32 en 32 Rangers main

Dans le cadre de la série 32 en 32, LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 32 équipes du 1er août au 1er septembre. Aujourd'hui, les Rangers de New York.

Mike Sullivan croit que les améliorations que ciblaient les Rangers de New York au cours de la saison morte ont été atteintes.

« Nous sommes assurément une meilleure équipe sur papier », a soumis l’entraîneur.

Même si c’est le cas, le défi qui attend les Rangers afin de retourner en séries éliminatoires cette saison demeure monumental puisque l’équipe a terminé au dernier rang de l’Association de l’Est en 2025-26 (34-39-9).

À moins, bien sûr, que ces améliorations soient bien réelles, que les nouvelles acquisitions exercent un véritable impact rapidement, et que les départs soient compensés par l’émergence de jeunes joueurs de talent. Il faudra aussi que la principale constante de l’équipe au cours des dernières années, un rendement d’élite de la part d’Igor Shesterkin devant le filet, se poursuive.

« Nous avons hâte d’explorer les différentes combinaisons qui devraient, selon nous, nous permettre de trouver l’équilibre qui est tellement important pour n’importe quelle équipe afin de gagner dans cette ligue, a mentionné Sullivan. Je suis donc très enthousiaste par rapport au potentiel de cette équipe et par ce qu’elle pourrait accomplir. »

Les Rangers voulaient expressément faire mieux quand vient le temps de sortir la rondelle de leur territoire.

C’est là que Sean Durzi et Marcus Pettersson devraient aider, deux défenseurs qui possèdent de bons instincts offensifs ainsi qu’une bonne conscience défensive qui devraient former la deuxième paire de défenseurs de New York derrière Adam Fox et Vladislav Gavrikov.

Durzi, âgé de 27 ans, a été acquis dans une transaction avec le Mammoth de l’Utah en retour du centre Vincent Trocheck. Pettersson, 30 ans, a été obtenu des Canucks de Vancouver. Il a joué sous les ordres de Sullivan pendant cinq saisons complètes et deux autres portions de campagnes avec les Penguins de Pittsburgh.

Durzi devrait obtenir du temps de glace sur la deuxième vague du jeu de puissance alors que Fox dirigera la première. Pettersson sera quant à lui un élément important de l’infériorité numérique.

« Nous avons parlé d’améliorer notre vitesse d’équipe, et ça commence avec notre capacité à faire bouger la rondelle, a noté Sullivan, et je crois que ces nouveaux venus à la ligne bleue vont nous aider à cet égard. »

New York a aussi ciblé un joueur de premier trio afin de remplacer Artemi Panarin, échangé aux Kings de Los Angeles le 4 février. C’est là que Pavel Dorofeyev entre en jeu, lui qui a inscrit 72 buts au cours des deux dernières saisons avec les Golden Knights de Vegas, ce qui le place à égalité au 15e rang de la ligue. Il a aussi disputé les 164 de son équipe au cours de cette séquence.

Dorofeyev, qui a été acquis dans une transaction avec Vegas, a fait mouche à 37 reprises en saison régulière, puis 12 fois en séries éliminatoires. Il devrait évoluer avec l’un des deux premiers centres des Rangers, Mika Zibanejad ou J.T. Miller.

« Il est un marqueur, et il va avoir besoin de quelqu’un qui va lui remettre la rondelle, et l’une des choses que j’ai remarquées en le regardant jouer à Vegas, c’est qu’il jouait avec Jack Eichel, qui est très bon pour alimenter ses ailiers, a souligné Sullivan. Peu importe qui sera son centre, et ça devrait vraisemblablement être Mika ou J.T., leur aptitude à lui remettre le disque sera primordiale pour qu’il connaisse du succès. Nous avons le sentiment que ces deux joueurs ont la capacité de lui remettre la rondelle. »

Les Rangers ont aussi cherché à améliorer leurs deux derniers trios, en mettant la main sur Joe Veleno et Oliver Bjorkstrand.

Bjorkstrand, qui a accepté un contrat d’un an d’une valeur de 4,5 millions $, devrait évoluer à l’aile droite du deuxième ou troisième trio, et s’il s’accroche à la deuxième unité, il pourrait renouer avec le plateau des 20 buts. Il a inscrit au moins 20 filets dans six de ses neuf saisons complètes dans la LNH. Il a aussi marqué 18 buts en 56 parties en 2020-21, mais Bjorkstrand a été limité à 12 filets en 80 rencontres avec le Lightning de Tampa Bay la saison dernière.

Sullivan croit que sa présence va aider le reste de la formation, en permettant notamment à Will Cuylle, qui a déjà atteint le plateau des 20 buts à deux reprises, d’évoluer sur le troisième trio.

« Il possède une bonne feuille de route », a déclaré Sullivan.

Veleno devrait pivoter le quatrième trio de New York après avoir paraphé une ente d’un an et 1,2 million $ le 1er juillet.

« Il patine très bien », a vanté Sullivan.

Sullivan a ajouté qu’il s’attendait à ce que le centre de troisième trio Noah Laba assume un rôle plus important en infériorité numérique et sur les mises en jeu en territoire défensif, alors qu’il va devoir combler la perte de Trocheck dans ces facettes du jeu.

L’entraîneur a également bon espoir de voir l’attaquant Gabriel Perreault poursuivre sa progression avec un rôle plus défini sur les deux premiers trios. Le Québécois a notamment amassé 19 points (neuf buts, 10 passes) au cours des 23 derniers matchs de la saison l’an dernier.

Sullivan a indiqué que les attaquants Jaroslav Chemlar et Tye Kartye avaient bien fait, ce qui donne aux Rangers une meilleure idée de ce que chacun peut apporter dans des rôles précis sur les deux derniers trios.

Il y a aussi une chance que le défenseur Alberts Smits, le cinquième choix au total du repêchage 2026, s’impose dès cet automne et devienne une option sur la troisième paire aux côtés de Braden Schneider.

Les options ne manquent pas, en effet, et plusieurs de ces options ont été ajoutées par les Rangers au cours de la saison morte afin d’améliorer les facettes du jeu que l’équipe avait ciblées pour transformer une formation de dernière place en une équipe qui aspire à nouveau aux séries.

« La beauté de la LNH, c’est que tout le monde obtient un nouveau départ chaque année, a dit Durzi. C’est une ligue où il faut toujours faire ses preuves chaque jour. Nous repartons tous à zéro. Nous allons devoir faire nos preuves, et c’est ce que nous allons faire dès le jour 1. »