Lane Lambert

LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 32 équipes entre le 8 août et le 8 septembre. Aujourd'hui, les Islanders de New York.

Les Islanders de New York sont impatients de faire taire leurs détracteurs.
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Ils ont connu une saison morte relativement tranquille après avoir raté les séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour la première fois depuis la saison 2017-18. Mais selon le directeur général Lou Lamoriello, de potentielles transactions n'auraient pas fait des Islanders une équipe meilleure que les éditions qui ont atteint la troisième ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley lors de deux campagnes consécutives. Chez les Islanders, on croit que le tandem de gardiens (Ilya Sorokin et Semyon Varlamov), cinq bons défenseurs qui sont tous âgés de 29 ans ou moins, un joueur de centre ayant marqué 37 buts et un quatrième trio énergique seront suffisants pour compenser le fait qu'ils sont la seule équipe à n'avoir fait aucune embauche sur le marché des joueurs autonomes sans compensation.
Les Islanders (37-35-10) n'ont pas livré la marchandise, et les réponses doivent venir de l'intérieur du vestiaire si l'équipe veut compétitionner dans l'Association de l'Est, au sein de laquelle huit équipes - dont quatre dans la section Métropolitaine - ont atteint le plateau des 100 points la saison dernière. Lamoriello a assuré qu'il n'y a pas de déception dans le camp new-yorkais, sans quoi il y aurait eu des changements majeurs. Il a ajouté que l'organisation a bon espoir de faire taire ses détracteurs.
« Tout le monde s'améliore, que ce soit en faisant l'acquisition de joueurs ou à l'interne », a affirmé Lamoriello à LNH.com. « Dans notre cas, nous devons nous améliorer à l'interne. À mon avis, nous avons ajouté un défenseur du top-5, un gaucher dont nous avions besoin, et nous en sommes très heureux. Nous devons compétitionner avec nous-mêmes plutôt que nous soucier de ce que les autres font. »
Ce défenseur du top-5, c'est Alexander Romanov, âgé de 22 ans et acquis des Canadiens de Montréal le 7 juillet en retour du 13e choix au total du repêchage de 2022. Romanov (trois ans), le défenseur Noah Dobson (trois ans) et l'attaquant Kieffer Bellows (un an) ont chacun signé un contrat le 22 août. Le centre Brock Nelson est de retour après avoir établi un sommet en carrière avec 37 buts. Le capitaine Anders Lee a inscrit 28 buts en 76 matchs à sa première saison complète depuis qu'il a subi une opération pour soigner un ligament d'un genou en mars 2021.
« Quand on pense à Anders, il est revenu d'une blessure très sérieuse ayant mis fin à sa saison, et tu ne te rétablis pas d'une telle blessure dans une courte période de temps, a argué Lamoriello. Je suis convaincu que vous allez voir un meilleur Anders Lee sur la glace cette année. Quant à Brock, il s'est amélioré d'année en année. Il ne pense pas à marquer des buts. Il pense à gagner, donc ses statistiques importent peu. L'important, ce sont les victoires, et les points viennent par la suite. »

WSH@NYI: Nelson marque sur réception en A.N.

S'il est vrai que les Islanders doivent marquer plus de buts, après en avoir inscrit en moyenne 2,79 par rencontre la saison dernière (à égalité avec les Sabres de Buffalo au 22e rang de la LNH), ils ne comptent pas délaisser l'identité qu'ils se sont forgée au cours des quatre campagnes précédentes. La moyenne de 2,56 buts accordés par partie de New York depuis la saison 2018-19 est bonne pour le deuxième rang de la LNH, derrière les Bruins de Boston (2,52).
« Notre équipe est bâtie d'une certaine façon, a poursuivi Lamoriello. Je ne vais pas m'excuser pour ça, car j'y crois. Ça commence par nos gardiens et ensuite notre défensive. J'accorde beaucoup d'importance au différentiel de buts. Tu gagnes des matchs de hockey en marquant plus de buts que l'adversaire. Peu importe le nombre de buts, c'est le différentiel qui te permet de gagner. »
Celui qui devra relancer les Islanders est le nouvel entraîneur Lane Lambert, promu au poste d'entraîneur-chef le 16 mai après quatre saisons comme entraîneur associé à Barry Trotz. Lambert a été l'adjoint de Trotz pendant 11 saisons avec les Predators de Nashville et les Capitals de Washington, les champions de la Coupe Stanley en 2018. Les Islanders ont maintenu une fiche de 2-1-0 quand Lambert était aux commandes entre les 1er et 17 janvier, puisque Trotz devait se soumettre au protocole de la COVID-19 de la LNH et qu'il devait assister aux funérailles de sa mère à Dauphin, au Manitoba.
« Nous le connaissons beaucoup, a dit Bellows. Quand il a pris la relève durant cette période, il a fait du travail extraordinaire. »
Lambert a la réputation d'être un bon communicateur et un entraîneur humain fait sur mesure pour l'athlète moderne. Il a dirigé les Admirals de Milwaukee, dans la Ligue américaine de hockey (LAH), de 2007 à 2011, participant quatre années de suite aux séries éliminatoires de la Coupe Calder et mettant la main sur deux titres de la section Ouest. Effectuera-t-il une transition sans heurt comme entraîneur-chef dans la LNH? C'est l'une des questions chez les Islanders, mais si vous la posez à l'un de ses anciens joueurs, il n'y a pas vraiment de doute.
Puisque Trotz a été remercié le 9 mai et que Lamoriello a donné un vote de confiance à ses troupiers, les Islanders n'ont pas le choix de se ressaisir.
« Je défoncerais un mur pour Lane », a lancé Blake Geoffrion, un attaquant de Milwaukee de 2010 à 2012 et le petit-fils du membre du Temple de la renommée du hockey Bernard Geoffrion. « Il a une bonne idée de ce que chaque joueur doit apporter pour être à son mieux. Je pense que les joueurs vont se rallier derrière lui. J'espère que Lane sera en mesure d'instaurer de nouveaux concepts et de nouvelles idées, et de tirer le meilleur des joueurs qu'il aura dans sa formation. »