MONTRÉAL – Les sept dépisteurs du Bureau central de dépistage de la LNH et son directeur Dan Marr discutent et argumentent depuis plus d’une heure quand Nick Smith y va d’une proposition qui fait l’objet d’une rare unanimité au sein du groupe : « On devrait ouvrir les stores! »
Quelques instants plus tard, le groupe peut profiter de la superbe vue du centre-ville de Montréal qu’offre la salle Guy-Lafleur des bureaux de la LNH, et surtout des rayons du soleil. Tout près se dresse le sommet pointu de la tour McGill et, au loin, on aperçoit des bribes du pont Jacques-Cartier.
Ce sera leur seule façon de profiter de cette belle journée de printemps dans la métropole.
Depuis le début de la semaine, toute l’équipe est confinée dans cette salle avec comme objectif de bâtir la liste finale des 224 meilleurs espoirs nord-américains en vue du repêchage de juin prochain, qui sera publiée le 16 avril. Ce n’est pas une mince tâche, et les conversations sont longues et intenses.
« J’ai l’impression qu’on ne fait que tourner en rond dans cette portion de la liste, plaide Marr à son groupe. Quand on parle de comparatifs pour ces quatre défenseurs, on nomme des champions de la Coupe Stanley, des médaillés d’or, des récipiendaires du trophée Norris ou des joueurs étoiles. »
« C’est un vrai buffet pour les équipes : prenez le joueur que vous voulez et vous ne serez pas déçus », ajoute David Gregory, qui compte plus de 20 ans d’expérience au sein du Bureau.
La deuxième journée de travail s’est amorcée avec un retour sur la liste des 32 meilleurs espoirs, dressée la veille. On discute, on ajuste quelques positions, on se questionne et on se requestionne sur le classement. Marr met au défi ses recruteurs les uns après les autres.




















