BOBROVSKY SIDE FLA BADGE CHAUMONT

EDMONTON, Alb. – Impérial depuis le début de cette finale avec un taux d’efficacité de ,953 et une moyenne de 1,33 avant le quatrième match, Sergei Bobrovsky a démontré qu’il avait un côté humain. Le gardien des Panthers de la Floride a rangé son masque en deuxième période après le cinquième but des Oilers d’Edmonton.

Bobrovsky s’est fait déjouer cinq fois sur seulement 16 tirs. Un mathématicien doué vous dira qu’une telle statistique fait mal à un pourcentage d’arrêts. Dans ce quatrième match, un revers de 8-1 contre les Oilers, le numéro 72 a terminé avec un taux de ,688.

Il a maintenant des chiffres plus raisonnables dans cette finale avec un dossier de trois victoires et un revers, une moyenne de 2,64 et un taux d’efficacité de ,912.

Dans le vestiaire de l’équipe adverse au Rogers Place, Matthew Tkachuk a regardé partout sauf en direction des deux gardiens, Bobrovsky et Anthony Stolarz, pour expliquer cette défaite cinglante.

« Bob est génial depuis le début de l’année et des séries, a affirmé Tkachuk. C’était plus un réveil de le voir sortir du match pour les attaquants et les défenseurs que pour lui. Il n’a rien à voir avec cette défaite. Je le redis, c’était un réveil pour tout le monde. Nous savons qu’il reviendra encore plus fort. Mais en disant ça, j’ai besoin de préciser qu’on ne peut le blâmer pour aucun des buts. Je trouve qu’il a réalisé de gros arrêts. Tout le monde sera prêt pour le cinquième match. »

Paul Maurice a expliqué sa décision de retirer son gardien étoile pour Stolarz après le but de Darnell Nurse.

« Il en avait vu assez, a raconté Maurice. Si tu t’attends à réaliser une remontée montagneuse, ton gardien fait rarement une différence. Il a joué beaucoup de hockey depuis le début des séries. Mon chiffre avec Bob est généralement cinq. C’était la décision. »

« Stolarz a bien joué en relève, a-t-il poursuivi. Il a regardé plusieurs matchs depuis le début des séries. Il a fait son entrée et il s’est battu devant notre filet. Il n’y a pas beaucoup d’éléments positifs dans ce match. Mais s’il y a un point positif, c’est que Bob a obtenu du repos. »

En bon capitaine, Aleksander Barkov est resté bien calme après ce match où rien ne roulait dans le camp des Panthers.

« Nous n’avons pas joué comme nous le voulions, a expliqué le Finlandais. Nous devons comprendre ce que nous avons fait de mauvais et ce que nous avons fait de bien. Ce n’est pas la première fois que nous perdons un match en séries. Il y a plusieurs éléments où nous devons mieux jouer. Ils ont travaillé plus fort que nous et ils ont généré plus de chances de marquer en contre-attaque. Mais le match est maintenant terminé. Nous devons nous reposer et penser au prochain match. »

Résumé: Finale de la Coupe Stanley, Panthers vs Oilers #4

Maurice reste en contrôle

En conférence de presse, Maurice n’avait rien perdu de son sens de l’humour. Un revers de 8-1 lui permettait probablement d’avoir un pas de recul plus important qu’une défaite cruelle en prolongation.

« Pour la première fois dans l’histoire de cette franchise, nous avions la chance de gagner. Nous devions gérer l’excitation et les émotions depuis deux jours. Nous savons maintenant mieux comment canaliser le tout. Ça fait partie du processus. »

« Tu apprends toujours d’une nouvelle expérience, a continué le charismatique entraîneur-chef des Panthers. C’était une bonne expérience pour nous. Nous travaillerons fort dans les deux prochains jours afin de bien nous préparer. »

Parmi les nouvelles expériences, il y avait la gestion d’un match avec la présence de la Coupe Stanley dans l’édifice. Avec une autre victoire contre les Oilers, les Panthers auraient brandi le gros trophée au-dessus de leur tête. Il y avait aussi la présence des conjointes, des enfants, des parents et des amis dans les gradins à Edmonton. Tout ce beau monde rêvait de se retrouver sur la glace en fin de soirée.

« On joue en finale de la Coupe Stanley, on sait que la coupe finira par être présente dans l’édifice, a répliqué Barkov. Nous devons nous préparer pour cette réalité. Je ne crois pas qu’il s’agissait d’une distraction. »

« Quand tu gagnes, tu apprends de cette victoire et tu l’oublies ensuite. C’est la même chose quand tu perds, a renchéri Tkachuk. Nous restons dans une position très avantageuse (3-1 dans la série). Nous sommes débarqués dans toute cette folie à Edmonton et nous avons partagé les deux matchs sur la route. Mais nous retournerons maintenant à la maison pour jouer le cinquième match devant nos incroyables partisans. Nous avons hâte à cette rencontre. »