MAURICE SIDE BADGE LAFLAMME

LAS VEGAS - Paul Maurice est un vieux routier, tout comme un fin renard. À l'entendre après la défaite des Panthers de la Floride dans le premier match de la finale de la Coupe Stanley, on aurait pu croire qu'il prenait la chose avec désinvolture.

À un moment vers la fin de la mêlée de presse qu'il livrait, l'aguerri entraîneur a demandé au parterre de journalistes de « prendre un grand respire, s'il vous plaît ».

Maurice avait commencé son laïus en mettant en perspective le dénouement malheureux de la soirée pour les siens.

« L'équipe perdante met toujours l'accent sur tout ce qui n'a pas fonctionné et l'équipe gagnante parle de ce qui a super bien été.

« C'était 2-2 en troisième période, a-t-il rappelé. Les deux équipes ont commis des erreurs. Nous avons perdu le premier match de la série de premier tour contre les Bruins de Boston. Puis, nous avons été meilleurs dans le deuxième match. Nous avons perdu les deux matchs suivants. Puis, nous avons été meilleurs.

« Nous apprendrons, a-t-il assuré. J'ai confiance au groupe qu'il apprendra. C'est ce qu'il fait depuis le début des séries. »

Maurice a de nouveau utilisé la technique de la dédramatisation quand, à la question suivante, on lui a demandé dans quelle mesure le revirement de Matthew Tkachuk sur la séquence du quatrième but des Golden Knights avait fait mal.

Pour paraphraser ses propos, sur l'échelle de la douleur, subir un traitement de canal est pire que de manger de la nourriture périmée, disons.

Depuis le début du parcours de rêve des Panthers, l'entraîneur Maurice met l'accent sur le fait qu'à chacune des séries, on aspire à provoquer la présentation d'un septième match. Or, il n'y a rien du plan qui soit déréglé.

Quand on regarde la situation froidement, les Panthers n'ont perdu qu'un match à l'étranger. Un match dans lequel ils ont été dans le coup jusqu'en troisième période, même s'ils n'ont pas été l'ombre d'eux-mêmes, selon l'attaquant Carter Verhaeghe.

« Je n'ai pas vraiment aimé notre match, a affirmé Verhaeghe. Nous étions à plat, j'ai trouvé, surtout au cours des deux premières périodes. Malgré ça, nous étions à égalité après deux périodes. Nous aurions pu trouver une façon de l'emporter. Nous ne l'avons pas fait. Ils ont été meilleurs que nous en troisième. »

Maurice a fait une analyse plus positive du rendement de ses troupiers.

« C'est 2-2 au score, et il y a eu un revirement », a-t-il répété.

Les Golden Knights ont remporté la bataille des unités spéciales, avec deux buts en sept déploiements de jeu de puissance. Les Panthers ont été blanchis en trois occasions.

« L'exécution a fait défaut, a noté Verhaeghe. Les Golden Knights défendent bien en infériorité. Nous devrons faire de bons ajustements. »

Comme l'a dit le vétéran gardien Sergei Bobrovsky : « Ce sera une longue série. Il reste beaucoup de hockey à jouer. Nous jouons, nous apprenons et nous passons au match suivant. »