Bibeau, qui passe ses étés dans la province canadienne natale de sa conjointe à l'Île-du-Prince-Édouard, a recommencé à encaisser des tirs sans aucune restriction depuis qu'il a reçu le feu vert médical, il y a un mois et demi.
« Je suis à 100 pour cent de mes capacités. Je me sens bien comme jamais. Je n'ai plus aucun problème aux hanches. Je continue de m'entraîner en gymnase afin d'ajouter de la masse musculaire et de la flexibilité. »
Équipe recherchée
Il s'inspire de gardiens qui sont revenus au sommet de leur art après avoir été opérés aux hanches, comme Maxime Lagacé de l'organisation des Bruins de Boston et Thatcher Demko, qui a brillé en séries pour les Canucks de Vancouver.
« Je me posais des questions, mais j'ai vite été rassuré après avoir parlé à des gardiens qui sont passés par là. Je constate maintenant que c'était la bonne chose à faire. »
Il reste maintenant à Bibeau de convaincre une équipe de la LNH de lui offrir un contrat. Techniquement sous contrat avec l'Avalanche jusqu'à la fin des séries éliminatoires, il s'attend pour la première fois de sa carrière à être libre comme l'air à l'ouverture du marché des joueurs autonomes. Il avoue que ça l'angoisse un peu.
« C'est angoissant, mais j'essaie de ne pas y penser, mentionne-t-il. D'avoir été blessé n'aide pas ma cause, mais avec la COVID-19, tout le monde est au même point. Plusieurs joueurs sont inactifs depuis l'interruption des activités en mars. Je me concentre sur les choses que je dois faire, j'ai une bonne feuille de route, et je me dis que tout va finir par tomber en place. D'être prêt à prendre part à un camp d'entraînement m'aidera sûrement à obtenir un contrat. »
Le choix de sixième tour (172e au total) des Maple Leafs de Toronto en 2013 a confié que son conseiller Allain Roy avait déjà eu des discussions préliminaires avec des équipes.
« Tout se passe au ralenti actuellement, on est en mode attente. C'est après le repêchage que des portes devraient s'ouvrir », a-t-il estimé.
Le gaillard qui mesure 6 pieds 3 pouces et qui pèse 205 livres caresse plus que jamais le rêve de s'établir dans la LNH, qu'il touchait presque avant d'être blessé.
Il a fait sa marque dans la Ligue américaine de hockey (LAH) pendant cinq saisons dans les organisations des Maple Leafs et des Sharks de San Jose et, à l'âge de 26 ans, il se dit qu'il a encore du temps devant lui.