Travis Green n’en savait pas trop long sur les ennuis historiques des Sénateurs en novembre, la semaine dernière, quand son équipe s’apprêtait à se lancer dans une séquence de six matchs en 10 jours. Il ne voulait pas non plus en entendre parler.
« Des allergies? », a-t-il blagué quand on lui a demandé pourquoi l’équipe avait connu des ennuis, au cours des dernières années, en novembre.
« Je ne me soucie pas du tout de ce qui s’est passé avant mon arrivée », a dit Green, au milieu de sa deuxième saison à Ottawa. « Ma seule source de préoccupation, c’est le présent. Je m’en fais toujours un peu à propos de ce qui s’en vient, demain. Je ne perds surtout pas de temps à analyser les choses qui se sont produites au cours des sept ou huit dernières années. »
Depuis le début du mois de novembre 2025, les Sénateurs ont conservé une fiche de 3-0-3. Le prochain test surviendra lorsque l’équipe disputera le quatrième et dernier match d’un séjour à domicile, samedi, lorsque les Kings de Los Angeles effectueront leur seule visite de la saison à Ottawa.
Dans les 12 dernières parties, les Sens ont subi un seul revers en temps réglementaire.
La récente séquence est encore plus impressionnante quand on se souvient que l’équipe doit se débrouiller sans son capitaine Brady Tkachuk. Plus récemment, Thomas Chabot s’est retrouvé à son tour sur la touche. Il a subi une blessure mardi, dans le match contre les Stars de Dallas.
Les Sénateurs ont eu des problèmes, en début de saison, quand ils ont alloué le premier but du match à neuf reprises dans les 10 premiers matchs. Cette époque semble révolue.
Depuis le revers subi le 6 novembre à Boston, les Sénateurs ont joué à égalité ou avec les devants pendant 259 minutes et 25 secondes. Ils ont ouvert la marque dans leurs quatre dernières parties.
« Pourtant, nous ne jouons pas vraiment différemment », a dit Green, quand on lui a parlé de l’évolution de sa troupe.
« Je ne sais pas trop quoi vous dire. Il y a trois semaines, environ, je devais répondre à des questions sur le fait que notre équipe ne marquait jamais le premier but. Marquer le premier but, c’est toujours l’objectif. Quand on marque le premier but, on veut ensuite protéger l’avance. On parle beaucoup de l’importance de jouer pendant 60 bonnes minutes. Qu’on ait les devants ou qu’on tire de l’arrière, on ne veut jamais changer notre façon de jouer. »
Les Sens ont eu besoin de tout leur monde durant leur séquence. Tyler Kleven (25 minutes et 27 secondes sur la glace contre Dallas) et Nikolas Matinpalo (20 minutes et 16 secondes contre Boston) ont tous les deux atteint de nouveaux sommets en carrière. Ces deux performances ont été réalisées lors de matchs où les Sens ont été obligés de se débrouiller à cinq défenseurs.
« Je veux être sur la glace. Je veux faire de bons jeux. Je veux avoir un impact dans tous les matchs », dit Jake Sanderson, au sujet du temps de glace qui devient disponible lorsque des blessures surviennent.
« Lorsque ces situations se produisent, il faut en profiter. Je crois que mon partenaire [Artem Zub] a fait du super boulot hier soir. C’est normal. Il est solide défensivement. On peut toujours compter sur lui. »
Pour Sanderson, les Sénateurs ont été capable de gagner des matchs récemment en raison de leur « solide mentalité »collective.
« Je me souviens de quelques séquences durant lesquelles nous n’avons pas livré de grandes performances. Nous avons été capables de nous regrouper durant un entracte, pour mieux rebondir. Je crois que le meilleur exemple est survenu dans le match de jeudi. On se sent très bien. »


















