TORONTO – Gavin McKenna n’a que neuf matchs d’expérience dans la LNH, mais déjà, il vit les hauts et les bas du quotidien d’un athlète professionnel.
S’il a besoin d’inspiration en ce début de saison recrue, il pourra regarder de l’autre côté de la patinoire, lundi, lorsque Macklin Celebrini et les Sharks de San Jose seront en visite à Toronto pour y visiter les Maple Leafs (19 h HE; TVAS, SN+, NBCSCA).
McKenna et Celebrini ont été les deux derniers attaquants choisis au tout premier rang du repêchage – un cette année, l’autre en 2024.
« Macklin est un jeune joueur très talentueux. En m’entraînant avec lui cet été (à Vancouver), j’ai vu à quel point il a du talent, et à quel point il travaille fort, a décrit McKenna en entrevue avec NHL.com. Je ne suis pas surpris de le voir connaître un tel succès. Il est une personne très inspirante, et c’est très motivant pour une recrue comme moi de voir un joueur de son âge exceller de la sorte. »
Celebrini a presque doublé son rendement de sa saison recrue en récoltant 115 points (45 buts, 70 passes) en 82 matchs en 2025-26. Il fut l’un des finalistes à l’obtention du trophée Ted-Lindsay du joueur par excellence de la LNH selon ses pairs de l’AJLNH. Et il poursuit sur sa lancée cette saison. En six affrontements, il totalise déjà 11 points (trois buts, huit passes).
« Lorsque tu travailles si fort en dehors de la patinoire, ton jeu s’améliore, constate McKenna. C’est très cool de voir Macklin avoir autant de motivation à son jeune âge. »
Être un premier choix au repêchage vient toujours avec son lot de pression, mais chaque histoire est unique. Lorsque Celebrini a fait ses débuts avec les Sharks en 2024-25, l’équipe était en plein cœur d’une reconstruction. Elle pouvait donc user de patience avec leur nouveau protégé, le temps qu’il s’acclimate à son nouvel environnement.
À Toronto cet automne, la réalité de McKenna diffère de celle de son compatriote. Les Maple Leafs aspirent aux séries, et priorisent la victoire au développement. La marge d’erreur est donc plus mince pour la recrue, et ce, dans un marché qui peut être intimidant pour un jeune adulte de 18 ans. Mais si les Maple Leafs l’ont repêché, c’est qu’ils le savaient équipé pour un tel défi.
« Il fait les blagues d’un enfant de six ans, mais il est mature », a lancé l’attaquant Nick Paul, pince-sans-rire. « Je sais qu’il a le soutien du reste de l’équipe et que ça n’ira qu’en s’améliorant. »


















