Meier-badge-Deschambault

LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 31 équipes pendant les mois de novembre et décembre. Du côté des poolers, nous vous offrons un joueur à cibler au cours de la prochaine campagne, un joueur à éviter, et un joueur à surveiller, qui pourrait devenir une carte cachée si les astres s'alignent. Aujourd'hui, les Sharks de San Jose.

Ce ne sont pas les gros noms qui manquent chez les Sharks de San Jose, mais ces gros noms ont surtout été source de grandes déceptions pour les poolers en 2019-20.
31 EN 31 SHARKS : Trois enjeux à surveiller | Les cinq meilleurs espoirs | Repêchage des repêchages
Normal que les poolers aient été tentés de piger souvent dans la cour des Sharks, puisque l'équipe mise sur deux des meilleurs défenseurs offensifs de la LNH en Brent Burns et Erik Karlsson ainsi que sur des attaquants très capables comme Tomas Hertl, Logan Couture et Evander Kane. De plus, les Sharks avaient terminé au deuxième rang de la LNH au chapitre des buts marqués en 2018-19.
Ce fut cependant une saison à oublier, alors qu'aucun joueur de San Jose n'a franchi le plateau des 50 points et que l'équipe a dégringolé jusqu'au 29e rang du classement général, ratant du même coup les séries éliminatoires de la Coupe Stanley, après avoir atteint la finale de l'Association de l'Ouest la saison précédente.
Le visage des Sharks n'a toutefois pas changé en vue de la prochaine campagne, si l'on fait abstraction du départ du vénérable Joe Thornton sur le marché des joueurs autonomes, lui qui ne représentait déjà plus une véritable option de qualité pour les poolers. Ces derniers devront donc deviner si la dernière saison représente la nouvelle norme à San Jose, ou s'il ne s'agissait que d'une erreur de parcours.

À cibler : Timo Meier - AD

Meier a terminé au premier rang des pointeurs des Sharks, la saison dernière, avec une récolte de 49 points en 70 matchs, mais ce n'est pas la seule raison qui explique la présence de Meier dans cette catégorie. Tout d'abord, il n'a obtenu que neuf de ses points en avantage numérique, alors qu'il n'était pas toujours déployé sur la première vague. Une augmentation de son temps de glace de ce côté, ou une répartition des ressources sur les deux premières vagues l'aiderait à glaner quelques points de plus de ce côté. Ensuite, Meier a connu un départ atroce l'an dernier avec seulement quatre points en 15 matchs. Avec sa cadence des 55 derniers matchs, il aurait terminé une saison de 82 parties avec 67 points. Finalement, Meier offre un profil particulièrement attirant pour les poolers dans les ligues multicatégories. Meier est l'un des cinq joueurs de la LNH à avoir inscrit au moins 20 buts en plus d'avoir décoché 150 tirs et distribué 150 mises en échec.

SJS@CHI: Meier bat Crawford dès la mise en jeu

À éviter : Martin Jones - G

Lorsque les Sharks représentaient une puissance de la LNH, ce n'était pas en raison de la qualité du travail de Jones devant le filet, mais plutôt malgré son rendement inconstant. Maintenant que la formation est un peu plus dégarnie devant lui et qu'il est encore plus laissé à lui-même, Jones en arrache davantage. La saison dernière, il a présenté un pourcentage d'arrêts de ,896 et une moyenne de buts alloués de 3,00. En réaction, les Sharks ont fait l'acquisition de Devan Dubnyk du Wild du Minnesota. Dubnyk a connu une saison tout aussi difficile que celle de Jones en 2019-20, mais il a quitté l'équipe à quelques occasions afin d'être auprès de son épouse, qui était malade. Contrairement à Jones, Dubnyk a montré qu'il pouvait être un gardien efficace, lui qui a été finaliste au trophée Vézina à une reprise. Dans le meilleur des cas, Jones va partager les départs équitablement avec Dubnyk. Et même dans ce scénario, les poolers peuvent trouver mieux qu'un gardien ordinaire qui va obtenir la moitié des départs avec une équipe qui devra lutter pour accéder aux séries.

À surveiller/carte cachée : Ryan Donato - C

À l'instar de Dubnyk, Donato a été acquis du Wild pendant la saison morte, mais dans une transaction distincte. C'était déjà une deuxième transaction pour l'attaquant de 24 ans depuis le début de sa carrière. Le choix de deuxième ronde des Bruins de Boston en 2014 tarde à s'imposer dans la LNH, mais il pourrait fort bien obtenir sa chance sur l'un des deux premiers trios à San Jose. Auteur de 14 buts la saison dernière au Minnesota, il pourrait faire gonfler ce total s'il est utilisé un tant soit peu en avantage numérique. Il a montré de belles choses à son arrivée avec le Wild à la date limite des transactions en 2019, avec 16 points en 22 matchs. Si Donato peut profiter de ce nouveau changement de décor pour trouver le même élan, les poolers qui auront tenté leur chance avec lui seront récompensés.