MONTRÉAL – Secoués par la scène à laquelle ils venaient d’assister, les joueurs des Bruins de Boston ont eu besoin d’un peu de temps pour retrouver leurs esprits. Mais l’objectif est rapidement devenu clair : gagner ce match face aux Canadiens de Montréal pour Charlie McAvoy.
Le défenseur américain a dû quitter la rencontre en milieu de deuxième période quand il a été atteint de plein fouet au visage par un boulet de Noah Dobson – un tir frappé à 137,5 km/h. Sous l’impact, McAvoy est tombé à la renverse et s’est mis à saigner abondamment.
Compte tenu de la gravité de la blessure, il a vite été escorté dans les locaux médicaux des Canadiens.
« On l’a dit à l’entracte : nous voulions la gagner pour lui », a lancé l’entraîneur Marco Sturm, qui a longtemps grimacé en voyant la reprise au banc. « Il est tellement important pour notre équipe. D’autres gars devaient en prendre plus, et ç’a été bien de voir Mason (Lohrei) et (Jonathan) Aspirot faire le travail. »
Le pilote allemand n’avait pas de mise à jour à offrir sur l’état de santé de l’arrière de 27 ans. Il a précisé qu’il était « correct » et qu’il subissait des examens sans préciser à quel endroit. TVA Sports a indiqué qu’il avait été transporté à l’hôpital dans une fourgonnette pendant le match.
« Je prie pour que tout aille bien pour lui, a indiqué l’attaquant David Pastrnak. C’est une malchance. […] Ç’a été difficile pour moi de me concentrer sur le match quand je suis retourné sur la glace, mais j’ai réussi à le faire. J’avais quand même toujours une pensée pour lui, malgré tout. »
Au moment de la blessure, les Bruins menaient 2-1 et étaient en train d’écouler un énième jeu de puissance des Canadiens – ils ont blanchi leurs rivaux en sept occasions. Dévoués, les visiteurs ont coupé les lignes de passes et ont bloqué de nombreux tirs. C’est après tout ce qu’a fait McAvoy, sans vraiment le vouloir.
Quelques minutes après le départ soudain de leur coéquipier, Viktor Arvidsson inscrivait le but qui allait faire la différence dans cette courte victoire de 3-2 des Bruins, lors d’un jeu de puissance.
« J’ai senti que ça nous a pris un moment pour reprendre nos esprits après une scène aussi inquiétante », a dit Lohrei, l’auteur du deuxième but des siens. « Charlie joue partout et il passe beaucoup de temps sur la glace pendant un match. On a dû chausser ses souliers, et ç’a été tout un effort d’équipe. »


















