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Dans la NFL, le dernier joueur sélectionné au repêchage annuel est surnommé « Mr. Irrelevant » (M. Non Pertinent). Le surnom reflète les maigres chances qu'un joueur sélectionné à ce rang atteigne un poste dans la grande ligue, encore moins qu'il connaisse une longue carrière.

C'est la même chose dans la LNH, où le dernier joueur sélectionné au repêchage doit surmonter des probabilités importantes contre lui afin de décrocher un poste dans la ligue. Parmi les 50 joueurs sélectionnés avec le dernier choix d'un repêchage de la LNH, seuls 12 d'entre eux sont parvenus à jouer au moins un match de la grande ligue. Certains d'entre eux ont néanmoins connu une solide carrière professionnelle, et ont même trouvé un moyen d'avoir un impact considérable sur le hockey après la fin de leur carrière de joueur.

Voici neuf joueurs qui ont eu un impact sur la LNH, malgré le fait qu'ils ont été sélectionnés au tout dernier rang d'un repêchage (en ordre chronologique):

Gerry Meehan, AG

Sélectionné : 21e au total, Maple Leafs de Toronto, 1963

Le dernier choix du premier repêchage de la LNH, Meehan s'est forgé une solide carrière dans la Ligue en jouant 670 matchs au cours de 10 saisons avec six équipes différentes. Après avoir accroché ses patins après la saison 1978-79, l'ancien ailier gauche a rejoint l'état-major des Sabres de Buffalo à titre de directeur général adjoint. Quand Scotty Bowman a démissionné du poste du directeur général en 1987, Meehan a pris sa place et y est demeuré jusqu'en 1996, quand il a quitté l'organisation des Sabres pour fonder une compagnie qui fait de la consultation dans le monde du sport. Pendant son séjour comme DG, les Sabres sont devenus une équipe redoutable grâce aux acquisitions de plusieurs vedettes, incluant Pierre Turgeon, Alexander Mogilny, Pat LaFontaine, Dale Hawerchuk et Dominik Hasek.

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Andy Brickley, AG

Sélectionné : 210e au total, Flyers de Philadelphie, 1980

« Brick » a connu une carrière de joueur en dents de scie, passant de la LNH à la Ligue américaine et vice versa pendant la majorité de ses 15 années comme joueur, mais l'ailier gauche a néanmoins amassé 222 points (82 buts, 140 passes) en 385 parties dans la LNH avec cinq équipes. Après sa retraite, Brickley est passé de la glace à la tribune de presse, devenant analyste pour les Bruins en 1997. Reconnu pour son accent distinctement bostonien, Brickley a également commenté des matchs télédiffusés aux États-Unis pendant de nombreuses années.

« Mon histoire est belle, a-t-il dit. J'étais toujours un joueur de l'équipe B. J'ai obtenu l'occasion de jouer à l'université grâce à ma persistance. J'étais la version LNH de "Mr. Irrelevant" et j'ai connu une carrière heureuse. »

Paul Maurice, D

Sélectionné : 252e au total, Flyers de Philadelphie, 1985

Le dernier choix au repêchage de 1985 a vu sa carrière de joueur se terminer prématurément en raison d'une blessure qu'il a subie à un oeil alors qu'il évoluait dans les rangs juniors. Maurice ne s'est toutefois pas laissé décourager, et il a commencé sa carrière d'entraîneur à un très jeune âge. Maurice a 57 ans, mais il occupe déjà le quatrième rang dans l'histoire de la LNH pour les victoires par un entraîneur-chef (869) et le deuxième rang pour le nombre de matchs (1848). Il a également guidé les Hurricanes de la Caroline (2002) et les Panthers de la Floride (2023) à la finale de la Coupe Stanley avant de soulever enfin la Coupe Stanley avec la Floride en 2024.

Sergei Pryakhin, AD

Sélectionné : 252e au total, Flames de Calgary, 1987

La carrière de Pryakhin dans la LNH s'est avérée très courte (trois buts, huit passes en 46 matchs de saison régulière), mais il a profité à fond de son passage en Amérique du Nord. Le deuxième joueur soviétique de l'histoire de la LNH (et le premier à recevoir l'autorisation de l'URSS pour y jouer), l'ailier droit s'est joint aux Flames au moment parfait - vers la fin de la saison 1988-89, juste avant leur premier triomphe de la Coupe Stanley. Bien que le nom de Pryakhin ne soit pas gravé sur la Coupe Stanley (il n'a joué qu'un match de séries), il est néanmoins devenu le premier joueur russe à mettre la main sur le prestigieux trophée. Son arrivée dans la LNH a ultimement ouvert la porte aux joueurs de l'Union soviétique au cours des années suivantes et a changé pour de bon le visage de la LNH.

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Hans Jonsson, D

Sélectionné : 286e au total, Penguins de Pittsburgh, 1993

Un autre joueur qui a passé la majorité de sa carrière en Europe, le défenseur suédois a finalement rejoint les Penguins pour la saison 1999-20. Même s'il n'a pas été un buteur d'élite, lui qui n'a marqué que 10 filets au cours de ses quatre saisons à Pittsburgh (242 matchs), il a participé à 27 matchs de séries avec les Penguins, aidant l'équipe à atteindre la finale de l'Association de l'Est en 2000-01.

Kim Johnsson, D

Sélectionné : 286e au total, Rangers de New York, 1994

Un an après Jonsson, un autre défenseur suédois a été choisi au tout dernier rang. Mais contrairement à son compatriote, Johnsson a connu une solide carrière dans la LNH en jouant 739 matchs avec quatre équipes au cours de 10 saisons dans la Ligue. Une commotion cérébrale a mis fin à sa carrière alors qu'il jouait pour les Blackhawks de Chicago lors de la saison 2009-10, ce qui signifie que tout comme Pryakhin, Johnsson a fait partie d'une équipe championne de la Coupe Stanley sans avoir vu son nom être gravé sur le trophée.

Jonathan Ericsson, D

Sélectionné : 291e au total, Red Wings de Detroit, 2002

Un autre défenseur suédois qui a connu une solide carrière dans la LNH, Ericsson, comme Pryakin et Johnsson précédemment, a lui aussi vu son équipe gagner la Coupe Stanley sans que son nom s'y retrouve, quand les Red Wings avaient battu les Penguins en 2008. Il est passé près d'y parvenir l'année suivante, lorsqu'il a marqué le seul but des Red Wings lors du match no 7 de la finale, mais cette fois, les Penguins ont eu le dessus. Ericsson et les Red Wings ne sont jamais retournés au sommet par la suite, mais le défenseur est resté fidèle à l'équipe qui l'a repêché, jouant ses 680 matchs de saison régulière et ses 76 de séries à Detroit.

DET@TOR: Ericsson marque d'un puissant tir

Patric Hornqvist, AD

Sélectionné : 230e au total, Predators de Nashville, 2005

L'ailier droit suédois a certainement connu la carrière la plus fructueuse parmi tous les joueurs sélectionnés au dernier rang d'un repêchage. Reconnu pour sa robustesse et son jeu physique devant le filet, Hornqvist a disputé 901 matchs au cours de 15 saisons dans la LNH, amassant 543 points (264 buts, 279 passes). Il a joué un rôle intégral pour aider les Penguins - et le joueur sélectionné avec le premier choix du repêchage 2005, Sidney Crosby - à conquérir la Coupe Stanley deux années de suite, en 2016 et 2017. Il a même inscrit le but décisif vers la fin du match no 6 de la finale de 2017 pour aider Pittsburgh à vaincre les Predators, l'équipe qui l'avait sélectionné 12 ans plus tôt. Hornqvist a vu sa saison 2022-23 se terminer en raison d'une commotion cérébrale, mais le vétéran a été témoin du parcours jusqu'en finale de ses coéquipiers des Panthers.

Jacob Middleton, D

Sélectionné : 210e au total, Kings de Los Angeles, 2014

Même s'il a été repêché par Los Angeles, Middleton a entamé sa carrière dans la LNH avec les Sharks de San Jose lors de la saison 2018-19. Après avoir passé quelques saisons dans la LNH et la LAH dans l'organisation des Sharks, le défenseur a été échangé au Wild du Minnesota, où il a joué 100 matchs de saison régulière et 12 matchs de séries. Il a également réalisé un rare exploit pour un joueur sélectionné au dernier rang quand il a aidé le Canada à remporter la médaille d'or au Championnat du monde 2023 de la FIHG.

SEA@MIN: Middleton brise la glace en 1re période