Jeremy Swayman BOS post-Bergeron

BOSTON - Jeremy Swayman sait qu'il y aura un vide important lorsqu'il entrera dans le vestiaire des Bruins de Boston au début du camp d'entraînement.

Il ne verra pas de Patrice Bergeron, et probablement pas de David Krejci, des joueurs qui ont représenté le cœur et l'âme des Bruins saison après saison.

Swayman croit cependant que les joueurs encore présents sont prêts à prendre le flambeau d'une équipe en transition et qu'ils peuvent continuer de briller.

Ça fait partie de l'héritage laissé par Bergeron.

« Nous allons avoir les outils nécessaires pour connaître du succès, a dit Swayman au Warrior Ice Arena mardi. Et j'ai très hâte que ça commence. »

Swayman reconnaît néanmoins que l'absence de Bergeron va grandement changer les choses.

« C'est un joueur qui va nous manquer, qui va manquer au monde du hockey en général, a noté le gardien. Il a érigé les fondations des Bruins, et en étant un jeune joueur parmi le jeune noyau qui fera partie de cette organisation pour plusieurs années, je vais faire tout ce que je peux pour conserver l'héritage que lui et d'autres gars incroyables, comme [Zdeno Chara], ont laissé ici.

« Le leadership qu'il a incarné est encore mené par des joueurs plus vieux qui sont toujours ici, alors nous allons tout faire pour honorer son héritage et nous assurer de tout faire pour être des êtres humains exemplaires, d'excellents Bruins de Boston et de bons joueurs de hockey. »

Les Bruins n'ont pas seulement perdu leur capitaine lorsque Bergeron a annoncé sa retraite après 19 saisons. Ils ont procédé à d'autres changements en échangeant les attaquants Nick Foligno et Taylor Hall aux Blackhawks de Chicago et ils n'ont pas remis sous contrat le défenseur Connor Clifton. Boston a cependant offert des contrats d'un an aux vétérans Milan Lucic, James van Riemsdyk et Kevin Shattenkirk.

« C'est triste, mais ce sont les affaires du monde du hockey, a dit Swayman. En même temps, c'est une superbe occasion de rencontrer plusieurs nouveaux joueurs. On entend plein de bonnes choses sur ces joueurs qui arrivent ici. »

Swayman a lui-même eu à composer avec le monde des affaires du hockey, alors qu'il a vu un arbitre indépendant lui octroyer un contrat d'un an d'une valeur de 3,475 millions $ après avoir sollicité l'arbitrage salarial avec les Bruins. Le gardien de 24 ans a conservé une fiche de 24-6-4 avec quatre blanchissages, une moyenne de buts alloués de 2,27 et un pourcentage d'arrêts de ,920 en 37 matchs la saison dernière. Son coéquipier Linus Ullmark, gagnant du trophée Vézina, et lui ont mis la main sur le trophée Jennings, remis au duo de gardiens de l'équipe ayant accordé le moins de buts en saison régulière.

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Swayman a aidé les Bruins à établir des records de la LNH au chapitre des victoires (65) et des points (135) en saison régulière, avant que les siens soient surpris en sept matchs au premier tour des séries éliminatoires par les Panthers de la Floride.

Ce revers laisse encore des traces pour Swayman et il est plus déterminé que jamais depuis.

« Je suis resté dans les alentours de Boston cet été et il y a une raison pour ça, a dit Swayman. Je savais que j'allais pouvoir compter sur le meilleur entraînement, les meilleurs entraîneurs et la meilleure atmosphère pour m'améliorer. Je voulais m'engager personnellement à faire tout en mon pouvoir pour ne jamais revivre ce sentiment dans un match no 7. Je pense que c'est une des meilleures années d'entraînement de ma vie. »

Le natif d'Anchorage, en Alaska, maintient l'équilibre de cet entraînement quotidien rigoureux en faisant des excursions extérieures lors des week-ends. Il doit d'ailleurs faire une randonnée au mont Washington, dans le New Hampshire, avec son coéquipier A.J. Greer, mercredi. Son objectif est d'être encore meilleur que la saison dernière, de repousser ses limites et, du même coup, celles d'Ullmark.

« Il n'y a rien qui peut nous séparer, a insisté Swayman. Si nous n'avions pas [cette saine compétition entre nous], nous serions fâchés l'un envers l'autre. Et nous n'offririons pas de meilleures performances. Nous prenons ça très au sérieux, car si je ne compétitionne pas aussi fort que lui, et vice versa, dans les entraînements, et si l'un des deux connaît une mauvaise séquence, nous savons que c'est l'autre qui va s'emparer du filet. Ça nous permet d'élever notre jeu d'un cran à chaque match. »

C'est la clé pour les gardiens. C'est également la clé pour le reste des Bruins, une équipe qui devra être au sommet de son art chaque soir pour moindrement s'approcher de ses succès de la plus récente saison et les répéter en séries éliminatoires. Ils vont se servir des leçons de Bergeron pour la saison à venir, même si le capitaine n'est plus là pour transmettre sa sagesse.

« La confiance tranquille, toujours savoir qu'il n'y a jamais de doute, être présent mentalement, surtout pendant les matchs, a dit Swayman. Cette présence vocale dans le vestiaire va assurément être un peu différente.

« Je suis fébrile à l'idée de voir les gars se lever, et je veux en faire partie. Je veux que mes années d'expérience m'aident à m'exprimer un peu plus dans le vestiaire. D'un autre côté, il prêchait par l'exemple. Les gars n'avaient pas nécessairement besoin de l'entendre dire quelque chose pour réagir et passer à l'action. C'est une chose que je veux apporter, je souhaite être celui à qui les autres peuvent se fier. Quiconque a joué avec lui a maintenant ce désir. »