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TORONTO – La route de Wyatt Johnston vers la LNH a semblé être parsemée de nids de poule en 2020-21, lorsque la saison de la Ligue de hockey de l’Ontario (OHL) a été annulée en raison de la pandémie de COVID-19.

Il n’a toutefois pas laissé cet obstacle le ralentir.

« Je me suis donné à fond dans le gymnase à cette époque, a-t-il raconté. Je voulais tirer avantage de ce temps pour devenir plus gros et plus fort. Quand tout ça fut terminé, je dirais que ça m’a probablement aidé. »

Cinq ans plus tard, l’attaquant de 23 ans va disputer une cinquième saison dans la LNH avec les Stars de Dallas, et il a terminé la campagne 2025-26 avec 27 buts en avantage numérique, un sommet dans la ligue.

Il s’agit d’une ascension météorique que Johnston qualifie de « folle ».

« J’ai toujours eu une grande confiance en mes moyens et j’étais persuadé qu’il était toujours possible de s’améliorer, a-t-il mentionné. Mais est-ce que je me doutais en 2021 que j’allais atteindre la LNH à 19 ans? Non.

« Avec du recul, je dirais que je suis un peu sous le choc quand je regarde de quelle manière les choses ont évolué pour moi. »

Les chiffres démontrent que cette évolution n’est toujours pas terminée.

Les Stars avaient la sensation qu’ils venaient de réaliser un vol lorsqu’ils ont sélectionné le jeune homme natif de Toronto au 23e rang au total du repêchage 2021, même s’il n’avait pas vraiment joué de hockey compétitif au cours de l’année qui venait de s’écouler. Depuis, il ne cesse de leur donner raison, alors qu’il est le meilleur pointeur de sa cuvée avec 263 points (134 buts, 129 passes) en 328 parties. Au cours de la dernière saison, il a inscrit sept buts de plus sur le jeu de puissance que son plus proche poursuivant, Pavel Dorofeyev des Golden Knights de Vegas.

C’est grâce à des performances du genre que son nom a été inscrit sur la liste des candidats pour représenter le Canada aux Jeux olympiques de Milan en février dernier. Il n’a finalement pas été retenu, mais ça ne l’a pas entamé son enthousiasme quant à la possibilité de représenter son pays sur la scène internationale, à commencer par la Coupe du monde de hockey en 2028.

Johnston reconnaît qu’une nouvelle génération de joueurs talentueux de 23 ans et moins émerge au Canada, un groupe qui comprend également Macklin Celebrini des Sharks de San Jose, Connor Bedard des Blackhawks de Chicago, Matthew Schaefer des Islanders de New York, et Gavin McKenna des Maple Leafs de Toronto.

« C’est évidemment un peu étonnant de voir à quel point des joueurs comme Celebrini, Bedard et Schaefer ont été dominants à un si jeune âge, a noté Johnston. Ce fut impressionnant de les voir connaître autant de succès dès leur arrivée dans la ligue. Je me souviens de ma première saison, j’étais encore impressionné par tout ce qui m’arrivait.

« J’ai été aux premières loges dans le cas de Celebrini l’an dernier. J’ai participé à un camp à Halifax l’été dernier avec lui, Sidney Crosby et Nathan MacKinnon ainsi que d’autres joueurs de premier plan. On pouvait voir qu’il s’améliorait sans cesse, et c’est encore le cas aujourd’hui. »

La même chose s’applique aussi à Johnston, dont le nombre de buts a augmenté chaque année, passant de 24, à 32, à 33, puis à 45. Il accorde une partie du mérite à son ancien coéquipier des Stars, Joe Pavelski, qui a annoncé sa retraite en 2024.

« J’ai tellement appris de lui, a affirmé Johnston. Il était tellement bon pour faire dévier des rondelles et avec son travail devant le filet. C’est assurément en grande partie grâce à lui que j’ai connu du succès en avantage numérique.

« Tout part de la confiance. Le simple fait d’entendre mon nom être mentionné comme un candidat possible pour les Jeux olympiques, ça m’a aidé à croire en moi, même si j’avais déjà confiance en moi. (Le directeur général des Stars) Jim Nill faisait partie de l’équipe de direction du Canada, alors il me donnait des mises à jour sur l’évolution du processus de sélection. Il a été l’un de mes plus grands défenseurs.

« Ma priorité est évidemment de gagner la Coupe Stanley avec Dallas. Mais représenter mon pays, c’est quelque chose que j’adorerais faire un jour. »

Dans un avenir plus rapproché, Johnston sera accompagné par d’autres joueurs de la LNH et des joueuses de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF) dans le cadre du « Cercle des champions », un événement qui sera présenté au Scotiabank Pond de Toronto, mardi. Il s’agira d’une occasion pour le public de patiner et de discuter avec des joueurs professionnels, et d’obtenir leur autographe. Parmi eux, on retrouve Jamie Drysdale (Flyers de Philadelphie), Mason Marchment (Sharks), Will Cuylle (Rangers de New York), Sam Dickinson (Sharks), Ty Dellandrea (Sharks), Sophie Jacques (Goldeneyes de Vancouver), et Claire Dalton (Sceptres de Toronto).

Les recettes serviront à soutenir New Circles, la plus grande banque vestimentaire gratuite de Toronto.

« Il s’agit d’une chance d’aider la communauté, a expliqué Johnston. C’est vraiment cool. Et maintenant, il y a des jeunes qui m’admirent. Il n’y a pas si longtemps, j’étais à leur place. 

« C’est incroyable à quel point les choses ont changé en cinq ans. »