Allvin veut que les Canucks continuent de s'améliorer à long terme
Le nouveau DG discute avec LNH.com de sa relation avec Rutherford et de la stratégie à l'approche de la date limite

© Jeff Vinnick/Getty Images
Néanmoins, dans 10 jours, Allvin devra se soumettre à son premier test d'envergure, avec la date limite des transactions de la LNH 2022 le 21 mars à 15 h (heure de l'Est).
« Je tente de tout assimiler », a indiqué Allvin jeudi lors d'une rencontre dans une salle de conférence du Rogers Arena. « J'ai vu les visages, mais je ne connais peut-être pas encore tous les noms. Mais je commence à m'en sortir. »
Tout comme son équipe.
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Les Canucks (29-23-6) ont remporté leurs trois derniers matchs ainsi que huit de leurs dix derniers pour revenir au plus fort de la course pour une place en séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Ils occupent le cinquième rang de la section Pacifique, trois points derrière les Stars de Dallas et la deuxième place de quatrième as donnant accès aux séries dans l'Association de l'Ouest, et à quatre points des Predators de Nashville, détenteurs de la première place de quatrième as. Vancouver accuse aussi quatre points de retard sur les Golden Knights de Vegas et le troisième rang de la section Pacifique à l'aube de leur duel à domicile contre les Capitals de Washington vendredi (22 h (HE); SNP, NBCSWA+, ESPN+, NHL LIVE).
Lorsque Allvin a été embauché par les Canucks le 26 janvier, ils affichaient un dossier de 18-19-5 et occupaient le septième rang de la Pacifique. Lorsque son prédécesseur Jim Benning et l'entraîneur Travis Green ont été congédiés le 5 décembre, Vancouver montrait une fiche de 9-15-2 et pataugeait au dernier rang de sa section.
À quel point ce revirement de situation vient-il changer les calculs d'Allvin?
« Chaque équipe va dire qu'elle veut participer aux séries, a souligné Allvin. Nous voulons gagner la Coupe, mais je crois que nous devons aussi faire preuve de réalisme. Il est possible de connaître une saison magique et de gagner la Coupe. Je ne sais pas quelles sont les chances que ça se produise. Nous misons sur un gardien phénoménal (Thatcher Demko, qui montre une fiche de 26-16-2 avec une moyenne de buts alloués de 2,64, un pourcentage d'arrêts de ,917 et un blanchissage en 46 matchs cette saison).
« Je crois toutefois que dans ma tête, la question est de savoir comment nous pouvons être bons, année après année? Que devons-nous faire pour être compétitifs sur plusieurs saisons? Que devons-nous faire pour être très bons sur une longue période de temps? C'est ce que je veux accomplir. »
Allvin a passé les 16 dernières saisons avec les Penguins de Pittsburgh, où il était récemment adjoint au directeur général, et il a aidé l'organisation à soulever la Coupe Stanley à trois reprises (2009, 2016, 2017). Il a mentionné avoir tiré des leçons de son passage avec Pittsburgh afin de déterminer quels devaient être ses prochains gestes dans l'optique de bâtir une équipe qui va se maintenir au sommet de la hiérarchie.
« Je ne veux pas que nous soyons une équipe qui frappe un coup de circuit au repêchage une année avant de faire chou blanc au repêchage l'année suivante. Je ne veux pas que nous soyons une équipe qui participe aux séries une année avant de les rater l'année suivante, a expliqué Allvin. C'est ce qui s'est produit à Pittsburgh pendant les 15 ou 16 dernières années. Nous nous demandions toujours comment nous pouvions nous améliorer. Parce que les autres équipes veulent nous rattraper. Alors ce qui fonctionnait il y a deux ans ne fonctionnera peut-être plus pour les années à venir. Nous devons donc être très ouverts d'esprit, et nous devons nous améliorer en tout temps. »
Allvin s'est confié à LNH.com au sujet de son apprentissage à mesure que les choses avancent, des plans à court et long terme des Canucks, et du statut de l'attaquant J.T. Miller, qui peut devenir joueur autonome sans compensation après la prochaine saison.
Quelle est ton approche à 10 joueurs de la date limite des transactions?
« Chaque jour semble durer une année. La bonne nouvelle, c'est que je ne crois pas que nous soyons forcés de faire quoi que ce soit. Nous avons du contrôle sur nos joueurs dans un avenir rapproché. Je crois que nous avons deux joueurs autonomes sans compensation, en Jaroslav Halak et Tyler Motte, alors nous avons du temps devant nous. »
On entend dire que les discussions se font rares jusqu'ici parmi les DG de la LNH. Est-ce le cas à ton avis?
« Tout à fait, je dois admettre que c'est assez tranquille. Mais j'imagine que les équipes comprennent que nous sommes encore dans la course aux séries, que nous ne sommes pas éliminés. Je ne sais pas où les autres équipes en sont. Mais c'est peut-être un peu surprenant que ce soit aussi tranquille. On dirait que c'est le cas à l'échelle de la ligue. »
À quel point le fait d'avoir fait partie de ces éditions des Penguins de Pittsburgh a une influence sur toi? Quel impact est-ce que ça va avoir sur ce que tu vas faire ici à court et à long terme?
« Ça a assurément eu un grand impact. Il arrive que l'on tienne certaines choses pour acquises, lorsque l'on mise sur un joueur comme Sidney Crosby, qu'on ne réalise pas à quel point il est exceptionnel, et ce que ça signifie pour toute l'organisation de compter sur le joueur parfait. Je suppose que les frères Sedin (Daniel et Henrik) ont probablement joué le même rôle avec cette organisation, et qu'ils ont peut-être été tenus pour acquis. Je crois que ces joueurs étaient exceptionnels, dans la manière dont ils se préparaient chaque jour et qu'ils créaient la culture de l'équipe, un environnement qui devient contagieux, dont tout le monde veut faire partie. »
Lorsque vous arrivez dans une nouvelle organisation et que vous cherchez toujours vos repères, à quel point est-ce que ça rend les choses encore plus difficiles quand vient le temps de prendre des décisions à la date limite des transactions?
« C'est une bonne question. Honnêtement, d'être ici avec Jim Rutherford (embauché comme président des opérations hockey des Canucks le 9 décembre) avec toutes ses connaissances, et le fait qu'il est arrivé un mois et demi avant que je sois embauché, ça me permet de mieux gérer la situation. Chaque jour, je pose des questions à Jim et nous évaluons différents scénarios. Je suis très chanceux de compter sur lui. Pour être honnête, je crois que c'était la principale raison qui m'a amené à croire que je cadrerais très bien ici en tant que DG recrue, d'avoir un mentor comme Jim. La transition s'est faite en douceur. Je sais que ce Jim veut, et je connais les standards qu'il veut maintenir. Ce fut donc assurément plus facile pour moi de venir ici pour cette raison. »
J.T. Miller a été au centre de la plupart des rumeurs entourant les Canucks à l'approche de la date limite des transactions, même si son contrat est encore valide pour une autre saison. Il a indiqué hier qu'il s'attendait à demeurer à Vancouver. Quelles sont les dernières nouvelles dans son cas?
« Nous misons sur J.T. Miller pour une autre année, et comme je l'ai déjà dit, il a été notre meilleur joueur depuis que je suis arrivé ici. J'ai beaucoup de respect pour lui et pour la manière dont il joue. C'est l'état de la situation dans son cas. Je ne pense pas que nous devons faire quoi que ce soit. »
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As-tu bon espoir que votre relation se prolonge au-delà de la prochaine saison?
« Je l'espère. Je l'espère vraiment. Encore une fois, je ne lui ai pas vraiment parlé jusqu'ici, à lui ou à son agent. »
Quel est le plus grand besoin de cette équipe?
« Si vous voulez connaître du succès à long terme, je pense qu'il faut développer ses propres joueurs. C'est donc quelque chose que je veux placer en priorité, ajouter de bons jeunes joueurs dans nos filiales et les développer en travaillant avec eux à Abbotsford (dans la Ligue américaine de hockey). Je crois que c'est ce dont nous avons le plus besoin. »
Est-ce que ce fut difficile de démêler tout ça en arrivant en plein milieu de la saison?
« Oui, vraiment. Billy Guerin, qui est un ami à moi, a vécu une situation semblable lorsqu'il a pris les rênes du Wild du Minnesota. Je crois qu'il est arrivé à la fin du mois d'août, mais il n'avait pas eu le temps d'établir un plan détaillé. Je lui parle beaucoup, et il me dit que son approche est simplement d'observer et d'en apprendre le plus possible. C'est vraiment super de parler à un gars comme lui. »
Est-ce que tes relations antérieures ont été utiles au cours de tes récentes conversations téléphoniques?
« Tout à fait. Parfois, la réponse est oui et non. Je suis très chanceux. J'ai travaillé avec Chuck Fletcher avec les Flyers de Philadelphie, Don Waddell avec les Hurricanes de la Caroline, Billy au Minnesota, Tommy Fitzgerald avec les Devils du New Jersey et Pierre Dorion avec les Sénateurs d'Ottawa. Ça fait donc cinq DG. C'est évidemment super d'avoir une telle relation avec eux. »
Tu as déjà leur numéro de téléphone. Mais est-ce qu'ils connaissent déjà tes tactiques de négociation?
« Exactement. Il y a des points positifs et négatifs. »

















