Depuis longtemps, on sait que le mois de janvier serait déterminant pour les Sénateurs d’Ottawa.
Après avoir subi l’épreuve de disputer 16 matchs en 21 jours — dont quatre séquences de deux matchs en autant de jours — l’équipe doit compléter le mois en disputant trois. Matchs avant la pause olympique. En tout, il ne reste que sept matchs à jouer avant la date limite des transactions. Les Sénateurs accusent un retard de huit points sur le dernier ticket qui donne accès aux séries éliminatoires, au moment d’écrire ces lignes.
Tout cela semble toutefois bien secondaire pour Travis Green. L’entraîneur-chef essaie ces jours-ci de s’assurer que ses joueurs voient la vie du même œil. Après une victoire convaincante de 7-1 dimanche contre les Golden Knights de Vegas, il a demandé à l’équipe d’ignorer le bruit ambiant, d’oublier absolument tout ce si passe à l’extérieur du Centre Canadian Tire, de ne penser qu’au prochain match. Il a également laissé entendre que ses joueurs avaient le potentiel de se lancer dans une séquence de victoires.
« On entend beaucoup de choses. Les gens ont beaucoup de choses à dire à cette période de l’année. Moi, j’appelle ça du bruit ambiant. Il y a beaucoup de passion, surtout ici au Canada. C’est une des choses qu’on aime le plus, au sujet des marchés canadiens de la LNH. Dimanche, je voulais juste rappeler aux joueurs qu’il ne fallait pas regarder trop loin devant », dit Green après l’entraînement de mardi.
« Beaucoup de gens vont parler de notre situation actuelle et de ce que nous devons accomplir pour participer aux séries. Vous savez quoi? Il suffit de continuer à jouer. Il faut continuer à faire ce nous sommes capables de faire. Les gens vont dire qu’il faut gagner un certain nombre de matchs. En réalité, il suffit de gagner notre prochain match. Pour entreprendre une séquence de victoires, il faut d’abord aller chercher une première victoire. »
Même s’il prétend ne pas utiliser les réseaux sociaux, Green a joué pendant trois saisons à Toronto et il a été l’entraîneur-chef des Canucks de Vancouver pendant cinq saisons. Il connaît bien les marchés les plus passionnés de la LNH. Il est d’avis que le niveau de pression n’est plus le même qu’à l’époque où il jouait. C’est la faute de tout ce qui se dit en ligne. Les joueurs et les entraîneurs ne peuvent plus y échapper, désormais.
Dans une course aussi serrée, n’importe quel petit facteur peut avoir une grande importance.
« J’adore jouer au Canada, dans une ville où les gens souhaitent autant la victoire. »
« Chaque soir, je peux compter sur le soutien de centaines d’entraîneurs-adjoints », dit-il, au sujet des partisans qui émettent leurs opinions. « Je peux comprendre comment les joueurs se sentent, parfois. En particulier ceux qui sont branchés sur les réseaux sociaux.
“You get a lot of assistant coaches on your side a lot of nights, and you get a lot of assistant coaches not on your side some nights. So I understand how the players can feel sometimes, especially if you’re on social media. On peut parfois avoir l'impression d'être au sommet, et mon travail consiste à maintenir l'équilibre au sein de mon équipe, à garder le cap et à m'assurer qu'elle se concentre sur ce qui est important. À l'heure actuelle, nous nous concentrons entièrement sur la préparation du match de mercredi. »
Mercredi, les Sénateurs joueront le troisième d’une série de quatre matchs à domicile. Ils accueilleront les détenteurs du premier rang au classement général, l’Avalanche du Colorado. « Je ne pense pas uniquement à notre dernier match. Nous avons été très bons dans notre récente séquence », a dit Claude Giroux, après l’entraînement de mardi.
« Contre la Caroline, nous n’avons pas obtenu le résutat que nous voulions, mais nous avons été solides. Contre Vegas, nous avons très bien joué. Il faut continuer de construire là-dessus. »
Giroux refuse lui aussi de voir plus loin que le défi qui se dresse devant son équipe. « Passer trop de temps à étudier le classement, ça peut devenir épuisant », dit-il.
« Il faut prendre les choses un match à la fois. C’est ce que nous avons fait. C’est ce que nous allons continuer à faire. En ce moment, nous pensons au Colorado. Nous devons gagner ce match pour aller de l’avant. »


















