Skip to main content
Site officiel des Canadiens de Montréal

À l'extérieur de la glace… Antoine Duchesne

Nous avons rencontré le cycliste Antoine Duchesne lors de son passage au Centre Bell le 24 novembre dernier lors du match face aux Bruins

par Pierre-Antoine Mercier @CanadiensMTL / canadiens.com

MONTRÉAL - Le cycliste Antoine Duchesne, qui a notamment participé au Tour de France en 2016, était de passage au Centre Bell lors du match du 24 novembre face aux Bruins de Boston. Nous en avons profité pour lui poser quelques questions.

Est-ce que tu es un passionné de hockey?
Antoine Duchesne : Je te dirais que plus ou moins. J'aime ça jouer, mais je n'ai jamais vraiment été quelqu'un qui aimait regarder le sport à la télévision. J'ai toujours aimé ça faire les sports, mais je n'ai jamais vraiment suivi. Surtout au courant des dernières années que je suis en Europe, c'est plus difficile de suivre les dernières nouvelles du hockey. Je dirais que je suis déconnecté.

Est-ce que c'est ton premier match au Centre Bell?
AD : Non, je suis déjà venu au moins cinq ou six fois, mais ça doit faire environ dix ans que je n'étais pas venu.

Est-ce que tu as un joueur favori présentement dans l'alignement des Canadiens?
AD : Je suis allé à la même école que Charles Hudon. Son frère était de la même année que moi. C'est donc certain que j'ai un petit penchant pour lui.

Sur le plan personnel, quels sont tes objectifs pour la prochaine saison?
AD : Je viens de repartir sur un nouveau contrat de deux ans. Je veux essayer d'avoir une optique un peu plus sur le long terme en ce qui a trait à mon travail et à ma préparation. Je vais pouvoir prendre un peu plus de risques parce que parfois quand tu es dans des années de fin de contrat, tu as toujours une pression. Tu sens toujours que tu as le couteau en dessous de la gorge parce qu'il faut que tu performes. Maintenant avec mon contrat de deux ans, je peux me projeter un peu plus à travailler certaines choses différemment pour pouvoir que ça rapporte six moins ou un an plus tard. 

Ça représente quoi de participer au Tour de France pour toi?
AD : Ça représente le rêve de tous les jeunes qui aiment le cyclisme. Dans mon sport le Tour de France c'est le summum. Même si ce n'est pas la course favorite parce qu'il y a beaucoup plus de pression. C'est énormément de pression de gérer toute la grosse machine de ce que représente le Tour de France. C'est extrêmement demandant physiquement, mais mentalement aussi. Ce n'est pas nécessairement le plus fun tour des trois grands tours à faire, mais ça reste que c'est une expérience inoubliable.

C'est quoi une journée typique d'entraînement pour toi?
AD : Durant les grosses semaines d'entraînement, je vais faire entre 28 et 32 heures de vélo par semaine. Contrairement à plusieurs autres sports, on fait principalement juste du vélo pour s'entraîner. Durant l'automne comme présentement, on fait un peu de course et de musculation. En semaine d'entraînement normale, je me lève le matin et j'ai six heures de vélo à faire. Je suis chanceux aussi, car à l'endroit où je vis, je peux vraiment partir dans n'importe quelle direction et faire différentes boucles. Il y a beaucoup de diversité. Il n'y a pas de ville, c'est que des petits villages. C'est vraiment génial pour s'entraîner.

La nutrition d'un cycliste doit être également très importante dans son cheminement?
AD : On est vraiment surveillé par rapport à ce qu'on mange parce que le vélo est un sport qui repose principalement sur le poids et la puissance. Il faut aller chercher le meilleur ratio poids-puissance. Pour nous, ça veut dire d'être le plus maigre possible avec le plus de force possible. C'est de trouver la mince ligne d'être à la limite pour ne pas perdre d'énergie et de force, mais être en même temps le plus léger possible. Pour nous, les trois ou quatre dernières livres sont dures à aller chercher, mais elles font une différence. 

Quelle est ta compétition favorite jusqu'à maintenant?
AD : J'aime beaucoup les classiques flandriennes comme le Tour des Flandres. C'est des courses qui sont extrêmement mythiques et prestigieuses où il y a toujours beaucoup d'action. J'ai grandi en regardant ces courses-là. Il y a toujours quelque chose qui se passe durant ces courses, que ce soit des chutes, le vent, les bordures ou le pavé. C'est des courses extrêmement mouvementées. 

Qu'est-ce qui t'a fait accrocher au cyclisme alors que tu étais jeune?
AD : J'ai vraiment été étape par étape. J'ai commencé en raison de ma sœur. On a embarqué ensemble en 2004 dans le club de l'Acidose Lactique. On changeait un peu de sports tous les étés, mais à un moment donné, elle a décidé de se mettre au vélo. J'ai vu ses courses et je trouvais que ça l'avait l'air le fun et j'ai commencé comme ça. J'étais loin d'être bon au départ. Je te dirais que j'ai grandi tard. C'est à partir de là que j'ai été meilleur. J'ai fait beaucoup de sacrifices. Je te dirais même qu'il y a beaucoup de monde qui est surpris que je me sois rendu là parce que je n'étais pas le meilleur. Il n'y a personne qui me voyait là. Je me suis retrouvé à être meilleur pro que dans les petites ligues. Le style de course pro convient mieux à mes aptitudes qu'un style de course amateur. 

Quels autres sports as-tu pratiqués quand tu étais jeune?
AD : J'ai joué au baseball, au soccer, au basketball, du cross-country et j'ai fait de la natation. Je suis vraiment un hyperactif. La plupart des athlètes de haut niveau, surtout en sport individuel sont presque tous des hyperactifs. Si tu mets un groupe de cyclistes dans la même pièce, ça risque de bouger pas mal.

Si Antoine Duchesne n'était pas un cycliste, que ferait-il dans la vie?
AD : Je suis très passionné par le vin. J'aime le métier de vigneron. J'aimerais ça éventuellement avoir ma terre.

En voir plus