Subban est également producteur exécutif de Junior, une autre production de CBC qui fera ses débuts en 2027. Cette série de huit épisodes de 60 minutes racontera l’histoire de Marcus Hill, un joueur de hockey noir qui tente de se tailler une place dans la LNH. Le projet s’inspire du propre parcours de Subban, du hockey junior jusqu’aux Canadiens et au-delà.
Par l’entremise de sa Fondation P.K. Subban, il a également eu une profonde influence sur la vie d’enfants dans le besoin et de leurs familles. En 2015, il s’était engagé à contribuer à une collecte de fonds de 10 millions $ pour l’Hôpital de Montréal pour enfants. L’établissement avait décrit cet engagement comme le plus important don philanthropique jamais promis par un athlète professionnel au Canada. L’objectif a été atteint en mai dernier, et environ 100 000 enfants ont bénéficié de cette initiative.
Vendredi dernier, depuis New York, Subban s’est lancé dans une conversation de 50 minutes, ponctuée de réflexions spontanées. Comme à son habitude, le bavard défenseur s’exprimait par chapitres plutôt que par phrases, abordant le projet Screech Owls, les premières semaines de la saison de la LNH, son point de vue sur les Canadiens de Montréal, avec qui sa carrière a commencé, la croissance du hockey et ce à quoi ressemble une journée « normale » dans sa vie.
« J’ai connu une semaine plutôt mouvementée, a-t-il raconté en riant. J’ai pu rentrer à Toronto pour l’Action de grâce (le 12 octobre), puis la soirée Frozen Frenzy du 13 octobre, avec ses 16 matchs, a été longue chez ESPN, à Bristol au Connecticut. Il y a beaucoup de hockey en début de saison et beaucoup de belles choses qui se passent. Je travaille sur Screech Owls avec ma boîte de production et j’ai fait du doublage pour le projet. J’établis encore des records, mais d’une autre façon. »
Comment le projet Screech Owls a-t-il vu le jour et qu’est-ce qui vous a attiré dans ce concept?
« J’ai toujours un million de choses en tête, tout le temps. C’est simplement ma nature. Je réfléchis, j’analyse. C’est ce que je fais. Je me souviens qu’il y a plusieurs années, avant la pandémie, mon agent m’avait parlé d’un projet autour de Screech Owls. Le nom me disait quelque chose, mais ça ne m’avait pas marqué immédiatement. Je me doutais que c’était un livre. Deux semaines plus tard, j’ai reçu un courriel et j’ai vu le nom de Roy MacGregor. Je me suis dit : “Tiens, je connais ce nom.” Je suis retourné voir le titre et j’ai réalisé que j’avais lu Screech Owls quand j’étais enfant.
« Les émissions pour enfants devraient servir à élargir leur imagination, à les aider à rêver et à visualiser des choses. Je me suis rendu compte que nous devions absolument réaliser ce projet, pour entraîner les enfants dans une aventure et les rapprocher du hockey, du sport, de la technologie et de l’apprentissage. […] Il s’agit de stimuler leur imagination. C’est un projet amusant pour moi. Je n’ai pas encore d’enfants, mais ma sœur en a, et aujourd’hui, tous les enfants sont sur leur téléphone ou leur tablette.
« Je me dis que si je crée quelque chose que les gens vont regarder, ils doivent en retirer quelque chose. Il faut exercer une influence positive sur eux. Je suis extrêmement enthousiaste à l’idée de faire les voix de Screech Owls. Je trouve que c’est très drôle, très moderne, et je pense que les adultes vont aussi apprécier. J’espère vraiment que les enfants vont aimer la série, qu’elle aura du succès et que nous pourrons la poursuivre pendant des années. »