Philippe Boucher a disputé 17 saisons dans la LNH, récoltant 94 buts et 300 points en 748 matchs. Le défenseur natif de Saint-Apollinaire a notamment connu deux saisons de 40 points et plus. Il a participé au Match des étoiles en 2007, en plus de soulever la Coupe Stanley avec les Penguins de Pittsburgh à sa dernière saison dans la LNH en 2009. Choix de première ronde (13e au total) des Sabres de Buffalo en 1991, il a successivement porté les couleurs des Sabres, des Kings de Los Angeles, des Stars de Dallas et des Penguins. Au terme de sa carrière de joueur, il a occupé des postes de direction chez l'Océanic de Rimouski, les Remparts de Québec et les Voltigeurs de Drummondville dans la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ). Philippe a accepté de collaborer avec l'équipe de LNH.com afin de traiter de divers sujets de l'actualité du hockey.
Matthew Schaefer n’a vraiment pas perdu de temps.
On ne savait pas exactement à quoi s’attendre du jeune défenseur de 18 ans des Islanders de New York avant le début de la saison. Oui, les dépisteurs le décrivaient comme très talentueux et comme le choix évident au premier rang du repêchage de 2025, mais on était en droit de se demander si le saut vers la LNH allait bien se passer, en particulier parce qu’il n’avait pas joué depuis le Championnat mondial junior en décembre en raison d’une blessure à l’épaule qui avait mis fin à sa saison.
On a rapidement eu notre réponse. Schaefer connaît un début de carrière spectaculaire, ayant récolté un point à chacun de ses cinq premiers matchs (un but, quatre passes). Une séquence qui lui permet de devenir le cinquième joueur de l’histoire de la LNH à avoir accompli l’exploit lors du début de sa carrière à 18 ans, en compagnie d’Alexandre Daigle (1993-94), Sidney Crosby (2005-06), Wayne Gretzky (1979-80), Sean Monahan (2013-14) et Ted Kennedy (1943-44).
Surtout, il est le seul défenseur sur cette prestigieuse liste.
Les Islanders ont un joyau entre les mains, et pas seulement en raison de sa production offensive depuis le début de la saison. Ce qui est le plus impressionnant chez Schaefer, c’est à quel point il a démontré du caractère depuis deux ans. En février 2024, sa mère, Jennifer, est décédée à la suite d’une bataille contre le cancer du sein. Quelques mois plus tôt, en novembre 2023, c’est sa mère de pension, Emily Matson, qui a quitté ce monde.
Dans les mois qui ont suivi, Schaefer a dû faire à la déception liée à la blessure qui a mis fin à sa saison, puis à la pression qui vient avec le fait d’être l’espoir numéro un du repêchage.
Mais il n’a jamais semblé affecté, et jusqu’à présent, sa transition chez les pros est sans faille. Déjà, il est en voie de s’emparer du poste de quart-arrière sur la première vague de l’avantage numérique des Islanders, et ce, pour de bon.
C’est un peu le même parcours suivi par Lane Hutson l’année dernière à Montréal, mais à la vitesse de l’éclair. Dans le cas de Hutson, les Canadiens avaient montré du respect envers un vétéran comme Mike Matheson, qui venait de connaître une saison spectaculaire, avant d’offrir une promotion à Hutson sur la première vague. Mais chez les Islanders, Tony DeAngelo n’a pas eu cette chance. Il faut dire que dans un marché comme Long Island, au sein d’un club vieillissant, les attentes doivent être immenses pour faire rapidement de Schaefer le nouveau visage de l’organisation.
Voilà qui démontre bien à quel point le hockey a changé dans les dernières années. Des Schaefer, des Cale Makar, des Quinn Hughes, des Hutson, on n’en voyait pas à l’époque où je jouais. Dans le temps, il fallait passer par les ligues mineures pour apprendre à bien faire les choses et éviter les erreurs. C’est encore vrai aujourd’hui, mais les défenseurs font le saut dans la LNH en étant tellement épanouis et dotés d’une liberté offensive ainsi que d’un talent incroyable.
Même si j’avais voulu jouer de cette façon à mon arrivée dans la LNH en 1992, je n’aurais jamais pu tenter les jeux qu’ils réussissent aujourd’hui. Bon, je n’avais pas le talent pour y arriver de toute façon, mais je peux vous dire que je me serais fait remettre à ma place assez rapidement. Maintenant, on encourage et on laisse aller ces arrières créatifs.


















