Abby Roque était en quelque sorte à la recherche d’un petit bout de chez soi après s’être joint à la Victoire de Montréal de la Ligue professionnelle de hockey féminin cette saison.
La communauté mohawk de Kahnawà:ke, elle, cherchait une personne capable d'inspirer ses jeunes, en particulier les filles, et de leur montrer les possibilités qui existent hors de la réserve.
Roque, qui est Ojibwée de la Première Nation de Wahnapitae, a forgé une relation avec cette communauté autochtone de la rive sud du fleuve Saint-Laurent, en face de Montréal, qui s'est avérée mutuellement enrichissante.
« Ça me donne l’impression d’être un peu plus près de chez moi, a expliqué Roque. Quand j'ai déménagé à Montréal, les seules personnes que je connaissais dans toute la ville étaient les 26 joueuses de notre équipe et les membres du personnel. C'est donc agréable d'aller rencontrer d'autres personnes et de voir et de vivre des choses différentes. »
L'attaquante de 28 ans originaire de Sault Ste. Marie, au Michigan, et l'équipe de la LPHF ont accueilli environ 50 jeunes joueurs de hockey et membres de la communauté de Kahnawà:ke pour le match de célébration des peuples autochtones de Montréal contre la Fleet de Boston à la Place Bell de Laval le 15 mars, avec l'aide de la Coalition d'inclusion des joueurs de la LNH.
Roque, qui est membre de la Coalition, a soulevé la foule en amassant un but et deux passes dans une défaite de 4-3 en prolongation.
« J'ai sauté de mon siège et levé les bras, a dit Wahiarihtha Aria Kirby, une attaquante de 12 ans avec l'équipe AAA du Lac St-Louis. C'était incroyable de la voir jouer et de la rencontrer. Ça signifiait beaucoup pour moi parce que c’est une personne que j’admire dans le monde du hockey, surtout que je viens d’une petite ville avec des Autochtones, et elle est Autochtone et elle vient d'un petit coin. »





















