet été et il apporte une nouvelle voix, un nouveau leadership dans le vestiaire. »
Ce même leadership qui servait à encadrer les Nick Suzuki, Cole Caufield et Jesperi Kotkaniemi l'an dernier sert maintenant la cause des Boris Katchouk, Taylor Raddysh, Cal Foote, Ross Colton et compagnie.
« Il dégage une aura, a conclu Cooper. Quand il entre dans un vestiaire, tout le monde prend exemple sur lui. Pour moi, tout ce que Corey Perry fait a du sens. Il dit les vraies choses, et il n'y a pas de foutaise avec lui. Il me conseille parfois même des choses qui sont tout à fait logiques. »