Caufield OT badge Chaumont

MONTRÉAL – « Il y a moins de trafic. » Sourire en coin, Cole Caufield a attribué ses succès du samedi soir par une circulation plus légère pour atteindre le Centre Bell. 

En prolongation, Caufield a justement profité d’une autoroute complètement libre pour marquer le but vainqueur sur une échappée, déjouant Ukko-Pekka Luukkonen d’un tir précis du côté du revers. 

Josh Norris a offert cette relance sur un plateau d’argent en ratant la cible sur une descente à trois contre un après une série de passes avec Tage Thompson. Caufield, qui a récupéré la rondelle qui longeait la bande à la ligne bleue des Sabres, en a profité pour s’évader seul devant le gardien finlandais. 

Un marqueur né comme Caufield n’a pas manqué une telle chance. 

« Je n’étais pas surpris de le voir marquer, encore moins pour un samedi soir, a dit Martin St-Louis. Nous sommes très heureux du résultat. Mais quand tu regardes cette séquence, les Sabres ont eu un 3-contre-1. Ils ont manqué le filet pour nous donner une échappée. Quand tu parles des émotions d’un match, c’était le cas. J’étais heureux de voir que la rondelle se retrouvait sur le bâton de Cole. »

Auteur d’un doublé contre les Sabres, Caufield a maintenant cinq buts en huit rencontres. De ses cinq buts, il en a réussi quatre en trois matchs disputés un samedi soir. Il avait aussi marqué deux dans un revers de 6-5 en prolongation contre les Penguins de Pittsburgh (samedi 3 octobre). 

L’an dernier, Caufield avait marqué 21 de ses 51 buts lors d’un samedi soir. 

« Les matchs du samedi sont toujours incroyables dans cette ville, a mentionné le numéro 13. J’aime l’énergie de la foule, tu ressens toujours un sentiment spécial. C’est spécial. »

BUF@MTL: Caufield y va d'un tir précis sur une échappée en prolongation

Interviewé par le collègue Renaud Lavoie de TVA Sports après la rencontre, Caufield a reçu une autre grande dose d’amour des partisans qui ont scandé son nom de famille. 

« J’aime toujours ça, a-t-il répliqué. Cette foule est géniale et notre édifice est toujours électrique. Je ne me lasserai jamais de vivre un tel moment. »

Difficile de se détacher

À l’image du match de mardi contre les Sabres, une victoire par un pointage identique de 4-3, mais avec une conclusion en tirs de barrage, le CH a gaspillé une autre avance de deux buts. 

Caufield a placé le couvercle sur la marmite en inscrivant le but décisif en prolongation. Mais le récit n’aurait pas été aussi rose advenant un tir cadré de Norris ou tout simplement une victoire des visiteurs. 

À 3-1 ou 3-2, le Tricolore n’a pas cherché à juste défendre son avance, multipliant les occasions de marquer. Mais les locaux n’ont jamais porté le coup final aux Sabres. Luukkonen a notamment bloqué Alex Newhook sur une échappée. 

« Honnêtement, c’était difficile de ne pas tomber dans la frustration quand les Sabres ont créé l’égalité 3-3 en troisième période, a admis Caufield. Nous avons cogné à la porte souvent et nous avions l’occasion de nous distancer au pointage. Nous devons nous améliorer dans ce département. Mais nous avons trouvé une façon de gagner malgré tout. »

En conférence de presse, St-Louis a également parlé de cette réalité où son équipe ne parvient pas à assommer ses rivaux. 

« À 3-2, nous avons manqué une chance lors d’un cinq contre trois, a-t-il rappelé. Ce serait le fun de mettre le clou dans le cercueil. C’est toutefois difficile de jouer contre les Sabres quand tu as l’avance. Ils ouvrent beaucoup le jeu et tu dois rester calculé. Tu ne peux pas y aller pour des jeux qui sont des 'quasiments'. Ils vivent là-dessus, ils ont juste hâte que tu fasses un quasiment. Tu dois rester patient et bien gérer la rondelle. »

Le CH aura encore besoin d’apprendre à gagner et à fermer un match plus rapidement. 

« Je suis content de la victoire, mais je l’étais moins quand les Sabres ont marqué le but égalisateur en troisième période, a dit le capitaine Nick Suzuki. En fin de match, nous avons tué une grosse punition. Nous terminons avec deux points. C’est ça le plus important. Nous croyons en ce que nous faisons. Nous jouons du bon hockey dernièrement. Mais nous devons aussi vivre avec les hauts et les bas d’une saison de la LNH. »

Sabres vs Canadiens | Résumé | 17/10/2026

EN PROLONGATION

Le chiffre du match: 4

En poste pour un quatrième match d’affilée au Centre Bell, Jacob Fowler a bloqué 23 des 26 tirs des Sabres pour signer sa troisième victoire de la saison. 

Benson se fait des amis

Zach Benson était devenu l’un des joueurs les plus détestés dans la métropole au printemps dernier, et il a tout fait en son pouvoir pour regagner son titre à son deuxième match de la semaine à Montréal.

Le pugnace attaquant n’a pas raté une occasion de mettre le feu aux poudres après les coups de sifflet et s’est fait encore plus d’ennemis. Il a forcé Alexandre Texier et Lane Hutson à écoper de pénalités à son endroit en deuxième période, et s’est fait prendre pour un coup de coude au visage de Cole Caufield. 

Le petit numéro 6 des Sabres s’est ensuite fait huer quand il touchait la rondelle. Un retour à la normale.

Les débuts de Kapanen et Reinbacher

Oliver Kapanen a endossé l’uniforme du CH pour une première fois cette saison. De retour au jeu après une absence de sept matchs en raison d’une blessure au bas du corps, le Finlandais a joué à l’aile droite du quatrième trio avec Jake Evans et Kirby Dach. Kapanen a décoché trois tirs en direction de Luukkonen. 

« Kapy a joué exactement comme je le pensais, a affirmé St-Louis. Je le regarde jouer et je sais ce qu’il fera. Il est très prévisible et il comprend le jeu dans les deux bords. C’est rare qu’il ne se retrouve pas à la bonne place. J’ai aimé ce trio. »

Rappelé du Rocket de Laval mercredi, David Reinbacher a également participé à une première rencontre. L’Autrichien a formé un duo avec Arber Xhekaj. En première, il a été coupable d’un revirement menant au but de Josh Norris. Reinbacher a terminé sa soirée avec un temps de jeu modeste de 9:09.

Encore des ennuis

Les Sabres disputaient un troisième match de suite sans leur capitaine Rasmus Dahlin, et son absence se fait particulièrement remarquer sur le jeu de puissance. Ils ont été blanchis en quatre occasions, samedi, et n’ont pas touché la cible en 11 déploiements sans le défenseur suédois.

Ils ont notamment été incapables de décocher un tir sur leur dernier jeu de puissance de la rencontre quand Juraj Slafkovsky a été puni avec 2:17 à faire.

Les hommes de Lindy Ruff peinent à trouver de la cohésion. Un exemple parfait : le défenseur Owen Power qui lance la rondelle sur son gardien en tentant de la laisser derrière en formation « slingshot ». Les visiteurs n’ont lancé que trois fois en un peu plus de six minutes avec l’avantage d’un homme.

- Avec la collaboration de Guillaume Lepage, journaliste principal LNH.com