Ce n'est pas un mince exploit avec tous les coups durs que Kristopher a eus depuis le début de sa carrière - les blessures, la maladie et le décès de son père dernièrement.
C'est un modèle de persévérance et d'excellence. Il sera possiblement le prochain défenseur québécois à être admis au Temple de la renommée du hockey.
À LIRE AUSSI : Les Penguins saluent Letang à l'occasion de son 1000e match | Boucher: L'heureux problème des Canadiens
Quand on y pense, ils ne sont pas nombreux les défenseurs du Québec qui ont leur plaque au Temple. Le dernier a été Kevin Lowe en 2020. L'ancien des Oilers d'Edmonton est natif de Lachute, à une heure de route de Montréal, dans les Laurentides.
Si je vous demandais de nommer le dernier défenseur québécois à avoir été reçu au Temple, avant Lowe. Vous pourriez trouver rapidement? J'ai dû fouiller un peu dans ma mémoire et, pourtant, on parle d'un des meilleurs défenseurs dans l'histoire du hockey. On parle de Raymond Bourque, qui a été accueilli parmi les immortels du hockey en 2004. Depuis le début des années 2000, Bourque et Lowe sont les deux seuls défenseurs québécois.
Auparavant, il y a eu Guy Lapointe en 1993, Jacques Laperrière en 1987 et Serge Savard en 1986. Depuis le début des années 1980, il y a aussi eu les Franco-Ontariens Léo Boivin (1986) et Denis Potvin (1991). Vous comprenez que c'est un groupe très sélect.
Kristopher en fera partie, plus tôt que tard après la retraite. C'est une certitude pour moi.
Vous me direz que mon jupon dépasse parce que « Tanger » est mon ami. Soit, mais avant d'aller plus loin, allez jetez un coup d'œil sa fiche. Elle parle d'elle-même : 154 buts, 532 passes et 686 points. Il est un défenseur élite dans la LNH. C'est sans parler de ses trois conquêtes de la Coupe Stanley.
J'ai pu tisser des liens privilégiés avec « Kris » pour la première conquête d'entre elles, en 2009. Je suis passé aux Penguins dans l'échange de Darryl Sydor aux Stars de Dallas en novembre 2008. Ma famille est restée à Dallas et j'ai loué un appartement au centre-ville de Pittsburgh. Kristopher était toujours chez moi. C'était comme une relation père/fils. Il m'appelait d'ailleurs « dad » en présence de nos coéquipiers et moi « son ». C'est un jeune homme auquel je me suis attaché. J'ose croire que j'ai été un père spirituel pour lui. Sur une note plus légère, comme un bon père de famille, je me souviens d'avoir dû le raccompagner tôt à l'hôtel en Floride, le soir du souper des recrues de l'équipe cette saison-là. Aujourd'hui encore, après toutes ces années, nous nous parlons occasionnellement.