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SUNRISE, Floride - Si les Panthers de la Floride s'inquiètent de l'état de santé de leur capitaine Aleksander Barkov, rien n'a paru à l'issue de la courte victoire de 1-0 qu'ils ont soutirée aux Hurricanes de la Caroline, lundi.

Le contraire aurait été étonnant, mais les Panthers n'ont pas de détails à fournir au sujet de la blessure qui a contraint Barkov à abdiquer en cours de route.

Touché au bas du corps, a-t-on fait savoir sur la tribune de presse en deuxième période, le joueur de centre finlandais a renoncé à continuer avec environ sept minutes à jouer en première période. Il venait d'encaisser la mise en échec de la hanche de l'attaquant Jack Drury.

Après la rencontre, l'entraîneur des Panthers Paul Maurice a détourné le sujet d'habile façon, comme lui seul peut le faire.

« Il a dû partir pour aller à une fête juive, une Bar-Mitsva », a-t-il commencé par dire, en présence des journalistes qui ne comprenaient pas trop où il s'en allait. « Oui, c'est ça, le Bar-Mitsva. Il n'a pas voulu décevoir les jeunes. »

Le Bar-Mitsva est une célébration de rite de passage pour les garçons juifs de 13 ans.

Quand on a demandé à Maurice de préciser s'il s'agissait d'une blessure au haut ou au bas du corps, il a continué de jouer le jeu.

« Le Bar Mitsva? Ça se déroulait sur deux étages. C'était une grosse fête, avec beaucoup d'enfants. »

C'est sans doute plus facile de verser dans le cabotinage pour un entraîneur d'une équipe qui se retrouve à un gain de la finale de la Coupe Stanley.

Comme ils le font après chacune de leurs victoires ce printemps, les Panthers s'accordent un petit moment où ils lâchent leur fou. On les entend célébrer dans le corridor. Puis, c'est le silence et, à l'ouverture de la porte du vestiaire, les quelques joueurs mandatés pour répondre aux questions affichent leur plus grand air solennel, comme s'ils s'apprêtaient à mettre un proche en terre.

« Quand un d'entre nous tombe au combat, il appartient à tous les autres d'élever leur jeu », a affirmé l'attaquant Sam Bennett. « Nous avions 22 gars (sic) qui ont pris le relais ce soir. C'était beau à voir. "Barkie" est un meneur de jeu pour nous et sa perte crée un grand vide à combler, mais il y a eu 22 gars qui l'ont comblé ce soir. »

Le gardien Sergei Bobrovsky est passé maître dans l'art. Il débite toujours les mêmes propos, presque dans le même ordre d'une fois à l'autre, avec le même calme olympien qu'il affiche devant le filet.

« Nous sommes heureux du "W", heureux de la victoire, mais le prochain match sera très difficile, a-t-il mentionné. Ils (les Hurricanes) sont une très bonne équipe, avec d'excellents joueurs. Ce sera une autre dure bataille. »

Ce sera assurément plus difficile si Barkov n'est pas de la partie, mercredi. Il est un rouage important des Panthers, ayant récolté 12 points (quatre buts, huit passes) en 15 matchs en séries cette année. Il a réussi un but spectaculaire du revers dans la deuxième victoire des Panthers en prolongation en Caroline, samedi.

« Nous aimerions évidemment avoir "Barkie" avec nous, mais c'est l'union qui fait notre force », a indiqué le jeune attaquant Anton Lundell. « Nous ne sommes pas l'équipe d'un seul joueur. Nous avons été privés de plusieurs joueurs en cours de route cette saison. Ce n'est pas nouveau pour nous. Les gars se serrent encore plus les coudes dans ce temps-là. Vous devez être capables de gagner des matchs, peu importe. »