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Table ronde : La plus belle moustache dans l'histoire de la LNH

Lanny McDonald a probablement la plus connue, mais d'autres joueurs et entraîneurs ont arboré la moustache avec distinction

par LNH.com @LNH_FR

Tout au long de la saison, les experts du LNH.com participeront à des tables rondes pour répondre à diverses questions. En interagissant entre eux, nos experts donnent leur opinion sur plusieurs sujets chauds à travers la LNH. Aujourd'hui, on leur a demandé ceci :

Quelle personnalité de l'histoire de la LNH a arboré la plus belle moustache?

Voici les réponses des membres du panel de LNH.com :

Robert Laflamme, journaliste LNH.com 

Lanny McDonald est pour moi le champion incontesté, toutes catégories. L'homme et sa moustache sont indissociables. On évoque son nom et c'est la première chose à laquelle on pense.

Enfant, j'étais convaincu qu'il était un Gaulois, un proche parent d'Astérix. Ou que sa grosse moustache lui conférait des pouvoirs particuliers, comme Samson qui tirait sa force extraordinaire dans la longueur de ses cheveux.

Blagues à part, Lanny McDonald a arboré la moustache comme aucun autre joueur de son époque pendant sa carrière dans les années 1970 et 1980. Elle est passée de la couleur rousse à blanche, mais il la porte encore avec distinction, à l'âge de 66 ans. On ne peut pas l'imaginer sans.

McDonald sait que c'est un objet de curiosité et il répond aux questions qu'on lui pose avec générosité.

« Ma moustache est naturelle. J'utilise un produit spécial que je vaporise dessus tous les jours et ça nettoie tout », a-t-il déjà raconté en entrevue avec Sportsnet.

Au site Internet des Flames de Calgary, l'équipe avec laquelle il a gagné la Coupe Stanley en 1989, il a précisé en début d'année qu'il passe le peigne dedans plusieurs fois par jour afin de la garder propre et présentable.

John Ciolfi, pupitreur LNH.com

En effet, il y a peu de moustaches dans l'histoire de la LNH qui peuvent rivaliser avec celle de Lanny McDonald. Mais s'il y en a une, je crois que c'est celle de Paul MacLean.

En ce qui concerne la pilosité faciale, MacLean a passé la majorité de sa carrière de joueur dans l'ombre de MacDonald, mais si tu regardes des photos des années 1980, MacLean aurait pu se vanter d'une moustache aussi splendide que celle de Lanny. À certains moments, il semblait même qu'un furet avait décidé de faire une sieste sur la lèvre supérieure de MacLean.

Et même après être devenu entraîneur, MacLean a conservé sa moustache broussailleuse, et cette dernière a fait sensation pendant deux incidents mémorables avec les Sénateurs d'Ottawa au début de l'année 2013.

Le premier incident est survenu le 22 janvier au Centre Canadian Tire, quand un véritable sosie est apparu derrière MacLean. Quelles étaient les chances qu'un autre homme portant des lunettes ainsi qu'une moustache aussi impressionnante se retrouve directement derrière le banc des Sénateurs? Incroyable mais vrai, l'homme surnommé MacClone a fait une autre apparition la saison suivante, dans le même siège. 

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L'autre incident est survenu après le premier match d'une série de première ronde âprement disputée contre les Canadiens de Montréal. Réagissant aux commentaires de MacLean après une mise en échec violente contre Lars Eller, l'attaquant du Tricolore Brandon Prust a comparé l'entraîneur à « un gros morse aux yeux globuleux ». La réponse de MacLean? « Je suis peut-être costaud, mais je ne suis pas gros! »

À preuve, si tu as assez d'audace pour te laisser pousser une moustache aussi drue, tu dois également avoir la couenne dure pour endurer toutes les railleries à ton sujet!

Philippe Landry, pupitreur LNH.com

Ne se faisons pas de cachette, les moustaches attirent l'attention. Et nous aimons tous les admirer…! Je l'accorde d'emblée à Robert, celle de Lanny McDonald est probablement la plus connue et la plus marquante de l'histoire. Même moi, qui suis trop jeune pour l'avoir vue pousser, j'ai immédiatement pensé à celle du bon vieux Lanny quand on a reçu la question. 

Mais bon, histoire de faire un peu dans la diversité, je vais accorder une solide note à l'illustre Georges Parros. Lorsqu'il est arrivé à Montréal pour un court séjour avec le Tricolore, le gentleman bagarreur a su capter l'œil des amateurs par son élégance et sa pilosité faciale hors du commun. Je me permets même de croire que c'est sa grosse moustache qui imposait le respect sur la patinoire. Tellement de respect qu'il s'est vu accorder le poste de responsable du département de la sécurité des joueurs une fois ses patins accrochés.

 

Admettons-le, les joueurs moustachus ont la cote (du moins la mienne), quoique je doute encore de celle d'Auston Matthews… Finalement, mention honorable à Nate Thompson qui, en ce moment, en a une capable!

Hugues Marcil, pupitreur LNH.com

Selon moi, la moustache de McDonald est imbattable. Tu as raison, Bob, il est le champion incontesté du duvet au-dessus des lèvres. Et John, je suis convaincu que la moustache de MacLean rappelle encore de très mauvais souvenirs aux partisans des Canadiens.

Cela dit, j'arrête mon choix sur celle d'Auston Matthews, des Maple Leafs de Toronto. Sa moustache a beaucoup fait jaser avant le début de la saison, et si tu en doutes encore, Phil, moi je suis convaincu et j'adore le style.

Non seulement elle lui donne l'air d'être plus vieux - je rappelle qu'il a seulement 22 ans - mais elle est aussi unique à travers la LNH. En plus, elle lui donne des allures de Wagner Mourra, l'acteur brésilien qui a interprété Pablo Escobar dans la populaire série Narcos.

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Et pensez-y messieurs : cette saison, Matthews est le troisième meilleur buteur de la LNH avec 16 buts en 25 matchs. Où était-il la saison dernière à pareille date? Au 31e rang au chapitre des buts, mais surtout, sur le carreau en raison d'une blessure à l'épaule. Coïncidence? Je ne pense pas. De toute évidence, Matthews joue de chance grâce au pouvoir de la moustache!

Nicolas Ducharme, journaliste LNH.com

Deux moustaches bien connues ont marqué ma jeunesse, et ce, pour différentes raisons.

La première est celle de Mike McPhee. Je n'étais pas très vieux lorsque j'ai découvert McPhee, au début des années 1990. Or, comme McPhee était un adjoint du capitaine Guy Carbonneau, il était en première rangée sur la photo d'équipe du club... qui était affichée sur les murs de ma chambre à coucher.

Moustache, casque Cooper sk-2000 avec des rebords surdimensionnés, McPhee représente à merveille la fin des années 1980. Un vrai Freddie Mercury.

J'entends encore le regretté Gilles Tremblay nous parler de « l'expérience d'un Mike McPhee » le samedi soir.

La deuxième moustache, je l'ai connue grâce à la technologie. Après avoir économisé mon argent pendant plusieurs mois, j'ai pu acheter une console de jeux vidéo Playstation et le jeu NHL 99.

Cette console me permettait enfin de voir la photo des joueurs en haute qualité. C'est alors que j'ai découvert Dave Babych.

Le défenseur en était à ses derniers milles de sa belle carrière de 1195 matchs dans la LNH, et soudainement, j'avais devant moi cette immense moustache sur laquelle on aurait presque pu faire atterrir un avion. Oubliez la moustache molle de certains joueurs en séries éliminatoires, Babych, c'était les ligues majeures. En plus, son nom de famille ressemble beaucoup à barbiche. Le hasard fait bien les choses.

Internet en était à ses premiers balbutiements, mais une recherche m'a permis de découvrir que Dave avait un frère aîné, Wayne, qui lui aussi était reconnu pour sa forte pilosité.

Je ne sais pas ce qu'on mettait dans l'eau chez les Babych dans leur jeunesse, mais les cliniques de greffe de cheveux doivent absolument protéger ce secret, sans quoi, c'est la faillite assurée!

Guillaume Lepage, journaliste LNH.com

Vos choix de moustache sont tous spectaculaires, messieurs, mais c'est difficile d'en trouver une qui impose le respect autant que celle de l'arbitre Bill McCreary. On n'a jamais eu besoin de regarder le numéro derrière son chandail, dès qu'on apercevait sa touffue moustache bien noire, on savait que tout serait sous contrôle.

Sa moustache l'a accompagné au cours des 1737 matchs de saison régulière et des 282 rencontres de séries au cours desquelles il a été d'office. On lui a aussi fait confiance pour diriger le trafic lors de 15 finales de la Coupe Stanley. Nul doute que le pouvoir de la moustache, comme l'a dit Hugues, faisait son effet.

Intronisé au Temple de la renommée en 2014 en même temps que Pat Burns, une autre égérie de la glorieuse moustache, McCreary avait reçu tout un compliment.

« Pat disait toujours que s'il avait le choix d'un arbitre pour diriger un septième match de la finale de la coupe Stanley, il vous choisirait, M. McCreary », avait déclaré Line Gignac, l'épouse de Pat Burns, à RDS.ca à l'époque.

Les vrais (moustachus) savent reconnaître les vrais!

Sébastien Deschambault, directeur de la rédaction LNH.com

Comme il faudrait que je m'y prenne environ deux ans d'avance pour pouvoir me faire pousser une moustache digne de ce nom pour le Movember, j'ai toujours ressenti une certaine admiration pour ceux qui ont la discipline d'arborer une moustache qui a du panache avec constance, et s'il y a bien deux mots qui résument bien la moustache qu'arborait Dennis Maruk au cours de sa carrière, c'est bien panache et constance.

J'ai toujours aimé l'allure que donnait cette moustache en fer à cheval, un style qui a été repris au cours des dernières années par de nombreux joueurs au cours du Movember, notamment Radko Gudas, Scott Hartnell, Maxime Talbot et, tout récemment, Nate Thompson.

Il reste toutefois un peu dommage que la principale raison pour laquelle on se souvient de Maruk est sa superbe moustache. On parle tout de même d'un joueur qui a presque récolté un point par match au cours de sa carrière (878 points en 888 matchs), mais aussi d'un joueur qui détient certaines des rares marques d'équipe des Capitals de Washington qui n'ont pas encore été battues par Alex Ovechkin, soit celles du plus grand nombre de points (136) et de passes (76) en une saison (1981-82).
 

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