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L'honneur de la famille Brodeur est sauf!

Anthony Brodeur vole la vedette à son illustre père au cours de la Classique des légendes à Toronto

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

TORONTO - Heureusement, l'honneur de la famille est sauf. Martin Brodeur n'a pas gagné ce qu'il a mentionné après coup être possiblement son dernier match comme gardien, mais son fils Anthony y a vu.

L'aîné de la famille Brodeur, un gardien comme son illustre père, a connu son moment de gloire dans la victoire de 7-6 de l'Équipe Belfour face à l'Équipe Fuhr, dimanche, à l'occasion de la Classique des légendes du Temple de la renommée du hockey au ScotiaBank Arena. 

« C'était super le fun et le fun de le voir bien jouer de la sorte. C'est une occasion unique, une belle récompense pour lui », a affirmé le paternel pas peu fier.

Anthony, âgé de 23 ans, évolue dans les rangs universitaires canadiens, avec les Gee Gees d'Ottawa. Les Gee Gees lui ont permis de manquer une rencontre afin de vivre cette expérience unique en compagnie de tous ces grands du hockey.

« C'est surréaliste, l'expérience d'une vie, a lancé le jeune homme. C'est davantage quand je suis arrivé sur la glace avec les légendes que j'ai réalisé la chance que j'avais. »

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Anthony a multiplié les beaux arrêts afin de permettre à son équipe d'être en avant 2-0 après la première moitié du match.

« L'arbitre Bill McCreary n'arrêtait pas de m'appeler Marty. Je lui disais 'Moi, c'est Anthony' », a raconté le fils de Brodeur.

Anthony a cédé sa place à son père, qui avait pourtant servi comme avertissement qu'il n'avait jamais été bon en relève d'un gardien, et l'Équipe Fuhr a rapidement créé l'égalité 2-2. Anthony est aussitôt venu à la rescousse de son père.  

« Je me suis blessé un peu à une épaule. Rien de grave, mais je ne voyais pas l'intérêt de continuer », a expliqué Martin Brodeur.

On soupçonne plutôt qu'il a voulu permettre à fiston de vivre l'expérience à plein. Et, en fier compétiteur qu'il est, il n'a plus trop le goût d'enfiler les grosses jambières. 

« J'avais joué pour la dernière fois au Match des Anciens lors de la Classique hivernale à St.Louis, il y a deux ans, a-t-il relaté. Je ne pense pas remettre les grosses jambières de sitôt, probablement jamais. »

Brodeur, 46 ans, a tourné la page sur sa carrière d'athlète qui connaîtra son apothéose lundi avec son intronisation au Temple de la renommée.

« Pour moi, c'est juste mon père, mais je réalise davantage tous ses accomplissements dans des événements comme son intronisation », a relevé Anthony, qui sera rejoint à Toronto lundi par son autre frère gardien, Jeremy, 22 ans, qui évolue dans l'ECHL. 

« De voir les gens interagir avec lui et l'importance qu'il a eue dans leur vie, ça me fait ouvrir les yeux. »

Anthony a dit avoir conservé de bons souvenirs des deux dernières conquêtes de la Coupe Stanley de son père dans l'uniforme des Devils du New Jersey, en 2000 et en 2003. 

« Mais l'expérience d'aujourd'hui surpasse tout ça », a-t-il avancé.

Pierre Turgeon l'a déjoué deux fois, Shane Doan a été l'autre qui a marqué contre lui. Alexander Yakushev, qui possède encore des mains agiles à l'âge vénérable de 71 ans, et Martin St.Louis avaient coupé court à la journée de travail de Martin Brodeur.

Yakushev et St.-Louis sont deux autres membres du groupe des six qui feront leur entrée au Temple, lundi.

Jayna Hefford, qui sera également immortalisée, a réussi un but pour l'Équipe Belfour. Dino Ciccarelli, deux fois, Jeremy Roenick, Eric Lindros et Gary Leeman ont été les autres marqueurs. 

Ken Daneyko pour l'Équipe Belfour et Fuhr ont marqué au cours de la séance de tirs.

Martin Brodeur s'est élancé afin d'essayer de déjouer Marty Turco, mais la feinte du revers qu'il a tentée n'a pas fonctionné. 

« Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça, je n'ai pas un bon revers. Je me suis laissé emporter par l'ampleur du moment », a-t-il rigolé.

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