Pendant six et quatre saisons, respectivement, Brady Tkachuk et Jake Sanderson ont été aux premières loges pour assister aux exploits de Tim Stützle. Ils l’ont vu frapper des rondelles en plein vol et récolter des points – des buts et des mentions d’aide – avec des manœuvres assourdissantes.
Lars Eller a eu ce privilège pendant une seule saison. Cela dit, la bobine contenant les faits saillants de Stützle durant la saison 2025-26 est plus longue que celle de la plupart des joueurs de la LNH.
Les États-Unis, l’Allemagne et le Danemark se retrouvent au sein du même groupe aux Jeux olympiques. Le Groupe C à Milan ressemble donc à une réunion des Sénateurs, sans Nikolas Matinpalo. Stützle pourra donc donner des maux de tête à ses coéquipiers, pour faire changement.
Quand il sautera sur la patinoire pour affronter le Danemark, jeudi, Stützle sera forcément confiant. Il a marqué un but dans les cinq derniers matchs des Sénateurs. Il s’agit de la plus longue séquence de toute sa carrière. Il a marqué son dernier but en prolongation, à Philadelphie, après avoir reçu une superbe passe de Tkachuk.
« Je ne sais même pas par quel bout commencer. Ce type excelle dans tout ce qu’il fait », a dit le voisin de casier de Stützle, Nick Cousins, après sa victore.
« J’ai une meilleure opinion de lui depuis que je le côtoie chaque jour à l’entraînement. Il est vraiment bon défensivement. Je crois que nous n’en parlons pas suffisamment. Il est très efficace en désavantage numérique. Il utilise sa vitesse pour créer des chances de marquer. Nous sommes vraiment chanceux de l’avoir. Quand il est au sommet de son art, toute l’équipe en profite. »
Les autres joueurs et les entraîneurs disent à peu près la même chose au sujet du joueur de 24 ans, depuis le début de la saison.
Il remporte 53,6 % de ses mises au jeu, soit une augmentation par rapport à son taux en carrière de 43,2 %. Après les deux tiers de la saison, il a déjà dépassé son précédent record en carrière en termes de temps de glace en infériorité numérique. Et s'il continue sur sa lancée actuelle, il terminera la saison avec 40 buts, ce qui serait une première pour lui.
On voit difficilement comment Stützle pourrait atteindre un autre niveau durant les Jeux olympiques. Ce n’est pas une idée complètement farfelue, non plus. Il a tendance à élever son jeu d’un cran dans les moments les plus importants.
L’équipe nationale d’Allemagne est en progression depuis quelques années.
En 2018, en l’absence des joueurs de la LNH à Pyeongchang, elle a remporté la première médaille d’argent de son histoire. Au Championnat mondial de 2023, elle a atteint la finale avant de s’incliner devant le Canada. Il s’agissait néanmoins de la première médaille remportée lors de cette compétition depuis 1953.
« C’est vraiment beau à voir », dit Stützle, au sujet de l’émergence de son équipe nationale. « Nous savons quand même à quel point ce sera difficile. Quand tous les meilleurs joueurs de la planète sont au rendez-vous, le défi est de taille. Nous allons faire tout ce que nous pouvons. On verra. »
Stützle et son grand ami Moritz Seider seront les adjoints du capitaine Leon Draisaitl. Le premier match mettra aux prises l’Allemagne au Danemark – et Lars Eller – le jeudi 12 février. L’équipe affrontera la Lettonie le 14 février et les États-Unis le 15 février.
« Les Américains seront très forts. Je crois que le Danemark formera une très bonne équipe, aussi. Il n’y aura pas de match facile, mais j’ai très hâte », dit Stützle.






















