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BOSTON – Lorsque Brad Marchand s’est présenté au centre d’entraînement des Bruins de Boston mardi pour la traditionnelle première « séance d'entraînement du capitaine », il manquait quelqu’un. Un capitaine.

Contrairement aux 14 premières saisons de la carrière de Marchand dans la LNH, il manquait le chef d’orchestre. Pas de légende pour avoir droit à une bonne dose de leadership.

Pas de Zdeno Chara, qui a été le capitaine de l’équipe de 2006 à 2020.

Pas de Patrice Bergeron, qui a hérité du « C » le 7 janvier 2021. Il est à la retraite depuis le 25 juillet.

À 35 ans, Marchand se retrouve donc avec le titre du joueur possédant le plus d’ancienneté chez les Bruins. Son rôle pourrait changer drastiquement cette saison. C’est difficile à croire lorsqu’on se souvient de ses premières campagnes dans la LNH, mais l’attaquant devra être celui qui montre l’exemple et qui pourrait être le prochain capitaine des Bruins.

« Je n’y pense pas beaucoup, a indiqué Marchand. C’est certain que c’est un grand honneur d’être dans le groupe de leaders de cette organisation, surtout quand on regarde les gars qui ont passé par ici dans le passé. Mais nous avons toujours effectué ce travail collectivement comme groupe, peu importe qui porte le C. Même les gars qui n’ont pas de lettre se sont souvent levés au fil des années.

« Quand tu perds un ‘Bergy’ et un [David Krejci], il faut que le leadership vienne du groupe, pas seulement d’un gars. »

Parce qu’il n’y a pas que Bergeron qui a pris sa retraite après 19 ans. Le joueur de centre David Krejci, qui a longtemps été adjoint du capitaine, a lui aussi tiré un trait sur sa carrière dans la LNH après 16 années à Boston.

Marchand n’est pas le seul candidat pour le poste de capitaine. Il y a aussi le défenseur de 25 ans Charlie McAvoy, qui a fait ses preuves depuis le début de sa carrière dans cette facette. Mais Marchand possède l’expérience et le savoir des Chara et Bergeron, ce qui pourrait lui permettre de bien faire la transition.

Mais peu importe le joueur qui sera retenu, Marchand, tout comme le reste de ses coéquipiers, devra trouver un moyen de connaître du succès dans un monde sans Bergeron.

« Oui, il y a eu certains moments où nous avons dû nous débrouiller sans [Bergeron] au fil des années, parce qu’il était blessé ou peu importe, mais sa présence dans le vestiaire, au gym, sur la glace, ça ne se remplace pas, a souligné Marchand. Ce sera vraiment différent cette année. »

Marchand et les autres devront prendre la relève.

« C’est une grosse perte pour notre groupe de les voir partir lors de la même année, a-t-il souligné. Mais ça offre l’occasion à d’autres gars de se lever, de tracer leur voie, de faire davantage preuve de leadership, de jouer davantage et d’avoir plus de responsabilités. »

Ce sera encore plus vrai en début de saison, alors que toute l’équipe tentera de retrouver ses repères. Surtout lors des séances d’entraînement du capitaine.

« Tu ressens vraiment que tu dois prendre la relève, prendre cette responsabilité, a-t-il souligné. Ça s’explique par le fait que tu es ici depuis un bon moment. C’est la vie, le flambeau est passé. Quand c’est à ton tour de donner le ton, tu dois le faire. »

Bergeron s’est entretenu avec Marchand durant la saison morte ainsi qu'avec d'autres joueurs. Des discussions qui seront assurément partagées dans le vestiaire cette saison.

« Parmi les choses importantes dont il a beaucoup parlé, il y a la gratitude, l’imputabilité et la nécessité de voir chaque journée comme un cadeau, a raconté Marchand. Il faut être reconnaissant d’être ici et d’avoir la chance de jouer pour cette organisation, pour cette équipe. »

Marchand veut que ça se poursuive.

Boston a fait le plein de vétérans durant la saison morte, dont le retour de Milan Lucic, qui a passé ses neuf premières saisons dans la LNH avec les Bruins, ainsi que le défenseur Kevin Shattenkirket l’attaquant James van Riemsdyk. Ça devrait aider.

Mais tout pourrait passer par Marchand.

« Il a toujours eu du leadership, et son éthique de travail est incroyable, a souligné le joueur de centre Charlie Coyle. Ça se voit quand il est au gym, en coulisses, sur la glace, dans le vestiaire et dans sa manière de parler quand c’est nécessaire.

« Il a toujours agi ainsi, même quand Chara, Bergeron et les autres étaient là. Il a toujours été là et il a très bien fait son travail. Il ne fait qu’être meilleur. »

BOS@NSH: Marchand et Bergeron font la paire

Pour l’attaquant, il s’agira aussi d’une année de transition sur la glace, puisqu’il n’aura plus son joueur de centre à ses côtés, celui avec qui il a évolué pendant la majeure partie de sa carrière. Il tentera maintenant de connaître le même niveau de succès avec Coyle ou Pavel Zacha, les deux premiers centres de l’équipe cette saison.

Il espère aussi être pleinement remis de l'opération aux deux hanches qu’il avait subie à la fin de la saison 2021-22, des blessures qui ont nui à ses performances la saison dernière.

« Je n’ai jamais vraiment pu retrouver ma force ou mon niveau de conditionnement, a-t-il expliqué. Cet été, j’étais heureux d’avoir du temps pour retrouver ma forme physique d’antan. Si tu es sur le carreau pendant six mois, tu vas avoir pris du retard, peu importe qui tu es. Je ne me suis pas senti normal avant le mois de mars, probablement, ce qui est normal avec ce type d’opération.

« Je me sens vraiment bien en ce moment. »

Marchand a connu une baisse de production l’an dernier avec une récolte de 67 points (21 buts, 46 passes) en 73 matchs, et ce malgré les succès de l’équipe. Les Bruins auront besoin de sa touche offensive, de plus de buts de sa part et de plus de leadership. Plus de tout.

Mais il ne sera pas seul pour le faire.

« Si nous, notre groupe de leaders et moi, pouvons inspirer d’une chose des gars qui ont eu du succès ici, c’est qu’ils ont connu ces succès en groupe. Ils ont excellé quand c’était le temps de réunir les gars et leur faire croire à un objectif similaire.

« Il n’y a pas une équipe dans le monde du sport où un seul gars décide comment l’équipe va se comporter. Ce qui compte, c’est comment ils sont capables d’unifier les joueurs. C’est ce que nos capitaines ont fait dans le passé. »

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